Renouvellement de la formation du personnel de santé pour répondre aux normes régionales

La ministre de la Santé, Nguyen Thi Kim Tien, a indiqué que son secteur faisait face à nombre de défis dans son processus de réforme financière et d’amélioration de la qualité des hôpitaux.
Renouvellement de la formation du personnel de santé pour répondre aux normes régionales ảnh 1Consultation médicale. Photo : Vietnam+

Fin 2018, le Vietnam comptait 39 hôpitaux centraux, 492 hôpitaux provinciaux, 645 hôpitaux de niveau de district et 72 hôpitaux relevant de ministères et organes ministériels, outre plus de 11.000 stations médicales, 222 hôpitaux privés et environ 31.500 cliniques privées.

Vu les besoins croissants de la société, les hôpitaux doivent redoubler d’efforts pour améliorer la qualité de leurs services de consultation et de traitement médicaux.

La formation du personnel est un objectif stratégique

La ministre de la Santé, Nguyen Thi Kim Tien, a indiqué que son secteur faisait face à nombre de défis dans son processus de réforme financière et d’amélioration de la qualité des hôpitaux. Si les dirigeants des établissements médicaux n’adoptent pas de réformes dans leur pensée et leur gestion, leurs établissements rencontreront des difficultés pour garder les patients, d’autant plus qu’une nouvelle politique sur l’assurance-maladie sera prise, permettant aux patients de choisir librement les hôpitaux pour les soins de leur santé.

L’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation du personnel de santé est l’une des missions fixées pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans le secteur de la santé.

Selon la ministre de la Santé, Nguyen Thi Kim Tien, de nombreux responsables des établissements médicaux n’ont pas été formés en gestion, alors que la nouvelle situation demande des gestionnaires compétents et professionnels afin de répondre aux demandes de plus en plus élevées des habitants sur la qualité des services liés à la santé.

Un gestionnaire doit être capable d’élaborer des plans, de superviser et évaluer la mise en œuvre de ces plans. Il doit également se munir des compétences dans le travail d’équipe, la gestion des ressources financières, du personnel et du matériel, dans la comunication. La pénurie de compétences de gestion affecte non seulement la gestion, mais aussi le développement des établissements médicaux sur le plan professionnel…

Renouvellement de la formation du personnel de santé pour répondre aux normes régionales ảnh 2Formation d'infirmières. Photo : Vietnam+

Amélioration des compétences dans le contexte d’intégration internationale

Selon le docteur Pham Van Tac, directeur du Département de l’organisation et du personnel relevant du ministère de la Santé, devant cette situation, pendant la période 2015-2018, le projet « Health Professionals Education and Training for Health System Reforms » (HPET – Education et Formation de Professionnels de la Santé pour la Réforme du Système de Santé) a coopéré avec son département, l’Université de santé publique de Hanoï, l’Institut d’hygiène et de santé publique de Ho Chi Minh-Ville, pour lancer de nombreuses formations. Ils ont également mené diverses activités pour contribuer à l’élaboration de textes normatifs et juridiques sur la gestion de professionnels de la santé, à la réforme de programmes de formation dans le sens de répondre aux normes régionales.

Sur la base des études d’évaluation du besoin de cadres gestionnaires, le Département de l’organisation et du personnel (ministère de la Santé), l’Université de santé publique de Hanoï, ont travaillé avec des spécialistes de l’École des hautes études en santé publique à Rennes (France) pour élaborer un document intitulé « Normes des compétences fondamentales de gestion » à l’intention des cadres gestionnaires tels que dirigeants des hôpitaux, des Services de la santé, des agences de médecine préventive et de contrôle des maladies, des inspecteurs de la santé publique.

Ce programme de formation, qui vise à équiper les cadres participants des connaissances et des compétences sur la gestion, a été examiné par le ministère de la Santé publique en août 2017. Il a reçu l’autorisation pour une mise en œuvre à partir de 2018.

Sur la base de ce programme approuvé par le ministère de la Santé, le comité de gestion du projet HPET a coopéré avec le Département de l’organisation et du personnel du ministère de la Santé, l’Université de santé publique de Hanoï, l’Institut d’hygiène et de santé publique de Ho Chi Minh-Ville, pour organiser des cours de formation au Nord et au Sud.

Ces cours de formation ont vu la participation de dirigeants et gestionnaires des Services de la santé, des organes du ministère de la Santé ; de directeurs d’hôpitaux ; de directeurs et vice-directeurs d’agences de médecine préventive ; de directeurs et vice-directeurs de centres provinciaux de contrôle des maladies. Ils étaient inscrits dans le cadre du projet HPET (Education et Formation de Professionnels de la Santé pour la Réforme du Système de Santé).

Le programme de formation comprenait quatre phases. La première phase, qui durait trois semaines, fournissait aux participants des connaissances et des compétences générales. Pendant la deuxième phase, les participants avaient une semaine de travail dans des localités pour comparer leurs connaissances à la réalité. Pendant la troisième phase de sept semaines, les participants appliquaient leurs connaissances et leurs expériences dans le travail à leurs établissements. Et la dernière phase, ils devaient faire des rapports sur leur travail pendant une semaine.

