Chaque année, le Vietnam exporte environ 1,2 à 1,3 milliard de dollars de produits aquatiques en Chine. Photo: VNA

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Les entreprises vietnamiennes doivent améliorer leur qualité et modifier leurs méthodes de production comme d’exportation pour augmenter leurs expéditions vers la Chine - un marché important mais de plus en plus exigeant à l’égard des produits agricoles.

Lors d'un colloque organisé le 28 mars à Ho Chi Minh-Ville, Cao Lam Vien, vice-président de l'Association de produits vietnamiens de haute qualité, a déclaré que la Chine disposait d'un grand pouvoir d'achat grâce à sa croissance économique rapide et à la hausse de son revenu par habitant, qui était estimé à près de 10.000 dollars en 2018.

Selon les statistiques du ministère chinois de l'Agriculture et des Affaires rurales, le pays a importé pour plus de 137 milliards de dollars de produits agricoles en 2018, dont 3 millions de tonnes de riz, près de 5 millions de tonnes de chips de manioc, 1,2 million de tonnes de viande de porc, 14,8 milliards de dollars des produits aquatiques, 8,4 milliards de fruits frais et plus de 830 millions de légumes.

Ces chiffres indiquent que la demande chinoise concernant des produits agricoles et aquatiques est énorme, cela constituant une grande opportunité pour les exportateurs des produits agricoles et aquatiques dont le Vietnam, a noté Cao Lam Vien.

Le Vietnam exporte chaque année environ 1,2 à 1,3 milliard de dollars de produits aquatiques en Chine, ce qui en fait le troisième fournisseur. En même temps, la Chine est le quatrième marché des produits aquatiques vietnamiens, selon le Département général des douanes du Vietnam.

Depuis plus de 30 ans, les échanges commerciaux entre les deux pays ont été effectués principalement par le biais de petits canaux non officiels. Cette forme de transport de marchandises présente de nombreux risques en termes de paiement tout en rendant difficile le contrôle de la qualité et de la quantité des produits. De plus, les producteurs agricoles et les exportateurs vietnamiens n’ont pas encore accordé l’attention à l’enregistrement des marques en Chine pour pouvoir participer aux systèmes de distribution officiels de ce pays.

Ces derniers temps, la Chine a resserré la réglementation en matière de sécurité sanitaire des aliments et demandé aux entreprises d'importer des marchandises par les voies officielles. En outre, les produits agricoles vietnamiens sont également confrontés à une concurrence féroce des produits similaires venus d’autres pays.

Cao Lam Vien a appelé les entreprises vietnamiennes à modifier leurs méthodes de production et d’exportation, en se focalisant sur l’amélioration de la qualité des produits, la traçabilité, l’emballage, l’étiquetage et le codes à barres.

Il leur a également suggéré de participer à des foires prestigieuses en Chine, telles que la foire SIAL à Shanghai, la foire Chine-ASEAN à Guangxi, ou à des foires agricoles afin de rencontrer de grands partenaires et clients. Ils doivent également profiter du commerce électronique pour diversifier leurs canaux de distribution sur le marché chinois.

Truong Dinh Hoe, secrétaire général de l'Association des producteurs et exportateurs de produits aquatiques du Vietnam (VASEP), a déclaré que le fait que la Chine renforce la sécurité sanitaire des aliments et le commerce non officiel constituait un défi mais aussi une opportunité pour améliorer la qualité des produits agricoles et aquatiques du Vietnam.

Actuellement, les exportations vietnamiennes vers la Chine par les voies maritimes, notamment des localités méridionales, sont de plus en plus favorables, grâce à des coûts plus faibles. L’année 2019 offrira des possibilités pour les exportateurs des produits aquatiques de renforcer les exportations par voies maritimes vers la Chine, a-t-il noté.

Il a demandé aux organes de gestion de contrôler la qualité des produits en examinant et en délivrant des certificats de qualité aux produits destinés à la Chine, 80% des produits aquatiques vietnamiens étant expédiés vers ce marché par des canaux non officiels. Ils devraient également actualiser les politiques d’importation et des règles liées à la sécurité sanitaire des aliments de la Chine aux entreprises nationales. -VNA