Cu A Hông, médecin émérite de Mù Cang Chai

Directeur du centre médical du district de Mù Cang Chai, dans la province de Yên Bai (Nord), le médecin Cu A Hông s’attache à améliorer la qualité des soins sanitaires dispensés au public.
Cu A Hông, médecin émérite de Mù Cang Chai ảnh 1Le médecin Cu A Hông. Photo: suckhoedoisong.vn

Yên Bai (VNA) - Directeur du centre médical du district de Mù Cang Chai, dans la province de Yên Bai (Nord), le médecin Cu A Hông s’attache à améliorer la qualité des soins sanitaires dispensés au public. Il a également contribué à faire changer la perception des habitants locaux sur la médecine préventive.

Se rendre au chevet des patients, effectuer des opérations, diriger l’administration… Les journées sont toujours très chargées pour le docteur Cu A Hông. Mais cela ne l’empêche pas de trouver le temps pour concevoir des programmes de sensibilisation à la prévention des maladies lors des changements de saison. Pendant la crise de Covid-19 par exemple, il a personnellement guidé les habitants à se prémunir du virus et participé à la création d’un comité de réponse à la pandémie du district de Mù Cang Chai. Il a également dirigé les opérations de désinfection et de soins des malades graves.

«C’est le département de contrôle des épidémies de notre centre médical qui a conçu le plan de sensibilisation anti-coronavirus diffusé dans les médias. Nous avons également envoyé des équipes de communication dans les zones lointaines pour tenir les habitants au courant des nouvelles instructions sanitaires», raconte-t-il.

En 1979, alors âgé de 17 ans, Cu A Hông quitte son foyer de Mù Cang Chai pour suivre une formation à l’école professionnelle de médecine de Yên Bai, située à une centaine de kilomètres de chez lui. En 1984, il s’inscrit à l’Université de médecine de Bac Thai, l’actuelle Université de médecine de Thai Nguyên. Quatre ans après, avec son diplôme en poche, il décide de revenir à Mù Cang Chai pour soigner les ethnies locales. À l’époque, l’accès aux services médicaux était particulièrement difficile et les habitants ne savaient pas prendre soin de leur propre santé correctement. Cu A Hông et ses collègues devaient ainsi se rendre dans chaque hameau pour expliquer aux villageois comment se prémunir des épidémies mais aussi la nécessité de régulièrement nettoyer leur demeure et de se rendre à l’hôpital en cas de maladie. Des efforts qui ont apporté leurs fruits et renforcé la confiance des habitants.

Giàng Thi Co, une villageoise du hameau Trông Tông, a déclaré: «Avant, les femmes enceintes accouchaient à domicile. Et si quelqu’un tombait malade, on convoquait un chaman pour chasser la maladie. Mais aujourd’hui, on va à l’hôpital. Nous sommes très bien accueillis par le docteur Hông et ses collègues.»

Enthousiaste, dévoué mais également très généreux, Cu A Hông partage volontiers ses expériences avec ses jeunes collègues. Il s’implique également dans la recherche de nouvelles techniques médicales, a raconté Giàng A Lu, chef du département de chirurgie.

«Le docteur Hông a consacré toute sa vie à la protection de la santé publique. Il est un bel exemple pour la jeunesse de Mù Cang Chai.»

En 2020, Cu A Hông a reçu le titre honorifique de «docteur émérite». Il a également reçu différents satisfécits du Premier ministre, du ministère de la Santé et des autorités de Yên Bai pour ses contributions intenses observées au cours de ses 40 années de pratique médicale.-VOV/VNA

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.