Peinture : Thuy Vy y va de son grain de riz

À Hô Chi Minh-Ville, la boutique de Quynh Vy, au 585/4, rue Nguyên Dinh Chiêu dans le 3e arrondissement, est de plus en plus connue pour sa spécialité : la peinture en riz.

À Hô ChiMinh-Ville, la boutique de Quynh Vy, au 585/4, rue Nguyên Dinh Chiêudans le 3e arrondissement, est de plus en plus connue pour sa spécialité: la peinture en riz. La patronne de la boutique, c’est Nguyên Thuy Vy,une jeune femme de talent.

À 20 ans, NguyênThuy Vy, qui vient d’achever ses études universitaires à l’Écolesupérieure de langues étrangères et d’informatique de Hô Chi Minh-Ville,est patronne d’une marque d’art au cachet du Vietnam : les peintures ensable et en riz de marque Quynh Vy. Ce nom est composé du prénom deThuy Vy et de celui de sa sœur Ngoc Quynh.

Passionnée pour les arts depuis l’enfance, Nguyên Thuy Vy a d’abordappris à créer des peintures en sable. Après avoir acquis del’expérience, elle a étudié les peintures en pierres fines et en riz.Actuellement, c’est la peinture en riz qui porte la marque Quynh Vy, desœuvres aux thèmes divers tels que paysages, calligraphies, scènes de lavie religieuse ou pastorale, animaux, images populaires, portraits...

«Le portrait en sable ou en riz plaît aux gensen raison de son originalité. On peut s’en servir comme objet dedécoration, et le placer un peu partout, du bureau à l’étagère delivres», explique Thuy Vy.

Pour réaliser unepeinture en riz, l’artiste suit différentes étapes : le choix du riz (ilen existe plusieurs variétés - ordinaire, gluant, parfumé... - degrains de différentes formes et de couleurs variées aussi), et letraitement des grains (torréfaction) pour obtenir diverses gammes detons : ivoire, jaune, acajou, brun clair, brun foncé, noir... La couleurdu grain dépend du temps de torréfaction (pour le traitement desgrains, Thuy Vy a créé une machine aux résultats étonnants). Vientensuite la sélection des grains et leur classement par couleur.

Ensuite, sur un tableau en bois, l’artiste dessine la scène qu’ellesouhaite représenter, puis la recouvre d’une légère couche de vernis.Puis vient l’étape la plus fastidieuse : au moyen d’une pincette, ellecompose le tableau grain après grain... Une autre couche de vernis fixele tout. Enfin, l’étape finale de traitement chimique afin que letableau soit protégé des vrillettes et autres bestioles phytophages.Pour mieux comprendre cet art spécial, vous pouvez visiter le sitewww.tranhgaoquynhvy.com, ou mieux encore, la boutique de Quynh Vy.

Le développement de la peinture en riz permet de diversifier lesbeaux-arts vietnamiens. Aujourd’hui, les peintures en riz sont devenuesun produit culturel au cachet typiquement vietnamien. Thuy Vy expose sespeintures lors de manifestations culturelles ou caritatives dans lepays mais aussi à l’étranger. – AVI

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.