Pas de soucis concernant un éventuel déficit commercial en 2016

Le commerce extérieur a été déficitaire de 3,2 milliards de dollars en 2015. Cette année, la situation serait identique, mais cela ne pose aucun problème, selon le Département général des statistiques

Hanoi  (VNA) - Le commerce extérieur du Vietnam a été déficitaire en 2015 de 3,2 milliards de dollars. Cette année, la situation devrait être identique, mais cela ne pose aucun problème, selon Nguyên Bich Lâm, directeur du Département général des statistiques.

Pas de soucis concernant un éventuel déficit commercial en 2016 ảnh 1Nguyên Bich Lâm, directeur du Département général des statistiques. Photo: CVN

- En 2015, le Vietnam a signé de nouveaux accords de libre-échange. Comment évaluez-vous les effets de ces derniers sur l’économie nationale ?

L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), dont le Vietnam est membre, a convenu d’accords de libre-échange (FTA) avec la Chine, la République de Corée, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Inde dans la période 2004-2012. Leur application en est à ses dernières phases s’agissant de la suppression des barrières tarifaires. Les résultats de cette mise en oeuvre durant toutes ces années sont présents, notre économie en profite notablement. La forte hausse du chiffre d’affaires à l’export et l’afflux de l’investissement étranger au Vietnam en sont deux des manifestations les plus marquantes.

L’année dernière, le pays a signé de nouveaux accords avec la République de Corée, l’Union européenne, l’Union économique eurasiatique et l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan-Arménie. Ceux-ci, avec la naissance de la Communauté économique de l’ASEAN (AEC), entraîneront une très forte ouverture du marché grâce à la suppression des barrières douanières, donnant ainsi au Vietnam de nouvelles opportunités de développement économique.

- Mais plus le marché domestique est ouvert, plus le risque de déficit commercial est important, non ?

Avec les États-Unis, l’Union européenne, la Chine, la République de Corée, le Japon et l’ASEAN sont des débouchés majeurs pour notre commerce extérieur. Avec les États-Unis, l’Union européenne, le Japon, notre pays est en excédent commercial, et avec les autres marchés, il est en déficit, en particulier avec la Chine, la République de Corée et l’ASEAN.

Pas de soucis concernant un éventuel déficit commercial en 2016 ảnh 2Le secteur textile du pays a besoin le plus des matières premières importées. Photo: VNA

Un déficit commercial dû à des importations trop importantes de biens de consommation est une situation dangereuse pour notre économie. Mais ce n’est pas le cas, puisque plus de 80% de nos importations sont des matières premières, de l’équipement et des machines pour nos entreprises produisant pour les exportations. Pour un pays comme le nôtre, nous aurons toujours besoin d’en importer en attendant le développement d’une industrie auxiliaire qui fournira des produits de substitution. À défaut, il serait difficile de développer notre chiffre d’affaires à l’export en vue d’atteindre notre objectif de croissance fixé à 6,68% pour 2016. Pour ma part, de telles importations ne sont pas problématiques.

- Mais de toute façon, le pays ne peut pas toujours dépendre des sources de matières premières importées ?

N’importe quelle économie ne veut pas dépendre d’un ou de quelques marchés étrangers. C’est pour cette raison qu’en 2011, le Premier ministre Nguyên Tân Dung a pris la décision 12 sur la politique de développement de plusieurs secteurs industriels auxiliaires, et, par la suite, la décision 1483 instituant une liste des produits industriels bénéficiant d’une priorité de développement.

Pour répondre aux besoins de développement de l’économie nationale, dans les années à suivre, j’estime que le déficit commercial pourrait être toléré jusqu’à 5% du montant de nos exportations. Mais la situation va évoluer, car le 1er janvier 2016, un train de politiques incitatives au développement de l’industrie auxiliaire entre en vigueur, et ce secteur devrait progresser de manière soutenue, ce qui nous permettra de réduire progressivement nos importations de matières premières.

L’ANZ table sur un «bon déficit» commercial du Vietnam en 2015

Selon un rapport sur l’économie vietnamienne de la banque ANZ publié récemment, le Vietnam connaît un déficit commercial en 2015 et 2016. Mais à la différence des années précédentes, ANZ a déclaré que ce déficit ne serait pas important et que ce serait un «bon déficit». Le déficit commercial est causé par la forte hausse des importations, principalement de machines et d’équipements pour la production, notamment des importations des entreprises étrangères qui sont supérieures à celles des entreprises domestiques. L’indice des directeurs d’achat PMI montre une augmentation de nouvelles commandes à l’export, et le décaissement des IDE est le plus élevé de toutes ces dernières années. En particulier, l’investissement direct étranger actuel, essentiellement dans l’industrie manufacturière, a des conséquences positives sur la balance du commerce. «Ces résultats nous font penser que le déficit commercial du Vietnam sera bon», selon l’ANZ pour qui il devrait être de 0,5% du PIB en 2015, puis de 1% en 2016. En outre, l’ANZ a conseillé au Vietnam d’être prudent devant des effets indésirables pouvant apparaître, en particulier lorsque le déficit commercial résulte de l’importation de biens de consommation. – CVN/VNA



Voir plus

Panorama de la rencontre. Photo: VNA

Renforcement de la coopération économique Vietnam–États-Unis

L’Assemblée nationale du Vietnam soutient fermement le développement des relations Vietnam–États-Unis et s’efforce de créer un cadre juridique et politique favorable, stable et transparent pour permettre aux entreprises étrangères, dont américaines, d’opérer et de se développer durablement au Vietnam.

