À Dà Nang, les investisseurs japonais se taillent la part du lion

La ville de Dà Nang recense aujourd’hui 240 projets étrangers représentant plus de 3 milliards de dollars. La République de Corée occupe le premier rang en termes de capitaux, mais en nombre de projets, c’est le Japon.
La ville de Dà Nangrecense aujourd’hui 240 projets étrangers représentant plus de 3milliards de dollars. La République de Corée occupe le premier rang entermes de capitaux, mais en nombre de projets, c’est le Japon.

LeJapon compte au total 60 projets d’investissement direct étranger (IDE)à Dà Nang. Sur les 33 projets autorisés en 2012 pour 110 millions dedollars de capitaux enregistrés, 11 sont japonais.

Toujourscette année-là, sur les 17 projets ayant augmenté leur investissementinitial pour un total de 136 millions, la moitié sont japonais. La zonedes hautes technologies nouvellement créée dans cette ville a attiré unprojet de production de moteurs hydrauliques de la compagnie japonaiseTokyo Keiki Precision Technology, d'un fonds de 40 millions de dollars.Dans la zone industrielle de Hoa Khanh, la sarl Mabuchi Motor a doubléson capital en 2012, soit 80 millions de dollars.

Lesprojets d'investissement japonais ne sont pas très importants en termesde capitaux, mais la plupart, qui relèvent de la production et del’industrie auxiliaire, ont une activité dynamique. Ils ont créé près de35.000 emplois et largement contribué aux rentrées fiscales de lalocalité. De fait, la ville de Dà Nang est séduisante pour lesentrepreneurs japonais. Le bureau de représentation de Dà Nang au Japon aaccueilli l'année dernière 102 délégations d’hommes d'affaires japonaisen quête d’informations sur l’environnement d’investis-sement, enparticulier la zone de hautes technologies de la ville.

DàNang a établi des relations de coopération avec plusieurs localitésjaponaises : Mitsuke, Kawasaki, Sakai, Nagasaki et Yokohama. Elle entendfaire de même avec Kobe, Yaidu et Ohtawara. Par ailleurs, Dà Nang etles investisseurs de la région de Kansai ont organisé, à l’occasion duconcours de l’Organisation de promotion du commerce du Japon (JETRO),plusieurs séminaires afin de promouvoir l’investissement dansl’industrie auxiliaire, les hautes technologies, les énergiesrenouvelables, les technologies de l’information, l’électronique… L’IDEjaponais à Dà Nang connaît un succès économique, contribuant notablementà la croissance du PIB local, estime le vice-président du Comitépopulaire municipal, Phùng Tân Viêt.

Conditions favorables aux investisseurs

HizokazuYamaoka, représentant en chef de la JETRO au Vietnam, confirme que leshommes d'affaires japonais apprécient l’environnement d’investissementcomme le niveau de vie de Dà Nang. Selon lui, pour attirer plusd’investisseurs, la ville devrait davantage développer sesinfrastructures de communication et de traitement des eaux usées, ainsique diminuer le coût de la création d’entreprise.

Dà Nang areçu un volume important d’aides publiques au développement du Japon auservice de son développement urbain. On peut citer les projets deconstruction du tunnel de Hai Vân (150 millions de dollars), del’agrandissement du port de Tiên Sa (100 millions de dollars pour lapremière phase)...

La coopération entre le Vietnam et leJapon, notamment en matière d’investissement et de tourisme, sedéveloppera grâce à l’ouverture d’une ligne aérienne directe Dà Nang -Narita prévue en septembre 2014. - AVI

Voir plus

La Foire du Printemps 2026

Foire du Printemps 2026 : connecter la prospérité, accueillir un printemps rayonnant

Placée sous le thème « Connecter la prospérité – Accueillir un printemps rayonnant », la première Foire du Printemps, organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, ambitionne de devenir un grand rendez-vous commercial et culturel national, visant à stimuler la consommation intérieure, promouvoir les produits vietnamiens et insuffler une dynamique de croissance dès le début de l’année nouvelle.

La résolution 68 autorise des mécanismes audacieux, notamment : commandes directes de l'État, appels d'offres restreints et modèles de gestion innovants tels que « direction publique - gestion privée » ou « investissement privé - usage public ». Photo: VNA

Résolution 68 : le levier disruptif pour faire de l’économie privée le moteur des infrastructures stratégiques

Sous l'impulsion de la Résolution n° 68-NQ/TW du Bureau Politique, le Vietnam s'engage dans une réforme profonde visant à faire du secteur privé le moteur principal du développement des infrastructures stratégiques. Entre incitations fiscales inédites et simplification administrative, le gouvernement mise sur un nouveau paradigme de coopération public-privé (PPP) pour libérer des ressources estimées à plusieurs quadrillions de dongs.

Des conteneurs dans un port à Binh Duong (Sud). Photo : VNA

Le Vietnam vise une nouvelle étape de croissance de ses exportations en 2026

Selon le rapport «Perspectives du Vietnam 2026 » de MB Securities, les exportations vietnamiennes pourraient progresser de 15 à 16% en 2026, portées par l’expansion du marché et une orientation vers des produits à plus forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de l’électronique et des hautes technologies, dans un contexte de demande mondiale croissante en intelligence artificielle et en transformation numérique.

Le Comité de pilotage provincial de Lam Dong pour la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) se réunit. Photo: VNA

Lutte contre la pêche INN : Lam Dong renforce le contrôle de sa flotte

La province de Lam Dong a lancé de nombreuses mesures destinées à renforcer la gestion de la flotte de pêche, le contrôle des activités de pêche et le durcissement de l’application de la loi, contribuant aux efforts visant à lever l’avertissement du « carton jaune » émis par la Commission européenne.

Collins Chong Yew Keat, analyste en affaires étrangères, en sécurité et en stratégie à l’Université de Malaya (Malaisie), au micro de la VNA. Photo: VNA

Le Vietnam émerge comme un nouveau moteur de croissance de la région

Le Vietnam a un fort potentiel pour devenir un nouveau moteur de croissance pour l’ASEAN, mais cela dépendra de sa capacité à passer d’une croissance axée sur les coûts à une croissance axée sur les compétences. La prochaine étape reposera sur le capital humain plutôt que sur une main-d’œuvre bon marché, l’éducation et la santé étant les piliers fondamentaux de sa compétitivité.