Peinture sur feuille de borasse, palme d’or à l’audace

Dans la province d’An Giang, Vo Van Tang est connu pour ses peintures sur les feuilles de borasse ou rônier. Après une dizaine d’années de création, cet artiste autodidacte a réalisé environ 10.000 peintures sur des thèmes divers.
Dans la province d’An Giang(delta du Mékong), le septuagénaire Vo Van Tang est connu pour sespeintures sur les feuilles de borasse ou rônier. Après une dizained’années de création, cet artiste autodidacte a réalisé environ 10.000peintures sur des thèmes divers.

Au bourg de NuiSâp (district de Thoai Son, province d’An Giang, delta du Mékong), leseptuagénaire Vo Van Tang est connu pour ses peintures sur feuille deborasse, un genre de palmier répandu dans la localité. Deux ansauparavant, il a reçu un certificat pour son label exclusif de peinturessur feuille de rônier et c’est une nouvelle qui anime une très grandejoie chez lui, car «n’importe où on ira, on saura automatiquement que cetype de peinture est l’œuvre de mon esprit», partage-t-il, souriant.

Le borasse est répandu dans la province natalede Vo Van Tang, particulièrement dans les deux districts montagneux deTri Tôn et Tinh Biên. Cet arbre donne des fruits et du jus sucré quisont couramment utilisés par les habitants locaux depuis longtemps,comme breuvage par exemple. Mais personne n’avait imaginé faire desœuvres avec ses feuilles.

Passionné de peinturedepuis son enfance, Vo Van Tang a découvert les bons caractères de lafeuille de rônier favorables à la création artistique. Banquier deprofession, Vo Van Tang a visité un jour, un atelier de fabricationd’éventails en feuilles de rônier pour contrôler et décider si le prêtaux artisans était possible. «Ce jours-là, j’ai été impressionné par labeauté de la feuille de borasse», dit-il. Vo Van Tang a apporté chez luiquelques feuilles qu’il laissa dans un coin de la maison. Deux ansaprès, il a retrouvé ces feuilles de rônier et s’est étonné de «leurbeauté et de leur souplesse intactes».

Comme Vo VanTang aime la peinture et a auparavant créé des dessins avec des feuillespectinées de cycas, il a essayé de faire une esquisse en coupant lesfeuilles de rônier et en collant ces fibres sur un papier épais.Ensuite, pour s’adapter au nouveau support, le dessinateur a utilisé unfer à pyrograver. Avec sa pointe chauffée, il permet de donner desnuances de couleurs au dessin avec principalement le noir, le marron etle jaune. Son usage de cette pyrogravure exige du dessinateur habiletéet minutie.

Ses premières créations ont été offertesà ses proches. Par la suite, l’artiste autodidacte, de plus en plusreconnu pour son nouvel art, a été de plus en plus demandé. Ce type depeinture est apprécié pour son originalité, ses couleurs naturelles quiéclairent bien l’espace où l’œuvre est accrochée.

En2003, Vo Van Tang a pris sa retraite et a pu consacrer tout son temps àla création. Après l’ouverture de son atelier de peinture, lescommandes ne cessent d’augmenter, ne lui permettant pas de satisfairetoutes les demandes car une œuvre représente trois à quatre jours detravail. Alors, Vo Van Tang a demandé à sa femme et à son fils departiciper à son travail. Il a aussi recruté d’autres personnes dontcertains sont handicapés pour leur enseigner le métier. Aujourd’hui,l’atelier de Vo Van Tang compte une dizaine de salariés qui font trois àquatre peintures chaque jour.

Après dix ans decréation, Vo Van Tang a réalisé plus de 10.000 peintures sur différentsthèmes : paysages, scènes rurales ou citadines, portraits de leadersnationaux, animaux... Et à lui seul le Président Hô Chi Minh compte déjàplus de 1.000 œuvres vendues. En 2010, Vo Van Tang a reçu du Centre dulivre des records du Vietnam le titre d’«homme qui a réalisé le plus depeintures sur la feuille de borasse». - AVI

Voir plus

Un espace culturel hmong animé au Festival culturel de l’ethnie Hmong. Photo: VNA

Diên Biên vibre au rythme du Festival culturel de l’ethnie Hmong

Porté par la participation de 11 provinces, le 4e Festival culturel de l’ethnie Hmong s’est ouvert à Dien Bien en 2026. Véritable carrefour d’échanges, cet événement s’impose comme un puissant vecteur de rapprochement communautaire, tissant des liens de solidarité et de compréhension mutuelle entre les différentes ethnies du pays.

L'artiste Dang Ngoc Long et l'Orchestre symphonique de Tübingen (Allemagne) se produisent lors du concert « Une rhapsodie de deux mondes » au théâtre Ho Guom (Hanoï) en décembre 2025. Photo : VNA

Depuis Berlin, la guitare raconte le Vietnam au monde

Depuis deux décennies, le professeur Dang Ngoc Long fait vibrer la guitare au Festival international de Berlin pour raconter le Vietnam au monde. En insufflant l'âme de son pays dans des œuvres interprétées par de jeunes talents internationaux, ce virtuose transforme la musique en un pont culturel qu'il ambitionne aujourd'hui de bâtir jusqu'à Hanoi.

Les prétendantes au titre de Miss Vietnam 2026 ont fait monter la température d'un cran lors de la la conférence de presse, à Hai Phong, le 6 octobre. Photo : Comité d’organisation

Les 25 finalistes font souffler un vent d’été sur Miss Vietnam 2026

Selon les organisateurs, le concours Miss Vietnam 2026 repose sur quatre piliers indissociables : la beauté, la culture, l’intelligence et l’engagement. Tout au long de l’aventure, les candidates seront ainsi évaluées de manière globale, et non sur des critères isolés.

L'ancien ambassadeur du Panama, Servio S. Samudio, pose pour une photo avec des enfants des régions montagneuses du Vietnam. Photo fournie par l’intéressé.

Vietnam - Panama : Une proximité née de choses simples

Dans un entretien accordé au correspondant de l’Agence vietnamienne d’Information (VNA) en Amérique latine, l’ancien ambassadeur du Panama au Vietnam, Servio S. Samudio (mandat 2015-2020) a exprimé que des expériences durant son mandat au Vietnam figurent parmi les souvenirs les plus marquants de sa mission.