"Le +Sình ca+ est un chant traditionneldes Cao Lan. D’après la légende, il se compose de douze mélodieschantées en douze nuits, chaque mouvement a un contenu et unesignification propre. Une fois qu’on le maîtrise, on saura restervertueux, respectueux des aînés et tolérant envers les plus jeunes, etvivre dans la solidarité, l'amour et l'entraide", confie-t-il.
Le Sình ca est toujours rattaché aux danses afin de retracer le quotidien des paysans.
Afinde le préserver, M. Dun a décidé de transmettre ce trésor auxgénérations futures. Un travail qu’il fait depuis une vingtained'années. Il a formé deux clubs : l'un pour les personnes âgées etl'autre pour les jeunes. Ce dernier a participé à plusieurs concours dechants et remporté de nombreux prix. «Je suis heureux car tout le mondeparticipe au travail. Les femmes et les enfants collaborent dans lapréservation du chant +Sình ca+», dit-il.
Déterminé àpérenniser son travail, Sâm Van Dun étudie les écrits sur la culture del’ethnie Cao Lan. Il traduit des livres de chinois en vietnamien pourenseigner à toutes les personnes. «Mon souhait est de transmettre lechant +Sình ca+ aux jeunes de la communauté de Cao Lan afin de préserverce trésor», partage-t-il. -VNA
De la musique de cour royale au patrimoine culturel mondial : l’héritage du Nhã nhạc de Huê
La musique de cour royale de Huê, connue sous le nom de « Nha nhac », remonte au XIIIᵉ siècle et a atteint son apogée dans la ville centrale de Huê, où elle a été reconnue comme musique officielle de la cour sous la dynastie des Nguyên (1802-1945).