Vo Dinh Quôc, appelé par ses amis VoQuôc et surnommé «food stylist» (styliste de la nourriture) cachederrière ses doigts rustauds, un talent de décorateur de plats,agréables à voir et sans nécessairement l’utilisation d’épingles.
«Je peux disposer un plat de plusieurs manières, faire des stylescomplètement différents… Mais pour arriver à ce résultat, il fautapprendre à cerner tous les éléments du plat, de sa texture, sacouleurs», a fait savoir Vo Quôc. «En général, les cuisiniers utilisentdes épingles pour fixer les ingrédients. Du coup, les convives n’osentplus manger les plats, mais seulement les contempler», ajoute Vo Quôc.
À ses 24 ans en 2004, Vo Quôc a créé avec sesamis la Sarl Món ngon Viê t Nam (Les mets délicieux du Vietnam) pourconcevoir des plats en service de la publicité des compagniesalimentaires ou pour les magazines. À ce moment-là, Vo Quôc était un desfood stylist les plus recommandés de Hô Chi Minh-Ville.
Après l’accumulation de trois examens d’entrée à l’université finisen échecs, Vo Quôc a décidé de reprendre les choses en main. Lesconseils de sa mère adoptive, spécialiste gastronomique, l’ont poussé àchercher un emploi dans la gastronomie. «Ma mère adoptive, Nguyên DoanCâm Vân trouve que j’ai été malchanceux dans les examens. Mes frères etsœurs font leurs études dans les universités. Alors, elle m’a conseilléd’apprendre la cuisine que j’ai de suite appliquée. Ainsi, ma passionpour la cuisine a grandi et m’a conduit réellement à ce métier», raconteVo Quôc.
En 2001, Vo Quôc a décroché une boursepour une formation de cuisine, financée par la Belgique et destinée auxchefs de cuisine des restaurants et hôtels de Saigontourist. Aprèsavoir fait ses preuves dans cette formation et considéré comme lemeilleur, Vo Quôc a remporté une autre bourse le permettant de faire unstage de «food stylist» à Raffles (Singapore), un hôtel réputé. En 2001,le don de Vo Quôc l’a mené vers le 1er prix du concours de «foodstylist» en Asie. Par la suite, il lui a été décerné le certificat de«Spécialiste gastronomique» par l’Association asiatique des maîtresd’hôtel.
Après avoir été diplômé, Vo Quôc arefusé le poste de chef de cuisine d’un hôtel à l’île de Phu Quôc(province de Kiên Giang, Sud) car passionné, il voulait tout d’abordétudier des plats vietnamiens qui sont pour lui, un souffled’inspiration. C’est en effet les plats de chaque région qui révèlentune beauté culturelle gastronomique qui l’enflamme.
Vo Quôc dévoile qu’il a obtenu du succès avec des plats vietnamienscar il a trouvé un livre ancien où l'on pouvait lire la gastronomie enpoème. Il consacre aussi son temps à collaborer avec des magazinesspécialisés dans la gastronomie car Vo Quôc souhaite partager avec toutle monde ses connaissances de la gastronomie vietnamienne. En outre, ilenseigne la cuisine vietnamienne à l’occasion des Journées «Family day»organisées à Hô Chi Minh-Ville par les consulats des pays. Récemment, ila appelé de jeunes cuisiniers à organiser des programmes de «resto ducœur» pour offrir aux personnes défavorisées de bons petits repas. – AVI
A la découverte des traditions de l’Aïd al-Fitr chez les Cham musulmans d’An Giang
À l’issue du mois de ramadan, les Cham musulmans de la province d’An Giang célèbrent l’Aïd al-Fitr, appelé Raya Aidil Fitri, dans une atmosphère de joie et de retrouvailles familiales. Moment fort de la vie spirituelle de la communauté, cette fête est l’occasion de témoigner son affection, de se pardonner mutuellement et de partager avec autrui. Le matin du 25 octobre, au Village culturel et touristique des ethnies du Vietnam, dans la commune de Doai Phuong, à Hanoï, les visiteurs ont pu découvrir les traditions de l’Aïd al-Fitr propres à la communauté cham musulmane d’An Giang. À travers la reconstitution des rites, des coutumes et des pratiques religieuses, ainsi que la mise en valeur de ses expressions culturelles, cette manifestation a permis de faire découvrir un patrimoine vivant, transmis et préservé de génération en génération.