Ces jeunes agriculteurs qui font fortune dans leur terre natale

ê Thi Vân et Hoàng Hai Phong sont deux parmi les 56 jeunes agriculteurs honorés par le prix Luong Dinh Cua 2020.

Hanoi, 29 décembre (VNA) - Lê Thi Vân et Hoàng Hai Phong sont deux parmi les 56 jeunes agriculteurs honorés par le prix Luong Dinh Cua 2020. Leur point commun ? Ils sont tous deux revenus dans leur ville natale, encore pauvre et peu développée, après l’obtention de leur diplôme universitaire, déterminés à y faire fortune.

Ces jeunes agriculteurs qui font fortune dans leur terre natale ảnh 1Lê Thi Vân à côté de son modèle de tomates "haute technologie".

Photo : TP/CVN


Issu d'une famille d'agriculteurs dans le bourg de Sao Vàng, district de Tho Xuân (province de Thanh Hoa au Centre), Lê Thi Vân est familière avec le dur labeur de l'agriculture traditionnelle, en particulier des districts montagneux pauvres comme Tho Xuân. Témoin du travail sans relâche que fournissaient ses parents afin de joindre les deux bouts, Vân décide de s’enrichir "grâce à la terre".

Diplômée en ingénieur agronome de l'Université Hông Duc (ville de Thanh Hoa, province éponyme), la jeune femme née en 1986 postule en 2009 au Bureau de représentation de Netafim (Israël) au Vietnam, un groupe spécialisé dans l'agriculture de haute technologie. Dix ans plus tard, elle décide de quitter cet emploi stable et fonde l’EURL Rich Farm, spécialisée dans la construction de modèles de transfert technique, de fourniture des équipements agricoles et de soutien de la consommation des produits pour les agriculteurs.

Les premières difficultés étaient notamment de trouver des clients, connaître les besoins du marché, accompagner les partenaires pour construire des plans ainsi que de concevoir un système de serre. Pour la jeune femme, la plus grande difficulté demeurait cependant d’obtenir la confiance et de changer les habitudes des agriculteurs, notamment dans la haute région.

"J'ai planté avec succès des melons de Kim Hoàng et des tomates high-tech. En même temps, j’ai également construit des modèles et processus de production de haute technologie adaptés aux agriculteurs locaux. Petit à petit, j’ai commencé à avoir des clients de l’ensemble du pays", a partagé Vân.

En outre, la jeune femme a trouvé une solution pour construire un système de serre adapté au revenu des agriculteurs. "En utilisant certains matériaux de fabrication domestique, le coût de ce système est réduit de la moitié. La durée de sa construction est raccourci et la qualité de l’ouvrage reste assuré", a confié Vân.

Actuellement, la compagnie Rich Farm compte une zone de présentation des produits sur plus de 1.000 m2 et deux modèles de production agricole de haute technologie sur plus de 1,8 ha. Lê Thi Vân a reçu de nombreuses commandes d’achat d’équipements et de transfert technologique de plusieurs provinces, dont Phu Tho (Nord), Thanh Hoa (Centre) et Vinh Long (Sud). "Mon entreprise embauche 35 employés à plein temps avec un salaire mensuel de 6,5 à 10 millions de dôngs ainsi que 30 travailleurs saisonniers. Chaque année, son chiffre d'affaires atteint 20 à 21 milliards de dôngs. Plusieurs produits de la marque Rich Farm ont ainsi été crées, dont notamment le melon, le cantaloup et la tomate", a-t-elle indiqué.

En plus du fait d’avoir mis en place un commerce florissant, l’entrepreneuse participe activement aux activités et mouvements de jeunesse ainsi qu’à la sécurité sociale du bourg Sao Vàng. Elle a par ailleurs offert près de 50 millions de dôngs au Fonds "Petit(e) frère (sœur) de l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh" et a parrainé la construction d'un système d'irrigation du bourg de Sao Vàng d'une valeur de 15 millions de dôngs.

Modèle exemplaire de viticulture

Ces jeunes agriculteurs qui font fortune dans leur terre natale ảnh 2

Le jeune agriculteur Hoàng Hai Phong.Photo : TP/CVN

Diplômé de l'Université de la pédagogie de Thai Nguyên (province éponyme au Nord), Hoàng Hai Phong (né en 1987) a lui aussi décidé de retourner à Lang Son, sa ville natale, (province septentrionnale du même nom) pour travailler dans l'agriculture. Il est actuellement propriétaire d'un modèle de culture viticole combiné au tourisme expérientiel dans la commune de Mai Pha (ville de Lang Son).

En 2012, Phong propose à ses parents de convertir près de 1.000 m2 de terres agricoles (où étaient cultivés du maïs et du riz) en une culture viticole. Il est la première personne à cultiver cette plante dans cette ville. Malheureusement, sa première récolte s’est conclue en échec.

"À la suite de la perte de plusieurs centaines de nos pieds de vignes, j'ai été très découragé. J’ai cependant trouvé l’origine du problème et je me suis lancé dans la maîtrise d’une technique pour en venir à bout. J’ai ainsi décidé de continuer de planter. Heureusement, notre 2e récolte a été un succès et a porté de bons fruits !", a dit Phong.
 

Ces jeunes agriculteurs qui font fortune dans leur terre natale ảnh 3

Le vignoble de Hoàng Hai Phong.

