Vietnam – France : coopération artistique entre KillASon et le groupe 95G

KillASon, rappeur, beatmaker et danseur français a présenté le 13 mai, une nouvelle chanson franco-vietnamienne au spectacle Piu Piu, à Hô Chi Minh-Ville.


Hô Chi Minh-Ville (VNA) - KillASon, rappeur, beatmaker et danseur français a présenté le 13 mai, en collaboration avec le groupe vietnamien de musique rap 95G (95 Génération), une nouvelle chanson franco-vietnamienne au spectacle Piu Piu, à Hô Chi Minh-Ville. Elle a été composée et enregistrée par ces rappeurs entre le 8 et le 12 mai.

Le spectacle Piu Piu était soutenu par l’Institut français au Vietnam, Piu Piu Records et l’éditeur musical I Love Creative Music (France).

KillASon et les rappeurs vietnamiens ont créé une chanson intitulée Bizzare (Kỳ lạ en vietnamien). Elle sortira en France et dans d’autres pays. D’une durée de 4 minutes, elle comprend 3 couplets. Les phrases, l’intro et la fin du morceau font souffler un vent de jeunesse et de renouveau. Avec une mélodie aussi rapide, le morceau entraîne les jeunes à la danse et donne une certaine énergie pour aller travailler.

Un jeune rappeur hip-hop

Vietnam – France : coopération artistique entre KillASon et le groupe 95G ảnh 1KillASon, rappeur, beatmaker et danseur français, sur la scène du Piu Piu, le 13 mai à Hô Chi Minh-Ville.

Né en 1995, KillASon, de son vrai nom Marcus Dossavi-Gourdot, est un rappeur français originaire de la République du Bénin (Afrique occidentale). Il est un des nouveaux artistes aux multiples talents dans le cercle du hip-hop. Il compose et chante ses chansons, et danse du hip-hop. Pour lui, cette musique lui permet de montrer toutes ses capacités.

Son premier album, sorti en janvier 2016, s’appelle The Rize. Les chansons de cet album mettent en valeur toutes les subtilités du hip-hop, de la musique électronique et de la pop. Il a été récompensé au Festival Nördik Impakt 2015, FAIR 2017, Talent Adami 2017, et a été présent dans différents festivals musicaux en France comme au Printemps de Bourges, à Rock en Scène ou aux Vieilles Charrues, mais aussi dans d’autres pays.

Pour son premier voyage au Vietnam et sa première coopération avec les rappeurs vietnamiens, KillASon a fait remarquer : «Les membres du collectif 95G sont très impliqués, notamment sur les réseaux sociaux, cela leur permet de se développer assez vite». De plus, «grâce à cette collaboration, les jeunes rappeurs vietnamiens pourraient être plus connus en Europe, notamment en France, et puis ils auront l’occasion d’être invités pour se produire à l’étranger», a-t-il ajouté.

Des échanges culturels et musicaux

D’après Lee Lâm, directeur de Piu Piu Records, il est important de montrer que la musique est universelle, malgré différents langages et différentes cultures, et que la musique est une culture internationale. À travers la chanson enregistrée par KillASon et les rappeurs vietnamiens, les français et les étrangers pourront découvrir la musique asiatique. À cette occasion, l’Asie pourra entrer de plein pied dans la culture musicale internationale.

Les jeunes rappeurs du collectif 95G sont très motivés pour travailler avec des collègues français. «Il s’agit d’une nouvelle opportunité pour nous de travailler avec des artistes étrangers. Je trouve que chaque pays a une différence, chaque artiste a un style particulier, mais nous apprenons la qualité musicale et la culture, cela est le plus intéressant», a partagé Trân Lâm Hiêu, rappeur du groupe 95G.

Le 95G, créé en 2015, comprend 6 membres. C’est un groupe de musique rap d’une nouvelle génération. Jusqu’à présent, il avait participé et organisé environ 30 événements musicaux. «Le point fort de ce collectif est l’harmonie des membres et l’énergie de la jeunesse», a souligné Duong Minh Long, membre de l’équipe 95G. -CVN/VNA

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».