Une classe de taekwondo pas comme les autres

Depuis trois ans, Nguyên Dang Khanh, ancien entraîneur de l’équipe nationale de taekwondo, propose des cours au Palais omnisports de Phu Tho.

Hanoï (VNA) - Depuis trois ans, Nguyên Dang Khanh, ancien entraîneur de l’équipe nationale de taekwondo, propose des cours au Palais omnisports de Phu Tho. Une initiative mêlant passion commune pour la discipline et esprit de solidarité.

Une classe de taekwondo pas comme les autres ảnh 1 Nguyên Dang Khanh guide la doctoresse Song Hà dans la pratique du sac de frappe. Photo: Nguyên Khôi/CVN

Chaque lundi, mardi, mercredi et jeudi après-midi, Nguyên Dang Khanh se rend au Palais omnisports de Phu Tho, dans le 11e arrondissement de Hô Chi Minh-Ville, pour  donner un cours de taekwondo à des personnes ayant un emploi du temps très chargé. Il a commencé en 2016, en invitant quelques-uns de ses amis à venir pratiquer après le travail. Depuis, sa classe a attiré l’attention des Saïgonnais, et les effectifs ont plus que doublé.

L’entraîneur a déclaré que l’objectif initial de sa classe était d’aider ceux qui partagent sa passion des arts martiaux à rester en forme en venant s’entraîner après le travail. Les membres du club sont très variés: jeunes, personnes âgées, débutants, expérimentés… En conséquence, il doit planifier des leçons flexibles qui répondent aux besoins de chacun.

Soulagement du stress

"Le problème est que cela doit s’appliquer à tout le monde (…). Je suis heureux de voir que mes leçons fonctionnent très bien pour tout le monde, en particulier les aînés qui voient beaucoup d’améliorations corporelles", a-t-il déclaré.

Une classe de taekwondo pas comme les autres ảnh 2 Le docteur Trân Chi Tiên (1er à gauche) s'envestit avec ferveur dans l'entraînement. Photo: Nguyên Khôi/CVN

Après une longue journée de travail, le docteur Trân Chi Tiên, directeur du département de chirurgie de l’Hôpital d’oncologie de Hô Chi Minh-Ville, suit la classe de M. Khanh. Il avait commencé à pratiquer le taekwondo à l’âge de 13 ans, et s’y est remis 41 ans plus tard. Bien qu’il ne soit plus  au meilleur de sa forme, il fait toujours de son mieux pour terminer les leçons.

"Je ressens un bien-être physique et mental. En tant que chirurgien, le bien-être mental est crucial pour toute opération", a-t-il confié.

Le club compte un adhérent spécial: Nguyên Thuy Song Hà, ancienne membre de la sélection nationale de taekwondo, devenue cheffe adjointe du département de thérapie sportive de l’Université de médecine Pham Ngoc Thach. Elle a plusieurs titres de championne nationale à son actif, et a participé aux Jeux de l’Asie du Sud-Est (SEA Games).

Conseils de spécialistes de la santé

À cause de son emploi du temps chargé, elle ne vient au club que le lundi. À la voir frapper férocement dans les sacs de sable, difficile de croire qu’elle a abandonné le taekwondo depuis 1992. "Je n’avais jamais pensé revenir à la pratique du taekwondo (…). Par chance, j’ai retrouvé l’entraîneur Dang Khanh et je me suis décidée à reprendre le sport", a déclaré Song Hà.

Une classe de taekwondo pas comme les autres ảnh 3 Le taekwondo peut être pratiqué à tout âge. Photo: VNA/CVN

La présence d’un thérapeute du sport aux entraînements est un réel avantage pour les autres praticiens! La doctoresse a par exemple fait faire des exercices d’étirement du dos après le cours à un membre qui s’était blessé en jouant au tennis.

Les participants passent également du temps à partager leurs expériences de travail et de vie avec leurs compagnons de taekwondo.

Nguyên Ngoc Hùng, 53 ans, directeur d’une filière de la compagnie de métaux et pierres précieux Saigon SJC, est le plus âgé des membres. Il avait commencé le taekwondo à l’âge de 7 ans, mais avait rapidement cessé de s’entraîner pour se consacrer à ses études. En 2016, il a compris l’importance pour les personnes âgées de rester en bonne santé.

Même s’il est plus lent que les autres membres, il ne marque jamais une session. C’est Ngoc Hùng qui a fait inscrire le médecin Trân Chi Tiên, et quelques autres employés de la compagnie de métaux et pierres précieux Saigon SJC.

Hô Ngoc Tuân, 48 ans, est, quant à lui, chef d’une entreprise de produits de la mer dans le 4e arrondissement, et membre du club depuis deux ans. Il admet  qu’auparavant, il avait l’habitude de boire beaucoup d’alcool. Il a accepté de rejoindre le club à l’invitation de l’entraîneur Khanh.

"Au début, je ne pouvais pas suivre le rythme car je n’étais pas habitué à ce genre d’entraînement. Cependant, les autres membres plus âgés m’ont motivé à suivre. Ça paie vraiment et je continue à travailler depuis", a-t-il déclaré. -CVN/VNA

Voir plus

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.

Cérémonie d'ouverture de la 46e édition du Festival floral du Printemps à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

De multiples activités festives pour célébrer le Têt traditionnel 2026

À Hô Chi Minh-Ville, le Comité populaire municipal a inauguré dans la soirée, au parc Tao Dan, la 46e édition du Festival floral du Printemps. Organisé sur une superficie de près de 9,6 hectares, l’événement se tient jusqu’au 22 février (6e jour du Têt), perpétuant une tradition culturelle emblématique de la métropole méridionale depuis près d’un demi-siècle.