Hung Yen, 12 février (VNA) – Le Département de la sécurité publique de la province de Hung Yen a annoncé, le 12 février, que son Agence de sécurité des enquêtes avait engagé des poursuites pénales contre Vu Nhu Anh, ordonné la perquisition de son domicile ainsi que sa mise en détention provisoire pour « abus des libertés démocratiques et atteinte aux intérêts de l'État, aux droits et intérêts légitimes d'organisations et de particuliers ».
Ces décisions ont été approuvées par le Parquet populaire de la province de Hung Yen.
Selon l’enquête, depuis le début de 2020, dans la commune de Nghia Hiep, ancien district de Yen My (aujourd’hui commune de Nguyen Van Linh, province de Hung Yen), Vu Nhu Anh, né en 1958, a fréquemment déposé des plaintes et des dénonciations auprès des autorités à différents niveaux. Les faits reprochés concernaient principalement la gestion et l’utilisation des terres par les responsables du Comité populaire de la commune de Nghia Hiep sur une longue période. Nombre de ces plaintes et dénonciations se sont révélées infondées, dépourvues de preuves, spéculatives, accusatoires, diffamatoires et excessives.
Il prétendait lutter contre la corruption et les malversations et affirmait disposer de connaissances juridiques suffisantes pour exiger des agences et organisations qu’elles se conforment à ses demandes. Lorsque les fonctionnaires compétents, saisis des plaintes et dénonciations, ont fourni des explications et sollicité les informations, documents et preuves nécessaires, il aurait réagi avec colère, déclarant que « l’enquête révélera tout ». Face au refus des fonctionnaires de donner suite à ses exigences, il les aurait accusés de dissimuler la corruption, de ne pas coopérer à la lutte contre ce fléau et d’incompétence professionnelle.
Récemment, alors qu’il se rendait dans des agences publiques pour déposer des plaintes et des dénonciations, Vu Nhu Anh aurait utilisé son téléphone portable pour enregistrer des vidéos et des fichiers audio, qu’il aurait ensuite publiés sur les réseaux sociaux avec des titres ambigus et accusateurs. Ces publications auraient induit certains internautes en erreur, leur laissant croire que des fonctionnaires et des agences d’État avaient commis des infractions ou dissimulé des actes de corruption. Plusieurs vidéos auraient comporté des propos portant atteinte à la réputation et à l’honneur de représentants de l’État.
L’Agence de sécurité des enquêtes poursuit l’instruction de l’affaire afin de traiter le dossier conformément à la loi. – VNA