Pour le développement durable de la riziculture dans le delta du Mékong

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a organisé mercredi à Long Xuyen une conférence pour trouver les solutions sur le développement durable de la riziculture dans le delta du Mékong.
Pour le développement durable de la riziculture dans le delta du Mékong ảnh 1Le Premier ministre Nguyen Xuan Phuc prend la parole à conférence sur le développement durable de la riziculture dans le delta du Mékong, mercredi matin, dans la ville de Long Xuyen, province d'An Giang. Photo: VNA
 

An Giang (VNA) – Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a organisé mercredi matin dans la ville de Long Xuyen, province d’An Giang, une conférence pour trouver les solutions pour le développement durable de la riziculture dans le delta du Mékong.

Placée sous la présidence du Premier ministre Nguyen Xuan Phuc, la conférence a réuni des représentants des ministères, services et localités concernés, ainsi que ceux des associations, établissements de recherche, et notamment des entreprises, coopératives et familles paysannes dans la région.

Le delta du Mékong est une des rares régions dans le monde ayant des avantages particuliers dans la production agricole et l’aquaculture avec une terre fertile et des ressources en eau abondantes. Il s’agit d’un moteur pour développer la riziculture et plus généralement la production agricole, contribuant activement à exporter le riz vietnamien vers plus de 150 pays de par le monde.

Par ailleurs, le secteur rizicole doit actuellement faire face à plusieurs défis menaçant le développement durable d’un secteur dont dépendent des dizaines de millions d’habitants.

Au cours des deux premiers mois de l’année, 787.235 tonnes de riz ont été exportées pour une valeur de plus de 328 millions de dollars, soit une baisse respective de 18,5% et 21,4% ​sur un an. En outre, le taux de perte après-récolte reste élevé, et la qualité de riz exporté médiocre.

La riziculture dans le delta du Mékong ​est confrontée aux changements climatiques - sécheresse, montée des océans, salinisation - et au changement radical de l'abondance des ressources en eau en raison des aménagements réalisés en amont du fleuve du Mékong, etc.

Selon le ministre de l’Agriculture et du Développement rural Nguyen Xuan Cuong, les agriculteurs d​u delta du Mékong restent pauvres en raison de la faible effic​ience économique de la riziculture. Dans le delta du Mékong, chaque famille rizicole génère en moyenne de 35-40 millions/ha/an, inférieur ​de plus de 2,7 fois à la Thaïlande.

Malgré ses difficultés, la riziculture constitue toujours un avantage du delta du Mékong et un secteur plein de potentiels, car la demande mondiale en riz augmentera de 70% d'ici 2050 pour nourrir 9 milliards d​'êtres humains, dont la moitié considère le riz comme la nourriture principale.

S’adressant à la conférence, le Premier ministre Nguyen Xuan Phuc a demandé d’améliorer la vie des agriculteurs, de développer durablement les entreprises et de stabiliser le marché dans un environnement hautement concurrentiel.

Nguyen Xuan Phuc a hautement apprécié le rôle des sciences et des technologies, la direction des autorités locales, notamment le rôle des agriculteurs dans le delta du Mékong, avant de reconnaître celui des entreprises dans la production et la consommation du riz, contribuant à garantir la sécurité alimentaire et au développement de la riziculture du pays.

Par ailleurs, le chef du gouvernement a également indiqué la faible efficacité de la riziculture, en soulignant que le riz est un des produits agricoles stratégiques du Vietnam.

"La riziculture nationale est dans l'"heure d’or" du Renouveau. Cela exige toutefois des stratégies conformes à la mondialisation pour que le riz vietnamien réponde à la demande de consommation ​asiatique et mondiale, apportant une plus grande valeur ajoutée pour les riziculteurs et les entreprises de ce secteur", a dit le Premier ministre Nguyen Xuan Phuc.

Il a demandé de renouveler radicalement le secteur rizicole via des mesures drastiques tant au niveau institutionnel, politique qu’au niveau des modèles de développement. "En premier lieu, il faut modifier les politiques au service du développement rizicole, encourager le secteur privé à investir dans l’agriculture, et appliquer davantage les progrès scientifiques et technologiques dans ​ce secteur". -VNA

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