Le deuxième sommet du comité international du Mékong a eu lieu samedi à Hô Chi Minh-Ville, réunissant le Premier ministre vietnamien Nguyen Tan Dung, les dirigeants des pays membres du comité et des pays partenaires, des représentants d’organisations internationales et régionales, ainsi que des bailleurs de fonds. Reportage de la Voix du Vietnam.

De la déclaration de Huahin à celle de Ho Chi Minh-Ville

Consacré aux ressources aquatiques, énergétiques et vivrières face au changement climatique, ce deuxième sommet doit confirmer la détermination des participants à établir une véritable coopération transfrontalière, avec « développement durable » pour maître-mot.

Un accord de coopération pour un développement durable du Mékong avait été signé en 1995 entre le Vietnam, le Laos, le Cambodge et la Thaïlande. Considéré comme l’un des documents juridiques pionniers en la matière, l’accord en question consacre l’engagement des pays signataires à coopérer pour le développement, la gestion et la protection des ressources aquatiques dans le bassin du Mékong. Depuis sa signature, la coopération dans le cadre du comité international du Mékong fait toujours l’objet de discussions lors des sommets régionaux.

En 2010, à l’occasion du 15ème anniversaire de l’accord, les dirigeants des quatre pays signataires ont convenu d’organiser un sommet du comité international du Mékong tous les quatre ans. À l’issue du premier sommet ayant lieu cette année-là à Huahin, en Thaïlande, l’assistance avait adopté une déclaration commune qui avait permis de dégager une vision d’ensemble et de définir de grandes orientations.

« Grâce à la déclaration de Huahin, le comité international du Mékong a pu mener certaines activités stratégiques dans la région, souligne Le Duc Trung, chef du bureau permanent de la sous-commission vietnamienne du comité international du Mékong. Il a notamment adopté des plans régionaux et nationaux visant à matérialiser la stratégie de développement du bassin en se basant sur la gestion globale des ressources d’eau. Pomme de discorde avant 2010, ces plans ont été finalement adoptés grâce à l’engagement des Premiers ministres des pays participants. »

Le deuxième sommet aura donc lieu à Hô Chi Minh-Ville dans un contexte marqué par d’innombrables pressions que subit le bassin, eu égard à une croissance démographique galopante, à la création de nouvelles centrales hydro-électriques, au développement de l’agriculture, de l’aquaculture et de la navigation fluviale.

« Ce sommet est très important. Il réaffirmera l’engagement des quatre pays membres dans la garantie du développement durable du bassin du Mékong. Il examinera également les résultats de la mise en oeuvre de la déclaration de Huahin et déterminera des priorités et des orientations pour l’étape suivante,» indique Le Duc Trung.

À l’issue de ce sommet, l’assistance adoptera une déclaration commune traduisant l’engagement des dirigeants des pays membres du comité international du Mékong.

Exploitation et utilisation efficace du Mékong

Étant l’un des plus grands fleuves du monde, le Mékong traverse six pays : la Chine, le Laos, le Myanmar, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam. Il est le fleuve nourricier pour les dizaines de millions d’habitants qui vivent dans son bassin. Mais il abrite aussi un éco-système très diversifié avec des espèces animales et végétales rares et précieuses.

Situé en aval, le Vietnam contribue activement à la protection des ressources d’eau du Mékong. Il propose aussi de nombreuses initiatives, notamment le développement d’un système de transport multi-moyen pour mieux exploiter ce cours d’eau, parallèlement à la voie terrestre et à la navigation maritime.

Le deuxième sommet du comité international du Mékong est l’occasion pour le Vietnam de réaffirmer sa volonté d’oeuvrer de concert avec les pays de la région, les partenaires et les bailleurs de fonds dans la garantie de la sécurité des sources d’eau, la gestion et le développement durable du bassin du Mékong. – VNA