Une exposition pour retracer l’histoire des beaux-arts depuis le Dôi moi

Le Musée des beaux-arts du Vietnam accueille du 21 au 29 septembre la première exposition qui synthétise l’histoire des beaux-arts vietnamiens depuis le Renouveau, une réforme lancée en 1986.

Hanoi (VNA) - Du 21 jusqu’au 29 septembre, «Mo Cua» - Les beaux-arts des 30 ans du Dôi moi (Renouveau) (1986-2016) au Musée des beaux-arts du Vietnam à Hanoi est la première exposition qui synthétise l’histoire des beaux-arts vietnamiens depuis le Renouveau, une réforme lancée en 1986 et qui a profondément transformé la vie sociale et culturelle du pays.

Une exposition pour retracer l’histoire des beaux-arts depuis le Dôi moi ảnh 1L'entrée de l'exposition «Mo Cua». Photo: CVN

Afin de faire mieux connaître et de réaliser une rétrospective des beaux-arts vietnamiens de ces 30 dernières années, les organisateurs ont décidé d’inviter les 50 plus prestigieux artistes de cette période. Ces derniers ont choisi leurs œuvres favorites pour les présenter au public. Un jury, composé du peintre et chef du Département des beaux-arts, de la photographie et des expositions du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, Vi Kiên Thành, du critique d’art Nguyên Duc Binh et du peintre Pham Hà Hai, a été constitué pour faire la sélection.

L’exposition qui a pris ses quartiers au Musée des beaux-arts du Vietnam à Hano​i est une occasion exceptionnelle pour découvrir la quintessence artistique de ces 30 dernières années, et d’en partager les expériences. Les visiteurs pourront retrouver les grands artistes de l’époque comme Trân Luu Hâu, le peintre né en 1928, jusqu’au tout jeune Thai Nhât Minh, né en 1984 et qui est le seul artiste de sa génération à prendre part à l’exposition.

Par ailleurs, on peut également citer les œuvres des d’autres peintres reconnus, comme celles de Vu Tân Dân (1948-2009) - l’un des grands noms de la 1re génération d’artistes contemporains au Vietnam ; Nguyên Quân - l’un des peintres vietnamiens les plus connus sur la scène mondiale ; Lê Anh Vân - l’ancien président de l’École des beaux-arts ; et Dang Xuân Hoa - celui qui a révolutionné la peinture vietnamienne des années 1990. On peut aussi compter sur la participation de la toute jeune génération, comme Hà Tri Hiêu qui s’est dédié à la recherche d’éléments traditionnels et folkloriques ; Trân Trong Vu qui s’est fait un nom à l’international ; Nguyên Minh Thành - un autre prodige des années 1990 ; ou encore Ly Hoàng Ly qui puise son inspiration dans la vie quotidienne.

Du Dôi moi à la révolution de l’esprit artistique

Le Dôi moi était certainement le point tournant de la vie économique du Vietnam. Mais, en plus, il a bouleversé et changé entièrement la vie sociale et culturelle du pays. La période a peu à peu ouvert le Vietnam aux éléments extérieurs, fruits de la globalisation, mais a dû le faire également rentrer dans une forme de concurrence internationale.

Par conséquent, le Dôi moi n’était pas simplement une date. C’était un courant qui a permis aux artistes d’avancer : un changement qui n’était pas uniquement sur le plan de la réflexion, de l’esprit, mais aussi des méthodes. De cette manière, le Dôi moi a présenté une nouvelle génération d’artistes qui se sont emparés de nouveaux matériels et des dernières tendances pour après s’intégrer dans le marché artistique mondial.

Une exposition pour retracer l’histoire des beaux-arts depuis le Dôi moi ảnh 2Des visiteurs à la grande salle de l'exposition. Photo: CVN

«En réalité, l’innovation réside toujours au sein de notre vie quotidienne. Nous n’avons jamais attendu jusqu’au Dôi moi pour développer une nouveauté, car elle était toujours le besoin primordial de tous les artistes», a partagé le peintre Lê Anh Vân. «Mais j’adore l’idée de cette exposition : là, je peux trouver de nombreux artistes talentueux qui font partie intégrante de cette époque particulière», conclue-t-il.

«Le Dôi moi était sûrement l’événement important de la vie culturelle de notre pays : désormais les artistes ont eu à la fois la chance de développer leurs idées avec toute leur créativité, et de vendre leurs œuvres», a expliqué le peintre Pham An Hai. «L’ambiance artistique avait intensément changée, et le Dôi moi nous a donné plein d’enthousiasme et de confiance afin de créer de nouvelles œuvres».

D’après le critique Nguyên Duc Binh, un des membres du jury, «Mo Cua» n’est pas une exposition ordinaire, mais un événement à l’honneur pour tous les artistes depuis le Dôi moi. Cette exposition permet également aux visiteurs de comprendre les changements de la vie quotidienne et artistique du Vietnam des 30 dernières années et de visionner en général l’histoire des beaux-arts du pays.

L’exposition est ouverte jusqu’au 29 septembre, au Musée des beaux-arts du Vietnam, 66 rue Nguyên Thai Hoc, Hanoi. – CVN/VNA

Voir plus

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.