Hanoi (VNA) – Le Vietnam a pris une série de mesures pour remédier à la situation de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et faire retirer le carton jaune émis par la Commission européenne, selon le site globalpolicyjournal.

Les bonnes pratiques de pêche favorisent les exportations de produits de la mer vietnamiens. Photo: VGP

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MARD) et la Direction des pêches et l’Association des producteurs et exportateurs de produits aquatiques du Vietnam (VASEP) ont demandé à tous d’observer les politiques relatives à la pêche et au développement de la flotille de pêche.

L’Assemblée nationale du Vietnam a approuvé le 21 novembre 2017 le projet d’amendement de la loi sur la pêche et l’aquaculture, dans lequel ont été écrits les contenus majeurs recommandés par la Commission.

Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a promulgué une directive sur certaines mesures et solutions urgentes destinées à remédier à l’avertissement de la Commission sur la pêche INN. En outre, une bonne soixantaine d’entreprises ont mis leurs forces en commun pour assurer des pratiques de pêche durable.

Le gouvernement a publié une série de textes et mesures, y compris l’application des règles, l’organisation des séminaires pour sensibiliser les pêcheurs, le renforcement de la coopération avec les pays côtiers et insulaires pour prévenir la pêche INN, la tenue des dialogues avec l’UE sur les efforts visant à améliorer la gestion de la pêche, l’envoi d’observateurs, dont beaucoup sont d’anciens capitaines de pêche, à bord des chalutiers pour renforcer la surveillance des captures.

En 2010, en réponse à un rapport du MARD, le Premier ministre a approuvé un système national pour la gestion efficace des aires marines protégées dans les eaux souveraines. Celles-ci comprennent Hon Mun dans la baie de Nha Trang, Cu Lao Chàm et Phu Quôc.

De plus, les capitaines de pêche sont encouragés à tenir un journal de bord ou un registre précis des prises à des fins d’inspection sous peine d’encourir une amende allant jusqu’à 2.000 dollars et de se voir révoquer leur permis de pêche commerciale.

La Direction des pêches a mis au point une base de données nationale sur les pêches qui intègre les données relatives aux navires de pêche, y compris l’enregistrement, les licences, les carnets de pêche et un logiciel généralement accepté (VNFISHBASE) utilisé dans huit provinces côtières.

La pêche est la pierre angulaire de l’économie vietnamienne et, depuis 2006, la nation est classée parmi les dix premiers pays exportateurs de produits de la pêche, aux côtés des États-Unis, de la Chine et de la Norvège, selon la VASEP.

Le Vietnam reconnaît que ce n’est pas seulement son problème, puisque les dix pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) représentent un cinquième de la production mondiale de poissons marins.

A l’échelle mondiale, avec le nombre grandissant de filets vides et la croissance de la population asiatique, la surpêche continue d’épuiser les océans à travers le monde, près de 90% des pêcheries mondiales étant pleinement exploitées ou devant faire face à un épuisement total.

Selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre 11 et 26 millions de tonnes de poisson, soit 15% des prises mondiales, sont illégalement capturées chaque année. En tant que premier importateur mondial de poisson, l’UE ne souhaite pas être complice de ces pratiques de pêche non durables.

Depuis 2012, la CE mène des dialogues formels avec plusieurs pays tiers (prérecensement ou carton jaune) qui ont été avertis de la nécessité de prendre des mesures fermes pour lutter contre la pêche INN.

Lorsque des progrès importants sont observés, la Commission peut mettre fin au dialogue (levée de l’état de prérecensement ou carton vert). Dans le cas contraire, le pays concerné recevra un carton rouge synonyme de l’exclusion de ses produits issus de la pêche dans l’UE. – VNA