Pourquoi les produits agricoles vietnamiens ont du mal à entrer dans la chaîne de vente au détail?

Pour que les produits puissent être présents dans les systèmes de vente au détail modernes, les établissements de production agricole doivent satisfaire à toutes les exigences.
Pourquoi les produits agricoles vietnamiens ont du mal à entrer dans la chaîne de vente au détail? ảnh 1Photo: Vietnam+

Pour que les produits puissent être présents dans les systèmes de vente au détail modernes, les établissements de production agricole doivent satisfaire à toutes les exigences, telles que l'enregistrement des entreprises, la sécurité et l'hygiène des denrées alimentaires et les papiers de test.

Les entreprises locales, les coopératives et les agriculteurs ont pour objectif de fournir leurs produits sur les principales chaînes de distribution avec une grande quantité et une stabilité.

Au Vietnam, grâce aux bonnes conditions naturelles, les produits agricoles sont abondants et diversifiés. Cependant, de nombreux types de produits agricoles sont difficiles à vendre et n'ont pas accès aux chaînes de distribution modernes.

Manque de la collaboration?

Selon le ministère de l'Industrie et du Commerce, la connexion entre l'offre et la demande et le soutien aux entreprises pour introduire des produits de qualité dans la chaîne d'approvisionnement ont apporté des résultats positifs.

Le total des ventes au détail de biens et de services a augmenté d’environ 10% par an depuis 2009. En particulier, après une décennie de mise en œuvre de la campagne "Les Vietnamiens privilégient la consommation des produits vietnamiens", les produits vietnamiens ont débarqué dans les supermarchés étrangers au Vietnam, tels que Lotte (82% en termes de recettes et 84% en volume de marchandises), Big C (96% en chiffre d'affaires) et AEON (80% en fonction du code produit)...

Le Viet Nga, directrice adjointe du Département du marché intérieur du ministère de l'Industrie et du Commerce, a déclaré que ces chiffres impressionnants témoignaient des efforts de l'Association des détaillants du Vietnam et de ses membres dans le contexte où les produits nationaux doivent faire face à une concurrence féroce de la part des produits importés.

Hoang Van Kham, directeur de la Coopérative de fruits et légumes propres de Chuc Son dans le district de Chuong My, à Hanoï, a déclaré que ses fruits et légumes étaient principalement fournis aux supermarchés Big C et Vinmart, aux principaux hôpitaux et aux écoles de la capitale.

Grâce à son intégration dans une chaîne d'approvisionnement de produits agricoles sûrs, la marque commerciale de la coopérative est de plus en plus appréciée par les consommateurs.

Cependant, Pham Ngoc Thanh, directeur de la société par actions de conseil sur le développement et le commerce Phuc Lam dans le quartier de Phu Lam, arrondissement de Ha Dong à Hanoï, a déclaré que les hommes d'affaires voulaient tous des profits élevés, mais que les détaillants devaient partager avec les producteurs.

"Les taux d'escompte élevés des supermarchés ont fait monter les prix des produits agricoles vietnamiens, les empêchant de concurrencer les produits importés. Par conséquent, les producteurs attendent le soutien des détaillants pour éviter que leurs produits ne rencontrent pas d'autres difficultés après avoir franchi l'étape de l'inspection pour être vendus aux supermarchés", a-t-il déclaré.

Les producteurs doivent être plus professionnels


En dépit des programmes de connectivité entre les entreprises et les localités pour faciliter la consommation, les grandes entreprises réussissent principalement grâce à l'application de technologies.

Inversement, les affaires spontanées et non professionnelles sont l'une des principales raisons de la lenteur des ventes.

Tran Thi Phuong Lan, directrice adjointe du Service de l'Industrie et du Commerce de la ville de Hanoï, a déclaré que les produits agricoles nationaux peinent à entrer dans les supermarchés car de nombreux producteurs ne garantissent pas encore la qualité conformément aux normes des supermarchés.

En fait, de nombreux produits ne répondent pas encore aux normes d'hygiène alimentaire, manquent même de codes barres et n'ont que des emballages simples.

Le Thi Mai Linh, vice-présidente du groupe Central Group, a déclaré que les producteurs devaient préparer des licences d'enregistrement d'entreprise, des certificats d'hygiène et de sécurité des aliments, des papiers de quarantaine, des devis, des échantillons...

Les détaillants inspecteront les marchandises et décideront si elles répondent aux normes pour entrer dans les supermarchés.

"Dans ces conditions, les entreprises, les coopératives et les agriculteurs doivent modifier leurs méthodes de production de manière plus stable et professionnelle. Si elles travaillent en étroite collaboration avec les détaillants, les producteurs sauront ajuster la production", a-t-elle déclaré.

Pour créer une connectivité efficace entre entreprises, agriculteurs et coopératives, les autorités doivent contribuer à faciliter une croissance durable.

Le Viet Nga a indiqué que le ministère de l'Industrie et du Commerce avait mis au point de nombreux projets d'ici 2020 pour organiser la distribution dans des zones reculées et montagneuses, et proposé des cours de formation pour la distribution des produits vietnamiens.

Cependant, les mesures principales consistent à améliorer la qualité des produits et à offrir des prix raisonnables, en particulier dans les zones rurales. -VietnamPlus

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