Bac Ninh : Les bâtonnets d’encens noirs du village de Choa

La confection des bâtonnets d’encens noirs est considérée comme l’un des atouts du village de Choa, dans le district de Yên Phong, à Bac Ninh.
Bac Ninh : Les bâtonnets d’encens noirs du village de Choa ảnh 1 Les villageois de Choa à Bac Ninh produisent une dizaines de tonnes de bâtonnets d’encens par an. Photo : CVN
Hanoï (VNA)- La confection des bâtonnets d’encens noirs est considérée comme l’un desatouts du village de Choa, dans le district de Yên Phong, à Bac Ninh, au Nord.Il est l’un des plus anciens villages traditionnels de cette province.

Personne àChoa ne sait précisément quand le métier de confection des encens noirs estapparu au village. Certains disent que cette tradition est née il y a plusieurscentaines d’années.

Le métier,transmis de génération en génération, repose sur le secret de fabrication del’encens noir jalousement gardé dans chaque lignée afin que les communes etvillages alentours ne puissent en voler la technique.

Dans levillage de Choa, chaque famille fabrique son encens au début du 9e mois lunaireen prévision du Têt traditionnel. Cependant, dès le début de l’année, lesvillageois visitent les provinces montagneuses du Nord comme Tuyên Quang et BacKan pour y commander le Schizostachyum (type de bambou) et le charbon de boisnécessaire à sa confection… Il faut six mois pour accumuler et préparer tousles matériaux mais seulement deux mois pour fabriquer l’encens et vendre lesproduits finis.

Laconfection des bâtonnets d’encens est un travail minutieux exigeant une grandedextérité. Les matières premières, l’élémi de Manille et le charbon de bois,sont mélangées avec précision. Les bâtonnets sont ensuite séchés au soleilavant d’être vendus.

Lesbâtonnets d’encens fabriqués au village de Choa se distinguent par leur couleurnoire. Leur taille varie : 30 cm de long pour le plus petit tandis que le plusgrand mesure 1,2 m. Une fois allumés, les bâtonnets dégagent une fragrancelégère très spécifique, mais pas toxique.

Les tempsmodernes

Aujourd’hui,plusieurs étapes de fabrication de l’encens sont mécanisées afin de gagner dutemps et augmenter la productivité. Selon les producteurs, les machinesn’affectent pas la qualité de l’encens car les étapes de confection demeurentinchangées.

L’art defabriquer l’encens n’a pas seulement un intérêt culturel, il est égalementsource d’importants revenus pour la population locale. Actuellement, unequarantaine de familles sur les 650 du village exercent ce métier traditionnel.Des dizaines de tonnes de bâtonnets d’encens noir sont produites chaque annéeet rapportent un chiffre d’affaires des centaines de millions de dôngs parfamille.

L’encenss’inscrit dans les coutumes et est intimement lié à la vie spirituelle desVietnamiens. Il est un rituel incontournable des fêtes et du culte des ancêtresau sein de chaque famille.

Brûler unencens, c’est bâtir une "passerelle sacrée" entre la vie terrestrevisible des êtres humains et le monde spirituel de la terre, du ciel et desdieux.

Le rituel del’offrande d’encens aux dieux et aux ancêtres lors du Nouvel An lunaire, desfêtes ou des anniversaires de mort s’est transmis de génération en générationet perdure à travers le temps. Il est le symbole des valeurs culturelles etmorales transmises aux générations futures et contribue à préserver l’identitéculturelle et les valeurs du Vietnam.-CVN/VNA

Voir plus

Présentation du projet de film sur le commandant légendaire Tran Hung Dao à Séoul. Photo: VNA

Un film sur Trân Hung Dao ouvre de nouvelles perspectives Vietnam–République de Corée

Le film retrace la vie et la carrière de Tran Hung Dao, le commandant légendaire qui a mené le peuple de l'ancien Vietnam, le Dai Viet, à la victoire contre les invasions mongoles à trois reprises au 13e siècle. Véritable symbole de patriotisme et de génie militaire, il est souvent comparé dans ce projet à l'amiral sud-coréen Yi Sun Sin pour son importance historique et culturelle.

L’Orchestre se produira sous la direction de Victor Jacob dans le concert "Florilèges français" à l’Opéra Hô Guom, à Hanoi

De grands musiciens se produiront au concert «Florilèges français» à Hanoi

Les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles interpréteront un programme de 90 minutes mêlant solistes, duos et œuvres orchestrales. Le concert accueillera également le ténor Julien Behr (Don José dans Carmen) et les artistes Fanny Valentin (soprano), Camille Taos Arbouz (mezzo) et Alexandre Adra (basse).

Des étudiants de l'Université Hung Vuong à la découverte des œuvres d'art célèbres présentées à l'exposition. Photo : VNA

Flux de la culture, un pont entre les cultures vietnamienne et sud-coréenne

À travers des œuvres artistiques, le public découvre les cultures et les peuples des deux nations, contribuant ainsi à la paix, à la coopération et au développement. L’exposition permet également aux jeunes générations de mieux comprendre le dynamisme du Vietnam et la richesse culturelle de la République de Corée.

La ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, Lâm Thi Phuong Thanh, fournit des éclaircissements sur certains points soulevés par les députés. Photo : VNA

Le Vietnam va dépenser au moins 2% du budget de l’État pour le développement culturel

La résolution stipule que le financement du développement culturel comprendra au moins 2% des dépenses budgétaires annuelles totales de l’État, en plus des ressources sociales mobilisées. Le ministère travaille en coordination avec le ministère des Finances du Vietnam et les organismes compétents afin de définir la structure de cette allocation et d’en garantir une utilisation efficace.