 Photo : Vnexpress

Après avoir planté avec succès deux variétés de raisins, Cu Phong et Tao Hông, le jeune homme décide d’étudier de cultiver à titre d’essai, une nouvelle variété plus rare et plus chère, Ha Den, ainsi que des fraises. "Les vignes cultivées dans un climat froid, comme la région montagneuse du Nord, connaîtront un processus d'hibernation, ce qui demande davantage de temps et de soins. Mais, en contre partie, leur qualité est nettement supérieure que celles cultivées dans les régions chaudes", a expliqué Phong.

Le jeune homme possède actuellement près de 4 ha de raisins à Lang Son et dans la province de Phu Tho (Nord). Ses revenus actuels rapportés sont de 1,5 milliard de dôngs par an avec un bénéfice de près d’un milliard de dôngs. Phong embauche six travailleurs à plein temps avec un salaire mensuel de 5 à 7 millions ainsi que de nombreux travailleurs saisonniers.

"Ma décision de rentrer dans la terre natale et d’y développer la culture viticole est la meilleure décision de ma vie, a affirmé Phong. Je souhaite désormais transférer le modèle viticole à de nombreux jeunes locaux".
 
Le prix Luong Dinh Cua


Le prix Luong Dinh Cua, du nom d'un grand agronome du Vietnam, créé en 2006, est une distinction annuelle du Comité central de l’Union de la jeunesse communiste de Hô Chi Minh pour les jeunes des zones rurales ayant contribué de façon particulièrement remarquables à la production, aux affaires, à la protection de l'environnement et à l’instauration de la Nouvelle ruralité.- CVN/VNA
 

Voir plus

Le Premier ministre Pham Minh Chinh remet le remis le prix Kovalevskaïa 2025 à la professeure-Docteure Trân Thi Viêt Nga, directrice de l’Institut de haute technologie Vietnam-Japon et professeure à l’Université de construction de Hanoi. Photo: VNA

Le PM propose de créer un prix "Femmes talentueuses, créatives et dévouées"

À l’occasion du 116e anniversaire de la Journée internationale des femmes (8 mars) et de la commémoration du 1986e anniversaire de l’insurrection des sœurs Trung, le Premier ministre Pham Minh Chinh a eu vendredi 6 mars une rencontre avec des femmes dirigeantes et gestionnaires d’agences centrales, au cours de laquelle il a remis le prix Kovalevskaïa 2025.

Des femmes en ao dài. Photo: VNA

Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle

Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.

Des accusés. Photo : congan.com.vn

Procès de 19 accusés pour transfert illégal de fonds et blanchiment d’argent

Le Tribunal populaire d'Hô Chi Minh-Ville a ouvert le 5 mars le procès en première instance de 19 accusés de transport illégal de devises à travers la frontière et de blanchiment d'argent dans une affaire d'une ampleur exceptionnelle impliquant des réseaux clandestins de transfert de fonds entre le Vietnam et le Cambodge.

Les garde-côtes de la Région 2 s'efforcent de sensibiliser les pêcheurs au respect de la réglementation dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Photo : VNA

Lutte contre la pêche INN : Les garde-côtes de la Région 2 engagés dans les efforts pour lever le « carton jaune »

Depuis sa création en 2004, le Commandement de la Région 2 des garde-côtes du Vietnam s’affirme comme une force clé dans la protection de la souveraineté maritime, la lutte contre la criminalité en mer et l’accompagnement des pêcheurs, contribuant activement aux efforts du pays pour lever le « carton jaune » de la Commission européenne sur la pêche INN.

L'estuaire de Song Doc, l'un des plus grands estuaires du delta du Mékong. Photo : Huynh Anh - VNA

Ho Chi Minh-Ville renforce la lutte contre la pêche INN dans ses ports

Le vice-président du Comité populaire de Ho Chi Minh-Ville, Hoang Nguyen Dinh, a inspecté le 5 mars les activités de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans deux ports de pêche, soulignant l’importance du contrôle des navires et de la traçabilité des produits de la mer.

Renforcement de la coopération entre le Vietnam et Samsung Vietnam dans la formation des cadres dirigeants

Renforcement de la coopération entre le Vietnam et Samsung Vietnam dans la formation des cadres dirigeants

L’Académie politique nationale Hô Chi Minh et Samsung Vietnam ont réaffirmé, le 4 mars à Hanoï, leur volonté d’approfondir leur coopération, notamment à travers des programmes de formation et de perfectionnement destinés aux hauts responsables. Les deux parties ont également évoqué l’organisation prochaine d’un séminaire consacré à l’intelligence artificielle et à la transformation numérique.

Un avion gros-porteur utilisé par Vietnam Airlines pour ses vols vers l'Europe. Photo d'illustration : PV/Vietnam+

Conflit au Moyen-Orient : le Vietnam évite le survol des zones à risque

Le ministère de la Construction a demandé aux compagnies aériennes de suivre régulièrement les informations publiées par les autorités compétentes, l’Autorité de l’aviation civile du Vietnam, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ainsi que les autorités aéronautiques des pays concernés, afin d’évaluer la situation et de décider de leurs plans d’exploitation des vols.

La Vieille ville de Prague autour de l'horloge astronomique (Orloj), en République tchèque. Photo: VNA

République tchèque : un regard de plus en plus favorable sur la communauté vietnamienne

L’enquête, menée entre le 16 et le 25 janvier auprès d’un échantillon de plus de 1 000 personnes en République tchèque, révèle que 73 % des sondés accepteraient désormais d’avoir des voisins d’origine vietnamienne. Ce chiffre marque une progression significative par rapport aux données d’il y a trente ans et place les Vietnamiens à un niveau d’acceptation comparable à celui des ressortissants d’Europe de l’Ouest.