Philatélie: Des timbrés du timbre…

La philatélie n’en finit plus de faire des adeptes de par le monde. Et à ce jeu-là, le Vietnam ne fait pas exception: les timbrés du timbre y sont légion.

Hanoi (VNA) – La philatélie n’en finit plus de faire des adeptes de par le monde. Et à ce jeu-là, le Vietnam ne fait pas exception: les timbrés du timbre y sont légion. Seulement voilà: à l’heure d’Internet, écrire une lettre, la plier, la mettre dans une enveloppe timbrée, ça fait furieusement vieux jeu et il y a gros à parier que pour la jeune génération, le mot «timbre» renvoie à un usage pour le moins désuet. Quant à la philatélie… Une passion d’un autre âge? Pas si sûr. Pham Hao et La Van Tiên, qui sont deux philatélistes patentés, ont quelques idées sur la question…   

 
Philatélie: Des timbrés du timbre… ảnh 1
 
Philatélie: Des timbrés du timbre… ảnh 2

«Vous êtes philatéliste et vous souhaitez partager cette passion avec vos amis, vos enfants ou petits-enfants…» Dit comme ça, on pourrait croire à un défi. Mais le propre d’un défi, c’est d’être relevé. Imaginez donc que vous ayez en face de vous un jeune qui aime le football et que vous possédez des timbres à l’effigie de telle ou telle vedette du ballon rond… Alors là, pour le coup, il y a gros à parier que vous allez faire un nouvel adepte.    

C’est  en tout cas ce que recommande Pham Hao qui, non content d’être un philatéliste impénitent, s’emploie à convertir son entourage… Sa méthode est simple et repose sur un postulat tout aussi simple: comme les collections de timbres tournent en général autour d’un thème précis (personnages historiques, personnages de bandes dessinées, peintres, animaux, vestiges historiques…), il suffit qu’une personne s’intéresse à l’un de ces thèmes pour qu’elle s’intéresse également aux timbres qui vont avec…

«On ne peut pas posséder tous les timbres qui existent de par le monde: il y en a beaucoup trop. Par contre, on peut s’en tenir à un thème précis et dans le cas d’un philatéliste en herbe, ça peut constituer une bonne entrée en matière. C’est d’autant plus judicieux que dans ce domaine, il y en a pour tous les goûts. Le tout, c’est de ne pas choisir un thème trop pointu, au moins au départ, parce que ça peut créer des difficultés et donc des frustrations», confie Pham Hao.           

Philatélie: Des timbrés du timbre… ảnh 3Source: VOV

Pour collectionner des timbres, il ne suffit pas de rester chez soi et de recevoir des lettres des quatre coins du monde. Il faut chercher, fouiner, rencontrer des passionnés, et parfois aussi «casser sa tirelire»!

«Les jeunes collectionneurs que je rencontre sont des gens très minutieux, très patients… Et ça, la minutie, la patience, ce sont les caractéristiques de tout philatéliste qui se respecte. Mais c’est aussi en cela que la philatélie est un art de vivre à part entière: parce qu’elle force ses adeptes à faire preuve de patience, de persévérance... Et là, forcément, on ne peut que se réjouir de voir que les jeunes s’y intéressent», dit Pham Hao.    

La philatélie est porteuse de valeurs: valeurs affectives, patrimoniales, culturelles, historiques, artistiques… Et ça n’a rien d’un passe-temps ringard… Il suffit, pour s’en convaincre, de voir tous ces jeunes qu’accueille chaque semaine le salon des philatélistes de la rue Triêu Viêt Vuong, qui se montrent recueillis face à chaque pièce rare, qu’ils considéreraient presque comme une relique sacrée. Du haut de ses 24 ans, Nguyên Tiên Dat fait partie de ces jeunes qui n’ont pas peur d’afficher leur passion pour les timbres…

«La philatélie est sûrement l’une des activités de collection les plus en vogue», constate-t-il. «Dénicher un timbre rare, ça demande beaucoup de temps et d’investissements… Moi, c’est mon père qui m’a offert ma première collection quand j’avais 15 ans. C’est une collection qui porte sur les sites historiques réputés du pays. Et comme je m’intéressais à l’histoire, j’ai immédiatement accroché».   

Philatélie: Des timbrés du timbre… ảnh 4Source: VOV

Tiên Dat utilise également Internet et les réseaux sociaux pour ses recherches, ce qui lui permet d’entrer en contact avec d’autres philatélistes et de donner une dimension internationale à ses investigations. Achats, ventes, estimations… Tout peut se faire en ligne, de nos jours, et certains sites du type Ebay ou Delcampe font le bonheur des philatélistes.     
 
La Van Tiên est lui aussi l’une des grandes figures du gotha de la philatélie. Toutes les semaines, il organise des expositions gratuites à son domicile.    

«Les collections de timbres se transmettent de génération en génération», note-t-il. «Chez les jeunes, qui ont un large choix de loisirs, les collections se font plutôt par thème: les dinosaures, les châteaux... Les expositions que j’organise chez moi donnent souvent lieu à de véritables expertises, ce qui permet aux jeunes d’acquérir un certain niveau technique».  

Actuellement, le pays dont les timbres sont les plus recherchés, est la Chine. Mais les timbres de la Syrie et du Liban d’avant la Seconde Guerre mondiale sont eux aussi très prisés des collectionneurs, de même que les timbres de l’Allemagne d’avant la réunification.    

Philatélie: Des timbrés du timbre… ảnh 5Source: VOV

«Ce n’est pas l’ancienneté d’un timbre qui fait sa valeur mais sa rareté», précise La Van Tiên. «Beaucoup de facteurs entrent en compte : la variété (papier, teinte), la dentelure qui est très importante  et  le tirage: c’est tout ce qui fait la différence avec un timbre standard. Attention: les défauts peuvent perdre de sa valeur à un timbre : une dentelure plus courte, une tache sur la gomme… Mais quand on aime, on ne compte pas. Si vous prenez un timbre vietnamien d’avant la réunification nationale, ça peut aller jusqu’à 15 millions de dôngs!»   
 
 Collectionner des timbres est bien plus qu’un aimable passe-temps. C’est un art de vivre, une ouverture sur le monde... Le collectionneur se fait géographe, historien, ethnologue, au besoin…
Comme quoi, une simple petite vignette peut recéler bien des trésors… On en arriverait presque à regretter le bon vieux temps des cartes postales et des lettres manuscrites… - VOV/VNA        

source

Voir plus

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.