De bons samaritains de la cause animale

Maîtres de centaines de chiens et chats abandonnés ou sauvés des abattoirs, Uyên Nhu et Hùng Duong, deux jeunes de Hô Chi Minh-Ville, cherchent à sauver les animaux maltraités malgré les difficultés,
Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Maîtres de centaines de chiens et chats abandonnés ou sauvés des abattoirs, Uyên Nhu et Hùng Duong, deux jeunes de Hô Chi Minh-Ville, cherchent à sauver les animaux maltraités malgré les difficultés et préjugés. Découverte de "tribus" très spéciales.
De bons samaritains de la cause animale ảnh 1Uyên Nhu en compagnie de ses chiens. Photo : TN/CVN

Situé dans le district de Binh Chanh à Hô Chi Minh-Ville, le siège de Sai Gon Time, refuge pour animaux malchanceux dirigé par Uyên Nhu, vit au rythme des aboiements et des miaulements. Ici, les chiens et les chats ont tous un destin à part.

À chaque chien son histoire

Le chien Tep est atteint d’un cancer et a été abandonné trois fois dans une décharge. Uyên Nhu, en entendant que l’ancien maître allait enterrer le chien vivant, a immédiatement décidé de sauver l’animal et d’en prendre soin.

Le maître de Vàng, un autre chien, lui a cassé le dos pour l’abandonner. Avant d’être recueilli, Vàng se traînait chaque jour pour chercher à manger, tout en étant atteint d’une nécrose des os. Il a été sauvé à son arrivée au refuge.

Hên, quant à lui, était déjà amputé des deux pattes arrière quand Uyên Nhu l’a trouvé. Après avoir été emporté par la jeune femme qui l’a soigné, Hên est maintenant doté de prothèses et peut se déplacer seul.

Gao est un chiot. Abandonné à la naissance à cause d’une malformation de la patte, il a heureusement été recueilli par Sai Gon Time qui veille à ce qu’il reçoive tout ce dont il a besoin.

Outre les chiens et chats abandonnés, Uyên Nhu et son équipe portent assistance aux animaux de compagnie menacés de maltraitance par leurs propriétaires. C’est le cas d’un couple de chiens de la province de Cà Mau (Sud). Le maître a vendu le mâle à un abattoir pendant que la femelle était en gestation. Alors que l’on emportait le chien, la femelle a commencé à lui courir après, c’est ainsi que le maître a décidé de vendre les deux animaux ensemble.
Quelques jours après, la chienne a mis bas et la famille a décidé d’abattre tous les chiens pour les manger lors d’une fête. "Un voisin m’a contactée et j’ai pu les racheter à temps", se souvient Uyên Nhu.

Avant, elle louait une maison pour héberger les pauvres animaux. Mais les nombreux chiens aboyaient très fort puisqu’ils n’étaient pas encore familiarisés à leur nouvel environnement. Ainsi, toute la tribu a été mise à la porte. "Cette nuit là, j’ai dû appeler un tuk-tuk pour transporter tout le monde vers un logement temporaire. J’ai pleuré en pensant à leur destin", ajoute Uyên Nhu.

En venant à la rescousse de ces animaux, Uyên Nhu ne peut éviter les situations inattendues et parfois même les incidents menaçant sa sécurité. Une fois, elle a été attaquée par des passants qui pensaient qu’elle était en train de voler des chiens. Et souvent, les animaux, dans leurs premiers moments après leur installation au nouveau refuge, sont agressifs. Elle est donc parfois mordue avant que l’animal se familiarise et soit apprivoisé.

Elle dépense aussi de grandes sommes d’argent pour la guérison des chiens atteints de maladies graves, par exemple, les 25 millions de dôngs qu’elle a consacrés au cancer de Tep, ou les 10 millions de dôngs destinés au rétablissement de la mâchoire d’un autre chien nommé Cop. Conscients de la situation de la jeune femme, de nombreux vétérinaires ne lui font payer que les médicaments et non la consultation et les soins.   

Modeste mais généreux

Tout le monde surnomme le policier Lê Hùng Duong "celui qui s’intéresse aux affaires qui ne le concernent pas". Il travaille à plein temps dans les forces de l’ordre et consacre ses week-ends à des petits boulots secondaires afin d’élever ses chiens. "Malgré un bas salaire, Duong cohabite avec une cinquantaine de chiens qu’il a trouvés ou sauvés. Beaucoup le jugent fou mais je le respecte car c’est un homme généreux", partage Nguyên Van Quy, son chef.

Chaque jour, le jeune policier visite des abattoirs et des points de vente de chiens. "En voyant les chiens enfermés, prêts à être tués, je voudrais tous les sauver mais je n’ai pas assez d’argent. Je choisis ceux qui sont blessés et maigres pour les sauver en priorité", confie-t-il. "En me plongeant dans leur regard, il me semble les entendre appeler au secours pour sortir de cet enfer. Certains chiens sont affamés et battus, cela me brise le cœur".

"Ma chambre de 16 m2 est toujours en désordre. Mon lit est sans dessus dessous car quand je sors, les chiens jouent sur mon lit. Quand je dors, certains d’entre eux se couchent avec moi", fait-il part.

Maître d’une cinquantaine de chiens, Hùng Duong a une routine stricte. Il doit s’organiser le matin pour faire les courses et cuisiner à ses amis à quatre pattes avant d’aller au travail. Il doit nettoyer leur niche et leur servir le repas du soir aussitôt qu’il rentre chez lui. En ce qui concerne les aliments, les boules de poils mangent du foie et mou de porc et des os de poulet. Pendant les jours de fête, Hùng Duong gâte ses petits amis et leur prépare un festin de viande et d’os de porc, etc. – CVN/VNA

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