Restructuration, le remède du redressement

Grâce aux efforts du gouvernement, la restructuration économique a porté ses premiers fruits, cette année. L’économie nationale s’en est trouvée renforcée.
Grâce aux effortsdu gouvernement, la restructuration économique a porté ses premiersfruits, cette année. L’économie nationale s’en est trouvée renforcée.

Leperfectionnement institutionnel et le changement du modèle decroissance sont les deux piliers de la restructuration économiquevietnamienne.

Le perfectionnement institutionnel et lechangement du modèle de croissance sont les deux piliers de larestructuration économique vietnamienne. Le gouvernement se focalise surl’investissement public, sur le système financier et bancaire ainsi quesur les entreprises étatiques. Cette année, pour la première fois, leministère de l’Industrie et du Commerce a mis en oeuvre la résolutiongouvernementale sur la restructuration des groupes et des compagniesgénérales publiques.

Ces derniers ont été invités à seconcentrer désormais sur leurs activités principales. Le retrait decapitaux est obligatoire pour les activités secondaires. Vu Huy Hoang,ministre de l’Industrie et du Commerce : "Le ministère de l’Industrie etdu Commerce s'est montré réactif dans la mise en oeuvre des politiquesde l’Etat sur la restructuration des entreprises publiques en valorisantson rôle d’organe tutélaire de ces établissements. Des études sont encours pour assurer la conformité et l’efficacité de tout le processus".

Grâce aux mesures énergiques appliquées par legouvernement, jusqu’à présent, 80% des entreprises étatiques ont pufaire des bénéfices, de l’ordre de 18% de leurs capitaux. Ce secteurreprésente actuellement 33% du PIB national.

S’agissant dela restructuration de l’investissement public, le gouvernementconcentre désormais ses capitaux dans les ouvrages importants ainsi quedans les projets d’aide publique au développement. Les nouveaux projetsfont l'objet d'un contrôle plus strict. Le pays a réussi à stoppergraduellement les investissements éparpillés. La gestion desinvestissements est décentralisée afin de renforcer les responsabilitésdes autorités locales et des maîtres d’ouvrage. Par ailleurs, lamobilisation des fonds étant accélérée, la part des investissementsnon-étatiques dans l’économie nationale s’est établie à 62,3% entre 2011et 2013, contre 61,3% entre 2006 et 2010.

Mêmeenthousiasme dans le secteur financier et bancaire où les premiersrésultats sont probants. Les banques faibles ont été restructurées. 4banques d’Etat ont été actionnarisées. De plus, la situation de dettesdouteuses a été contrôlée. En effet, au cours des 8 premiers mois del’année, les dettes douteuses n’ont progressé que de 2,5%, contre 3,9%,l’année précédente.

Dans le domaine de l’agriculture, lespriorités sont l’augmentation de la valeur ajoutée des produits, larestructuration des cultures et des élevages, l’application des progrèsscientifico-techniques ainsi que la mise en place des zones deproduction d’envergure et des chaines de production et de distributionrépondant aux normes internationales.

Mais, force est de constater que malgré ces efforts, l’économie nationale ne se rétablit qu’en douceur.

Lorsdu forum des partenaires pour le développement récemment tenu à Hanoi,le Premier Ministre Nguyen Tan Dung a confirmé sa détermination àaccentuer la restructuration économique, favorisant le retour d’unecroissance rapide et durable du pays: "Le gouvernement vietnamienconcentrera ses efforts dans la restructuration économique liée à lamodification du modèle de croissance, afin d’améliorer la compétitivitéde l’économie nationale pour un développement durable. Nous ferons toutnotre possible pour stabiliser la macroéconomie, mieux contrôlerl’inflation, atteindre une croissance du PIB de 5,8% en 2014 et de 6% en2015, stabiliser le taux de change et doper les exportationsnationales".

Le Vietnam entend actionnariser 500entreprises étatiques pour réaliser ses engagements pris avecl’Organisation Mondiale du Commerce et prochainement mettre en oeuvrel’accord du partenariat transpacifique. -VNA

Voir plus

La logistique, levier de croissance des exportations vietnamiennes

La logistique, levier de croissance des exportations vietnamiennes

Le Vietnam doit moderniser et mieux connecter ses infrastructures logistiques, développer le transport multimodal et accélérer la transformation numérique afin de réduire les coûts, de fluidifier les échanges et de soutenir durablement la croissance de ses exportations.

Des passagers sur le premier vol reliant Ahmedabad à Hanoï. Photo: VNA

Hanoï-Ahmedabad : une nouvelle liaison aérienne pour renforcer les échanges Vietnam-Inde

La ligne est exploitée par la compagnie aérienne nationale Vietnam Airlines à raison de quatre vols aller-retour par semaine. Il s'agit de la septième liaison de la compagnie vers l'Inde, reliant ainsi le Vietnam à cinq grandes villes de ce pays d'Asie du Sud. L'ouverture de cette ligne vise à stimuler la coopération aéronautique, les échanges commerciaux et le tourisme entre les deux nations.

L'espace de présentation des produits agricoles transformés et des produits OCOP au supermarché GO à Hanoï. Photo : VNA

L’économie vietnamienne : de nouveaux moteurs pour atteindre une croissance à deux chiffres

La reprise vigoureuse de la production et des exportations, portée par l’essor de l’intelligence artificielle (IA), des flux records d’investissements directs étrangers (IDE) et des fondamentaux budgétaires solides, constitue un point positif de l’économie vietnamienne aux yeux des analystes internationaux. Toutefois, plusieurs obstacles restent à surmonter pour maintenir une croissance durable.

Le vice-Premier ministre permanent Pham Gia Tuc préside la réunion ministérielle consacrée au projet de résolution, à Hanoi, le 3 novembre. Photo : VNA

Le gouvernement veut diversifier les marchés et moderniser la gouvernance commerciale

La résolution gouvernementale appelle à une diversification accrue des marchés d'import-export, à l’élévation de la valeur ajoutée des produits nationaux, le renforcement de l’intégration du pays dans les chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales, et à la réduction de la dépendance à l’égard d’un nombre restreint de marchés partenaires.