Retour sur l’histoire centenaire du sala de la pagode Chot

Retour sur l’histoire centenaire du sala de la pagode Chot au Sud

Le Centre d’études et de méditation bouddhiste khmère, aussi appelé sala, de la pagode Bupharam ou Chot dans la province de Bac Liêu (Sud), fait partie du patrimoine culturel régional.

Bac Liêu (VNA) - Le Centre d’études et de méditation bouddhiste khmère, aussi appelé sala, de la pagode Bupharam encore appelée Chot, dans la province de Bac Liêu (Sud), fait partie du patrimoine culturel régional. 

Retour sur l’histoire centenaire du sala de la pagode Chot au Sud ảnh 1Le sala en bois de 100 ans au milieu de la pagode Bupharam (ou Chot), dans la province de Bac Liêu (Sud). Photo: VNA


La pagode Bupharam a conservé son intérieur, avec le sala datant de 1905. Avec ses 10 m de largeur, ses 21 m de longueur et ses 10 m de hauteur, l’architecture originale de ce centre d’études et de méditation bouddhiste khmère attire de nombreuses personnes.

L’édifice compte plusieurs pièces ayant chacune différentes fonctions. Aussi, il est réputé pour ses 100 piliers, son joli toit, son plancher, ses escaliers, ses diverses décorations et ses gravures typiques de la culture khmère de l’époque, entièrement en bois.

Un témoin de l’histoire

Les grands troncs ont été tous importés du Cambodge, puis transportés en bateaux via les bras du fleuve Mékong. Le responsable du sala, Tang Sa Vông, explique que les tuiles utilisées pour la toiture ont été fabriquées par les habitants de la province, afin de conserver les traits caractéristiques de l’architecture régionale.

"Le sala est au cœur de l’architecture khmère. Cet édifice a survécu à de nombreux évènements historiques et reflète exactement la culture des populations locales", partage le xylographe Huynh Thach Ruôi.

Retour sur l’histoire centenaire du sala de la pagode Chot au Sud ảnh 2L’architecture typiquement régionale à l’intérieur du sala. Photo: VNA

Dans le sala de la pagode Chot, on enseigne le bouddhisme au rez-de-chaussée, et on pratique la méditation au 1er étage. Au fil du temps, cet édifice est aussi devenu un lieu de spectacle, de danse Apsara, de musique pentatonique, etc. C’est un endroit particulièrement important pour les habitants de Bac Liêu pendant les fêtes traditionnelles nationales ou bouddhistes. Les touristes vietnamiens et étrangers sont aussi accueillis par les responsables du sala, qui leur présentent l’histoire du monument.

Un patrimoine culturel, historique et artistique

À l’intérieur de ce sala, les visiteurs peuvent facilement observer des impacts de balle. L’endroit était en effet l’abri de combattants vietnamiens pendant la première guerre d’Indochine (1946-1954). Tang Sa Vông est sans doute un des plus grands disciples des idées révolutionnaires: "Ici, on diffuse les préceptes nécessaires pour vivre en paix. Mais, outre le bouddhisme, on enseigne aussi les sciences. J’ai retenu de Hô Chi Minh ses grandes idées et son sens de l’intérêt général".

Depuis son mandat en 1987, ce responsable apprend aux fidèles et aux habitants locaux comment faire des économies en appliquant les dernières méthodes agricoles.

"Grâce à Tang Sa Vông et à la direction provinciale, ma famille est sortie de la pauvreté. C’est aussi le cas de plusieurs habitants du district, qui ont choisi ce modèle comme idéal de vie", remarque Tang Duc Minh, habitant du village de Cai Gia, commune de Hung Hôi.

Avec les particularités de son architecture, de son histoire, voire de son rôle économique, la pagode Chot et son sala sont inscrits dans la liste des patrimoines culturels, historiques et artistiques de la province de Bac Liêu depuis août 2017. Une reconnaissance qui prévoit la conservation absolue de ce patrimoine renommé, et qui est l’assurance d’une promotion touristique. – CVN/VNA


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