Près de 1,6 milliardde personnes – dont plus de 2.000 communautés autochtones – dépendentdes forêts pour assurer leurs moyens de subsistance et plus de troismilliards y collectent le bois de cuisine et de chauffage. Les forêtsfournissent également les trois-quarts de l'eau douce existante,contribuent à amoindrir l'impact des orages et des inondations etstockent le carbone dans l'atmosphère.
«Soyonsclairs. Les défis pour maintenir ce précieux don de la nature et legérer de manière responsable sont innombrables et considérables», areconnu le secrétaire général adjoint aux affaires économiques etsociales, Wu Hongbo, à l'ouverture de cette dixième session du Forum(FNUF10).
«En outre, les services fournis par lesforêts sont tenus pour acquis, rarement appréciés à leur juste valeur etdétournés par les marchés. Dès lors, les forêts continuent d'êtresurexploitées ou reconverties en terrains agricoles ou à d'autres finsen dehors de toute réglementation ou planification, avec desconséquences adverses à tous les niveaux», a-t-il expliqué.
Il est prouvé que de tels impacts s'étendent largement au-delà desfrontières nationales, selon le responsable. «Pour relever ces défis demanière concrète, nous devons fournir des efforts concertés nonseulement au niveau national, mais aussi aux niveaux régional etinternational. Le Forum des Nations unies sur les forêts propose uncadre privilégié pour y parvenir », a-t-il ajouté.
C'est en octobre 2000 que le Conseil économique et social (ECOSOC) adécidé de créer le FNUF pour promouvoir « … la gestion, la conservationet le développement durable de tous les pays de forêts et renforcer àcette fin l'engagement politique … ». En 2007, après d'intensesnégociations, le FNUF a adopté l'«Instrument juridiquement noncontraignant concernant tous les types de forêts».
Cette dixième édition a pour objectif de mettre au point des actions envue de réduire la déforestation, d'améliorer les moyens de subsistancedes populations qui dépendent de ces forêts, d'accroître le nombre decelles qui peuvent être protégées et l'assistance aux pays endéveloppement pour améliorer la gestion forestière. – AVI
Au parc national de Bu Gia Mâp, un centre redonne des ailes à la vie sauvage
Au-delà de la réhabilitation de la faune sauvage, le parc national de Bu Gia Map est devenu un centre important d’éducation à l’environnement, contribuant à sensibiliser le public à la préservation de la biodiversité grâce à des visites guidées, des expériences au sein du centre de sauvetage, des programmes de sensibilisation en milieu scolaire et des campagnes de communication numérique.