Tennis de table : tel père, telle fille

Quoi de plus beau pour un sportif ayant brillé au plus haut niveau que de passer le flambeau à ses enfants ? Chez les pongistes vietnamiens, cette filiation se fait souvent de père en fille.
Tennis de table : tel père, telle fille ảnh 1Mai Hoàng My Trang a été la principale artisane des quatre médailles d’or remportées par la sélection Petrosetco aux championnats du Vietnam de tennis de table 2016.  Photo : Quang Nhut/VNA
 

Hanoi (VNA) - Quoi de plus beau pour un sportif ayant brillé au plus haut niveau que de passer le flambeau à ses enfants ? Chez les pongistes vietnamiens, cette filiation se fait souvent de père en fille. Rencontre avec quelques-unes de ces jeunes pépites à la carrière déjà riche.

Née en 1988, Mai Hoàng My Trang est la 3e génération de pongistes de la famille Mai. Son grand-oncle, Mai Van Hoa, est l’un des «monuments» du tennis de table vietnamien. Ayant sévi durant les années 50, il s’est constitué un palmarès impressionnant. Ses plus hauts faits d’armes : une médaille de bronze aux Championnats du monde et une médaille d’or aux championnats d’Asie de la discipline. Son père Mai Van Quang et ses oncles Mai Van Minh, Mai Van Lê, ont quant à eux formé plusieurs générations de pongistes qui ont intégré la sélection nationale. Ils sont aujourd’hui des entraîneurs incontournables à Hô Chi Minh-Ville.

Il n’y a que Mai qui m’aille

Il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour que Mai Hoàng My Trang fasse ses preuves dans la discipline. À 15 ans, elle est sacrée championne de Hô Chi Minh-Ville. En 2013, elle monte sur la 3e marche du podium aux 27es Jeux d’Asie du Sud-Est (SEA Games), disputés au Myanmar. Et elle figure aujourd’hui parmi les valeurs sûres au niveau national.

Preuve supplémentaire avec les derniers championnats du Vietnam, disputés mi-mai à Hô Chi Minh-Ville. Elle a été une actrice majeure de la razzia de l’équipe Petrosetco, qui est revenue avec quatre titres dans son escarcelle (simple et double dames, double mixte et par équipes) sur les sept en jeu. Impliquée directement sur chaque médaille, My Trang a été la reine incontestée de ces championnats, et élue «Meilleure joueuse» de la compétition.

Tennis de table : tel père, telle fille ảnh 2Née dans une famille de pongistes, Mai Tô Uyên a le tennis de table dans le sang. Photo : CTV

À l’instar de sa cousine Mai Hoàng My Trang, Mai Tô Uyên suit les traces de son père, Mai Van Lê, qui aujourd’hui chapeaute son entraînement, épaulé par ses oncles. Une affaire de famille.

«Mon père m’a appris le b.a.-ba du tennis de table. Puis, il m’a envoyé au centre de formation de mon oncle Quang, se souvient Mai Tô Uyên. À 10 ans, j’ai été convoquée dans l’équipe junior de Hô Chi Minh-Ville. Je suivais les entraînements au centre de l’éducation sportive et des sports de Hoa Lu, sous la tutelle de mon oncle Minh. Parfois, je profitais de mes week-ends pour jouer au club des sports scolaires de l’arrondissement de Phu Nhuân, où mon père est entraîneur».

En 2015, la pongiste, qui a la particularité d’être gauchère, triomphe au tournoi des 12 meilleurs joueurs du pays, dans la catégorie des moins de 15 ans. La succession semble une nouvelle fois assurée dans la famille Mai.

Dignes héritières du don familial

Tô Uyên et My Trang ne sont pas des cas isolés, plusieurs pongistes de Hô Chi Minh-Ville ont également hérité du «don» de leur famille, à commencer par Hô Phuong Uyên et Nguyên Minh Hông Hanh. Il y a une vingtaine d’années, le père de la première intégrait la sélection des joueurs doués de Hô Chi Minh-Ville. Le paternel de Hông Hanh officie quant à lui comme entraîneur au club de tennis de table de Lê Hông Phong, dans le 5e arrondissement.

Vuong Ngoc Son, chef de la section tennis de table de Hô Chi Minh-Ville, ne s’y trompe pas : «Ce sport est largement pratiqué au Vietnam. Il est toutefois amusant de constater qu’en général, les parents sont réticents à l’idée de voir leurs enfants se lancer dans une carrière professionnelle. Ce n’est pas le cas pour les enfants de pongistes, qui font tout pour les voir vivre leur passion pour notre sport. C’est pourquoi, depuis mes débuts d’entraîneur, il y a de cela une cinquantaine d’années, je prête une grande attention à ces enfants chez qui tous les indicateurs sont au vert». –CVN/VNA

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