Contrôle phytosanitaire pour exporter vers la République de Corée

Assurer la qualité des exportations agricoles vers la République de Corée

Un séminaire s’est tenu pour aider à mieux comprendre la réglementation de la République de Corée sur les résidus de produits phytosanitaires dans les produits agricoles exportés sur ce marché.
Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Un séminaire s’est tenu mardi 11 décembre à Hô Chi Minh-Ville (Sud) pour aider les entreprises locales à mieux comprendre la réglementation de la République de Corée sur les résidus de produits phytosanitaires dans les produits agricoles exportés sur ce marché.
Assurer la qualité des exportations agricoles vers la République de Corée ảnh 1Vu du séminaire, le 11 décembre à Hô Chi Minh-Ville. Photo : tapchicongthuong.vn

Kim Ki-joon, président de l’Agence sud-coréenne de promotion du commerce et de l’investissement (KOTRA) pour l’Asie du Sud-Est et l’Océanie, a déclaré qu’après la mise en vigueur de l’Accord de libre-échange entre le Vietnam et la République de Corée en décembre 2015, le commerce bilatéral, y compris celui des produits agricoles, avait connu une croissance impressionnante.

Cependant, la République de Corée applique également des normes élevées de quarantaine pour les produits animaux, végétaux et alimentaires importés, et de nombreux exportateurs vietnamiens ont rencontré des difficultés à respecter ses exigences en matière de quarantaine, a-t-il noté.

Nguyên Thanh Huong, représentante du Département de la protection des végétaux (PPD) du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, a fait savoir que les produits phytosanitaires présentant un risque élevé pour la santé humaine et animale et pour l’environnement comprenaient des produits chimiques mis en garde par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Annexe III de la Convention de Rotterdam; des produits contenant des microorganismes pathogènes; et ceux qui causent une mutation génétique ou un cancer chez l’homme.

Depuis 2017, la DPP a examiné et supprimé de sa liste des substances autorisées certains produits chimiques susceptibles de nuire à la santé humaine et animale et à l’environnement, notamment l’acéphate, le diazinon, le phosphure de zinc, le malathion et le carbendazime.

Nguyên Thanh Huong a indiqué que son département et l’Agence de la quarantaine animale et végétale (QIA) du République de Corée menaient conjointement un programme d’examen du pitaya et de la mangue dans des usines vietnamiennes avant leur expédition vers la République de Corée.

La QIA a transféré le travail de surveillance à la DPP en 2015 et n’a examiné que de manière aléatoire le traitement thermique à la vapeur dans les usines locales. Dans le même temps, la partie sud-coréenne examine la mangue vietnamienne depuis 2014 et la PPD a également proposé à la QIA de lui passer le contrôle avant exportation de ce fruit, a-t-elle ajouté.

Afin d’aider les produits agricoles vietnamiens à satisfaire les exigences des importateurs, la DPP a renforcé l’enregistrement, la production, la vente et l’utilisation de produits phytosanitaires, a-t-elle déclaré, soulignant qu’elle avait également renforcé la communication pour encourager les agriculteurs à utiliser et les entreprises à commercialiser des produits phytosanitaires biologiques.

La République de Corée est un grand client des produits agricoles vietnamiens. Ses importations des produits agricoles, sylvicoles et aquatiques vietnamiens sont passées de 700 millions de dollars en 2015 à 1,8 milliard de dollars l’année dernière, soit 3,4% de ses achats des produits agricoles à l’étranger, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce. –VNA

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