Des grues à tête rouge trompetent leur retour au Parc national de Tràm Chim

Le 26 décembre 2024, sept grues à tête rouge sont arrivées dans la zone A5 du Parc national de Tràm Chim pour effectuer une reconnaissance. Au début du mois de mars 2024, quatre autres y sont revenues. Un signal positif indiquant que l’environnement local commence à se rétablir dans la bonne direction.

Des grues à tête rouge s’installant auparavant dans le Parc national de Tràm Chim. Photo : Dongthap.gov.vn
Des grues à tête rouge s’installant auparavant dans le Parc national de Tràm Chim. Photo : Dongthap.gov.vn

Hanoi (VNA) – Le 26 décembre 2024, sept grues à tête rouge sont arrivées dans la zone A5 du Parc national de Tràm Chim pour effectuer une reconnaissance. Au début du mois de mars 2024, quatre autres y sont revenues. Un signal positif indiquant que l’environnement local commence à se rétablir dans la bonne direction, selon le Dr. Trân Triêt.

Il y a près de 30 ans, plus de 1.000 grues à tête rouge migraient et s’installaient dans le Parc national de Tràm Chim, une fierté pour les habitants de Tam Nông et de la province de Dông Tháp (Sud). Cependant, depuis cette période faste, leur nombre a drastiquement diminué, et certaines années, aucun oiseau ne venait.

Le Dr. Trân Triêt, directeur du Programme de conservation des grues à tête rouge d’Asie du Sud-Est et membre du Réseau international des grues à couronne rouge, explique que les grues du Vietnam et du Cambodge migrent généralement selon les saisons. Pendant celle des pluies, qui correspondant à la période de leur reproduction, elles restent dans le Nord du Cambodge. Lorsque la saison sèche commence, elles migrent vers les régions du delta du Mékong, comme Dông Tháp et Kiên Giang.

Pour permettre aux grues de s’établir dans cette région toute l’année, il est crucial de leur offrir un habitat adapté, en particulier un environnement favorable à leur reproduction. Durant la période de reproduction, les grues à tête rouge construisent leurs nids dans les rizières, y pondent leurs œufs, élèvent leurs petits et trouvent leur nourriture. C’est une période déterminante pour leur protection. Les rizières doivent donc garantir un environnement exempt de produits chimiques toxiques. La culture du riz doit être respectueuse de l’environnement, préserver les êtres vivants et assurer leur sécurité. L’élément clé reste un environnement pur, précise M. Triêt.

Toutefois, pendant une longue période, la gestion de l’eau dans le Parc national de Tràm Chim a été modifiée pour prévenir les incendies de forêt, ce qui a eu un impact négatif sur l’intégrité de l’écosystème. Cela a rendu l’habitat inadapté aux grues à tête rouge.

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Le Parc national de Tràm Chim entreprend depuis 2023 une régulation de l’eau en appliquant des techniques rigoureusement étudiées. Photo : VNA

À la fin de l’année 2023, le Parc national de Tràm Chim a entrepris une régulation de l’eau en appliquant des techniques rigoureusement étudiées. Le niveau d’eau a été abaissé selon un plan spécifique pour restaurer l’écosystème naturel de Tràm Chim, représentatif de l’écosystème de Dông Tháp Muoi, connu pour ses vastes plaines de joncs.

Les conditions alternées de submersion et de sécheresse, qui caractérisent l’écologie naturelle de la région, ont été rétablies, permettant une restauration rapide. La qualité de l’eau s’est considérablement améliorée, et les espèces aquatiques se sont multipliées. Cette régulation de l’eau a également contribué à réduire de manière optimale les risques d’incendies de forêt.

En seulement un an de régulation du niveau d’eau, les scientifiques ont été étonnés de constater que le parc avait attiré de nombreuses espèces d’oiseaux. Le 8 mars 2024, quatre grues à tête rouge sont revenues, et le 26 décembre 2024, sept autres ont exploré la zone A5 du parc, rapporte Trân Triêt.

Ces observations sont encourageantes, montrant que l’environnement est correctement géré et que l’habitat des grues, tout comme les zones où des grues ont été relâchées par les scientifiques, est en voie de restauration. Cela a permis d’attirer des grues sauvages de retour dans le parc.

L’essentiel est de rétablir un environnement naturel propice pour que les grues reviennent à Tràm Chim comme elles le faisaient autrefois, conclut l'expert.

Efforts communautaires

Le Comité populaire de la province de Dông Tháp met en œuvre un projet de conservation et de développement des grues à tête rouge au Parc national de Tràm Chim pour la période 2022-2032. L'objectif global est de restaurer et de développer la population de grues à tête rouge dans le parc, en utilisant des méthodes de reproduction et de réintroduction dans la nature. Sur cette période de dix ans consacrée à ce processus, l'objectif est d'élever 100 grues et puis les relâcher dans la nature, la moitié devra être en vie.

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Les paysans comprennent les avantages du passage de l'agriculture traditionnelle à un modèle écologique, ce qui crée un habitat viable pour les grues à tête rouge. Photo : VNA

Le Parc national de Tràm Chim accueillera des grues transférées depuis la Thaïlande, étudiera leur reproduction et les réintroduira dans leur habitat naturel au sein du parc. Selon Nguyên Hoài Bao, enseignant à l'Université des sciences naturelles (Université nationale de Hô Chi Minh-Ville), nos ancêtres disaient que la terre est bonne quand les oiseaux y nichent. Ainsi, pour que les grues reviennent, il est nécessaire de créer un environnement fertile et propre où elles pourront vivre.

Cet expert souligne que la restauration de l'habitat des grues à tête rouge ne doit pas être perçue comme un projet de courte durée, mais comme un processus long et soutenu, qui pourrait s'étendre sur plusieurs décennies, voire des siècles.

Le projet a suscité un large intérêt et bénéficie du soutien de la communauté locale, en particulier des habitants du district de Tam Nông. L'essentiel est de créer des moyens de subsistance durables et d'aider les habitants à comprendre les avantages du passage de l'agriculture traditionnelle à un modèle écologique. Ce changement permettra à la fois de protéger l'environnement et de favoriser la cohabitation des grues et d'autres oiseaux dans les rizières, sans crainte des produits chimiques et de la pollution.

En outre, il ne s'agit pas uniquement de produire de l’agriculture, mais aussi de développer le tourisme en intégrant des pratiques agricoles écologiques. Ainsi, cette terre, qui a longtemps souffert des effets des produits chimiques, des pesticides et des herbicides, pourra à nouveau devenir un habitat viable pour les grues à tête rouge, permettant leur reproduction et leur survie. – CVN/VNA

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