Hanoi (VNA) – Le Tribunal populaire de Hanoi a condamné lundi après-midi 24 août l’ancien vice-ministre du Travail, des Invalides et des Affaires sociales (désormais rattaché avec le ministère de l’Intérieur) Nguyên Ba Hoan et 27 autres accusés à de lourdes peines de prison pour leur rôle dans une grosse affaire de corruption.
Nguyên Ba Hoan s’est vu infliger une peine de 12 ans de prison pour "corruption passive", à l’issue du procès en première instance de l’affaire de "corruption passive", "fait d’agir comme intermédiaire en vue d’une corruption" et "violation des règles comptables, causant de graves conséquences" survenue à la Compagnie par actions d’investissement, de construction et de fourniture de main-d’œuvre Hoàng Long, le MoLISA ainsi que divers organismes et entreprises associés.
Huit autres accusés ont été condamnés à des peines allant de 30 mois de prison avec sursis à 14 ans de prison "corruption passive", dont Lê Thanh Hà, ancien chef du bureau de gestion des travailleurs vietnamiens auprès de l’ambassade du Vietnam en République de Corée), à 4 ans de prison ; Tông Hai Nam, ancien directeur du Département de la main-d’œuvre à l’étranger, à 14 ans de prison ; Nguyên Thành Hung, fonctionnaire du bureau du ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, à 7 ans de prison.
Nguyên Son Lâm, directeur du Cabinet d’avocats Thành Dô s’est vu infliger une peine de 6 ans de prison pour "fait d’agir comme intermédiaire en vue d’une corruption".
Dix-huit accusés restants ont condamné pour "violation des règles comptables, causant de graves conséquences", dont Nghiêm Quôc Hung, président du conseil d’administration et directeur général de la compagnie Hoang Long qui a écopé 5 de prison.
Deux accusés ont été remis en liberté au Tribunal populaire de Hanoi : Phuong Truong Long (chef du bureau d’exportation de main-d’œuvre de la compagnie Sona) et Hoàng Thi Huong (employée de la compagnie Hoàng Long).
Selon l’acte d’accusation, entre 2021 et mai 2025, Nguyên Ba Hoan a laissé Tông Hai Nam et certains fonctionnaires créer des obstacles aux entreprises lors de l’examen des dossiers de licences pour l’envoi de travailleurs vietnamiens à l’étranger, les contraignant à verser entre 100 et 400 millions de dôngs. Les accusés auraient contraint les entreprises à verser une somme fixée entre 100 et 400 millions de dôngs (soit 3.800 à 15.300 dollars) par licence.
Lors de l’évaluation des dossiers et l’approbation des réponses aux demandes d’enregistrement de contrats de fourniture de main-d’œuvre à l’étranger, Nguyên Ba Hoan a accepté de laisser Tông Hai Nam diriger une procédure d’évaluation illégale, empêchant les entreprises de fournir par elles-mêmes les documents requis. Les entreprises auraient été contraintes de verser environ 500 dollars par travailleur pour bénéficier d’un traitement favorable et obtenir l’approbation. Grâce à ce système, Nguyên Ba Hoan, Tông Hai Nam et plusieurs responsables du Département de la main-d’œuvre à l’étranger auraient perçu plus de 30 milliards de dôngs en pots-de-vin de la part de personnes liées à 31 entreprises.
Le verdict rendu en première instance a souligné que les actes délictueux des accusés ont représené un grave danger pour la société, porté directement atteinte au bon fonctionnement et à la réputation des organismes et organisations, entraîné des pertes pour le budget de l’État, violé les droits et intérêts légitimes des travailleurs et érodé la confiance du public envers les organismes de gestion de l’État, provoqué l’exaspération du public et porté atteinte à l’ordre et la paix sociaux.
Outre les peines de prison, le tribunal a ordonné la confiscation et le reversement au budget de l’État de plus de 30 milliards de dôngs résultant d’actes de corruption passive et de près de 6 milliards de dôngs résultant de l’intermédiation en vue d’une corruption. – VNA