Hanoi est l’un des grands marchés de consommation en matière d’agroalimentaire au Vietnam. Toutefois, les informations sur les spécialités régionales ne sont toujours pas complètes ou pêchent par imprécision, ce qui a une incidence sur les choix du consommateur.

Depuis ces dernières années, la commune de Câm Linh du district de Ba Vi, à Hanoi, développe l’élevage du poulet mía. Plus de 50% des foyers de cette commune l’élèvent, mais aujourd’hui, sa consommation connaît maintes difficultés, notamment en matière de prix. «Nous souhaitons que cette variété de poulet soit dans les supermarchés et autres réseaux de distribution afin que les prix se stabilisent», indique Phùng Thi Luyên, propriétaire d’une ferme de poulets de la commune de Câm Linh.

Le pamplemousse de Diên est une spécialité de Câu Diên, dans l’arrondissement de Bac Tu Liêm, toujours à Hanoi. «Avec l’urbanisation, le nombre de cultivateurs de pamplemousses diminue de plus en plus. Aujourd'hui, ce pamplemousse de Diên manque d’un label», confie Nguyên Thi Huong, du quartier de Phú Diên, arrondissement de Bac Tu Liêm.

La capitale compte de nombreuses spécialités comme l’orange de Canh, le pamplemousse de Diên, le thé de Ba Vì, le pâté de viande pilée de Uoc Lê... Mais peu de ces produits sont protégés par une marque, ce qui entraîne des problèmes de commerce.

Ces dernières années, les légumes bio de Sóc Son sont prisés malgré leur prix élevé. Ces plantes potagères sont garanties d’origine par une marque déposée. Selon une étude de l’Association des agriculteurs de Hanoi, la ville compte une centaine de produits agricoles célèbres, mais seulement onze sont couverts par un label. Actuellement, la tendance générale sur le marché est à la protection et la garantie d’origine des produits.

Coopération entre régions et élaboration de marques

Récemment, l'Office de la protection végétale de Hanoi a accordé une certification de «légumes bio» à un peu plus de 5.000 ha de culture maraîchère, pour près d'une centaine de points de vente dans des zones peuplées.