Les enseignants étaient des dirigeants du ministère de la Santé et des organes concernés, des représentants d’organisations internationales, des professeurs de l’Université de santé publique de Hanoï et de l’Institut d’hygiène et de santé publique de Ho Chi Minh-Ville.

Selon les évaluations, ces cours de formation ont aidé le ministère de la Santé à améliorer les compétences de ses dirigeants, gestionnaires et cadres pour mieux s’adapter à la nouvelle situation./.(Vietnam+)

Voir plus

La Conférence sur la coopération médicale Vietnam-Danemark 2026 est organisé sous le thème : « Hôpital intelligent, santé numérique et innovation biomédicale ». Photo : VNA

Le Vietnam et le Danermark renforcent leur coopération médicale de haute technologie

Dans le prolongement immédiat de la visite d’État au Danemark du secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, cet événement marque l’une des premières étapes concrètes de la mise en œuvre des accords de haut niveau signés après l’élévation de leurs relations bilatérales au rang de partenariat stratégique global, et ouvre de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines de la santé, des sciences, des technologies et de l’innovation.

Da Nang investit massivement dans la modernisation de ses équipements médicaux, en privilégiant l'efficacité des tests et de l'imagerie diagnostique selon les normes internationales. Photo : VNA

Le Vietnam mise sur le tourisme médical pour créer de la valeur ajoutée

Le développement du tourisme médical ouvre de nouvelles perspectives, contribuant à diversifier les produits touristiques, à améliorer la qualité des services de santé et à créer de la valeur supplémentaire pour l'économie. Fort de son système de santé, de sa médecine traditionnelle et de ses ressources naturelles et médicinales abondantes, le Vietnam dispose de nombreux atouts pour développer le tourisme médical.

Soins de santé et séances de kinésithérapie pour les patients à l’hôpital de Da Nang. Photo : VNA

La médecine traditionnelle, un atout pour le tourisme de bien-être

Grâce à la richesse de ses ressources médicinales et à son patrimoine de médecine traditionnelle, le Vietnam dispose d’atouts importants pour développer le tourisme de bien-être. La valorisation de ce potentiel passe toutefois par la préservation des ressources génétiques, la normalisation de la production, la recherche scientifique et la création de produits et services à forte valeur ajoutée, alliant soins de santé et patrimoine culturel.

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. Photo: VNA

L’Hôpital central de Huê établit un record : un rein conservé 18 heures avant une transplantation à longue distance

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. L’une d’elles a notamment permis de transporter un rein sur plus de 1 800 km, avec environ 18 heures d’ischémie froide, illustrant les progrès de la médecine vietnamienne en matière de conservation des organes et de coordination des équipes médicales.

Le 13 mars 2026, l’hôpital Việt Đức a réalisé une série de transplantations à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Photo : VNS

Transplantation d’organes : la médecine vietnamienne franchit de nouveaux caps.

Avec 34 centres spécialisés et la maîtrise de techniques complexes, notamment les transplantations de plusieurs organes et les greffes en « domino », le Vietnam renforce ses capacités dans le domaine de la transplantation, tout en poursuivant le développement de la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Chirurgie robotique de transplantation d’organes à l’hôpital Binh Dân. Photo: VNA

La médecine vietnamienne consacre son expertise dans les greffes multiples

Grâce à son réseau de 34 centres de transplantation actifs, le système de santé national a dépassé le stade des greffes d’organes isolés et maîtrise désormais des interventions d’une grande complexité. Ces avancées médicales et les recherches associées sont aujourd’hui en lice pour le prestigieux Prix Hô Chi Minh des sciences et technologies.

Vaccination des enfants contre la grippe pour réduire le risque de propagation de la grippe A. Photo: VNA

Forte hausse des cas de grippe A au sein de la communauté

Hô Chi Minh-Ville a recensé 34 664 cas d’infections respiratoires aiguës au cours de la première semaine d’octobre, soit une hausse de plus de 64 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Face à la progression de la grippe A, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment auprès des personnes vulnérables.

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. Photo: VNA

Le Vietnam entend développer une médecine traditionnelle globale, moderne et scientifique

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. La stratégie nationale adoptée à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045, mise sur l’intégration des soins traditionnels et modernes, le développement de l’industrie des plantes médicinales, l’innovation scientifique et la valorisation des savoirs ancestraux, tout en renforçant le rayonnement international du pays.

Le camélia doré, une plante médicinale précieuse, est largement cultivé dans la province de Thai Nguyen. Photo diffusée par la VNA

La science et la technologie révolutionnent la filière des plantes médicinales

Fort de ses riches ressources médicinales et d’une longue tradition en la matière, le Vietnam possède le potentiel de développer une filière de plantes médicinales compétitive à l’échelle internationale. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques plus vigoureuses et de recourir davantage à la science et à la technologie.