C'estce qu'a déclaré le Premier ministre Nguyên Tân Dung lors de lacérémonie d'accueil d'Etat pour le professeur Ngô Bao Châu, lauréat del'une des quatre médailles Fields 2010, considérées comme l'équivalentdu Prix Nobel dans les mathématiques, qui a eu lieu dimanche au Centrenational des conférences de My Dinh à Hanoi.
Selon lechef du gouvernement, le prix Fields a fait honneur à lui-même, à safamille, à ses enseignants mais aussi à tout le Vietnam.
LePremier ministre a également exprimé ses remerciements envers lesscientifiques français et américains ayant épaulé le professeur Châupour qu'il puisse parvenir à ses succès d'aujourd'hui.
"Jesuis si ému que sa famille se soit rendu ce midi, au mausolée duprésident Hô Chi Minh, pour penser avec ferveur à lui", a-t-ilpoursuivi.
Afin de ne pas reculer par rapport au reste dumonde, le Vietnam nécessite plus de "Ngô Bao Châu" ainsi qu'une sociétéstudieuse de même que des politiques d'assistance aux talentueux,a-t-il souligné, ajoutant que le gouvernement créerait des conditionsfavorables au professeur Ngô Bao Châu pour qu'il puisse contribuer audéveloppement des mathématiques dans le pays.
"L'exempleNgô Bao Châu doit se multiplier. Je souhaite que les jeunes vietnamienssuivent l'exemple du professeur et se lancent dans les sciences. Legouvernement leur créera des conditions favorables. Je souhaite que leprofesseur continue de récolter des succès et de contribuer audéveloppement des mathématiques au Vietnam comme dans le reste dumonde.", a conclu le Premier ministre vietnamien.
Desreprésentants des élèves du lycée Trung Vuong et de la sectionmathématique de l'Université des sciences naturelles (Universiténationale de Hanoi) - lieux où le professeur Ngô Bao Châu a fait sesétudes - ont exprimé leurs sentiments.
"Je suis très émudevant la joie et la fierté des jeunes durant cette cérémonie. Avant deparler du futur, nous devons retourner dans le passé. Personne ne veutse souvenir de la pauvreté, mais je sais que mes parents ont dû sepriver de riz pour que je puisse aller à l'école", a confié leprofesseur Ngô Bao Châu.
De ses années à l'étranger, il atiré comme enseignement que son enfance avait subi un désavantage surle plan de la nourriture, mais pas sur le plan des études. -AVI