Quang Ngai, un trésor englouti

En effectuant des fouilles sur des bateaux ayant fait naufrage au large de la province centrale de Quang Ngai, les archéologues ont trouvé tout un trésor. Et ce n’est qu'un début !
En effectuantdes fouilles sur des bateaux ayant fait naufrage au large de la provincecentrale de Quang Ngai, les archéologues ont trouvé tout un trésor. Etce n’est qu'un début !

La première découverte majeurerevient à la société Doan Anh Duong, spécialisée dans la recherche et larécupération de pièces archéologiques immergées. Elle a en effet trouvésept barres carrées de pierre d’un mètre et demi et des dizainesd’autres pierres rondes qui se trouvaient éparpillées dans les fondsmarins, près de l’île Be, dans le district insulaire de Ly Son. Lesscientifiques estiment qu’il s’agit vraisemblablement de grès façonné.Ces barres de pierre pourraient avoir été des matériaux de constructionil y a plusieurs siècles. A 200 mètres de là, les archéologues onttrouvé des morceaux de céramique et de porcelaine de couleurs bleue etblanche datant d’il y a 400-500 ans. «Il se trouve que nos experts ontdécouvert, tout à fait par hasard, les traces de deux épaves, alorsqu’ils étaient en train de plonger pour admirer les coraux. Lescéramiques trouvées datent du 15ème ou du 16ème siècle. Si une banalebaignade en mer a pu donner lieu à une telle découverte, que dire defouilles bien préparées ? Les potentiels archéologiques de Ly Son sonténormes !», s'exclame Doan Sung, conseiller de la société Doan AnhDuong.

D’après Nguyen Giang Hai, directeur de l’institutd’archéologie du Vietnam, les habitants d’Asie du Sud-Est ont construittrès tôt des navires capables de traverser les océans pour effectuerdes échanges commerciaux avec le reste du monde. Les côtes d’Asie duSud-Est ont d’ailleurs été un point d’arrêt apprécié des navirescommerçants occidentaux et orientaux. Ces dernières années, on adécouvert les traces de nombreux bateaux anciens ayant fait naufrage lelong du littoral vietnamien, en particulier au Centre, en l’occurencedans la province de Quang Ngai qui dispose d’une longue façade littoraleet de nombreuses îles. Depuis 1999, pas moins de 10 épaves ont étélocalisées dans la zone maritime des districts de Binh Son et de Ly Son.La plus vieille date du 8ème siècle, et la plus récente, du 18ème.Elles se trouvent dans un espace de 24 km², entre 200 et 400 mètres dela côte. Nguyen Giang Hai, directeur de l’institut d’archéologie duVietnam : «Quang Ngai abrite un trésor culturel maritime inestimable.Les dernières découvertes à Binh Chau et au port de Sa Ky n’ont fait queconfirmer notre hypothèse sur la richesse du patrimoine culturelimmergé de cette province».

Parmi la douzaine de milliersd’objets repêchés, les scientifiques ont trouvé dix veuglaires et unmillier d’obus de veuglaire. Un problème se pose : les autorités localesne savent toujours pas comment préserver ce patrimoine. «Les avisdivergent. Certains suggèrent de laisser les épaves là où elles sont,d’autres veulent les mettre dans des musées pour servir aux rechercheset au tourisme. Nous attendons la tenue d’un colloque consacré àl’archéologie aquatique au cours duquel les scientifiques pourront nousfaire des propositions plus pertinentes», informe Nguyen Dang Vu,directeur du Service provincial de la Culture, des Sports et duTourisme.

La densité des objets archéologiques engloutisdans la province de Quang Ngai est rare. Elle montre que cette zone aété un point de passage important sur la fameuse route de la soiemaritime d’autrefois. Les archéologues et les touristes sontenthousiastes : cette terre ou plutôt cette mer, c’est tout un trésor !-VOV/VNA

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.

Les Journées européennes de littérature 2026 se tiendront du 7 au 17 mai. Photo : organisateurs

Voyage savoureux à travers Hanoi et les univers de la littérature européenne

Les Journées de la littérature européenne reviennent au Vietnam en 2026 avec un thème central : la solitude et la solidarité. Elles marquent à la fois le retour de l’un des festivals littéraires européens les plus importants au Vietnam et le retour à l’une des préoccupations les plus profondes de la littérature : le désir humain de connexion par-delà la distance et la différence.