Photo d'illustration: VNA

Quang Ninh envisage de construire la première ZEF numérique et du savoir

Contrairement aux zones existantes, axées sur l’industrie traditionnelle et le commerce transfrontalier, ce nouveau modèle reposera sur quatre piliers : un pôle technologique numérique concentré, l’intelligence artificielle et les centres de données, un centre de données de niveau asiatique pour la reprise après sinistre et une cité universitaire.

Tom Attenborough (droite), responsable du développement commercial international sur les marchés primaires à la Bourse de Londres (LSE). Photo: VNA

La Bourse de Londres entrevoit des perspectives prometteuses pour le marché des capitaux vietnamien

Répondant à la presse en marge du Forum d'investissement de haut niveau tenu le 14 avril à Ho Chi Minh-Ville-Ville, Tom Attenborough, responsable du développement commercial international sur les marchés primaires à la Bourse de Londres (LSE), a qualifié la trajectoire du Vietnam de récit particulièrement remarquable, mettant en avant les ambitions de croissance à deux chiffres du pays et ses perspectives de montée en gamme boursière.

Un coin de Ho Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville enregistre sa plus forte croissance depuis dix ans

Hô Chi Minh-Ville, principal pôle économique du Vietnam, a enregistré sa plus forte croissance au premier trimestre depuis dix ans et a appelé à des réformes plus rapides et à des mesures plus décisives pour atteindre une croissance à deux chiffres cette année.

Cérémonie de lancement du Fintech Hub, l’un des quatre piliers stratégiques du Centre financier international du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville (VIFC–HCMC). Photo: VNA

Fintech Hub : Hô Chi Minh-Ville en route vers un centre financier moderne

Le Fintech Hub, l’un des quatre piliers stratégiques du Centre financier international de Hô Chi Minh-Ville (VIFC–HCMC), a été inauguré le 14 avril, marquant une étape majeure dans le développement de l’écosystème fintech de la ville. Conçu pour favoriser l’innovation, l’investissement et l’expérimentation de nouveaux modèles financiers, ce centre ambitionne de renforcer la position de la métropole en tant que hub financier régional et international.

Séminaire stratégique axé sur le renforcement de la coopération économique, industrielle et technologique. Photo: ambassade du Vietnam en Bulgarie

Vietnam–Bulgarie : un nouvel élan pour la coopération économique et technologique

Le séminaire stratégique axé sur le renforcement de la coopération économique, industrielle et technologique marque une étape importante dans la mise en œuvre du partenariat stratégique Vietnam–Bulgarie, répondant au besoin croissant des partenaires bulgares de mieux comprendre l’environnement d’investissement vietnamien, les orientations industrielles du pays et les domaines prioritaires de coopération

Le Vietnam prend des mesures adéquates en réduisant progressivement sa dépendance au charbon au profit des énergies renouvelables, notamment l'éolien et le solaire. Photo: VNA

Crise énergétique mondiale : une motivation suppléméntaire pour accélérer la transition verte au Vietnam

Enzo Sim Hong Jun, chercheur en histoire et en défense estime que le choc énergétique provoqué par le conflit iranien contraindra le monde à accélérer l'adoption de pratiques économiques vertes afin d'éviter que de tels scénarios ne se reproduisent. Grâce à des mesures stratégiques allant des énergies renouvelables et du nucléaire à l'optimisation de ses ressources nationales en pétrole et en gaz, le Vietnam non seulement surmonte les défis, mais s’affirme comme un acteur résolu de la nouvelle ère énergétique.

Les programmes de la marque "Univers de Say Hi" ont enregistré un chiffre d'affaires dépassant 1.000 milliards de dôngs en 2025. Photo : DatVietVAC

L’"Univers de Say Hi" s’apprête à faire ses premiers pas en Bourse

DatVietVAC a déposé sa demande auprès de la Commission d’Etat des valeurs mobilières (SSC) et prévoit une introduction en bourse (IPO) cette année. L’objectif de l’IPO est d’accroître les fonds levés afin de développer davantage d’activités, notamment la formation d’artistes et la création de valeur pour les actionnaires et le personnel.

Les achats en ligne sont une habitude courante chez les employés de bureau. Photo : VNA/VNS

L’essor de l’e-commerce assombri par la recrudescence des contrefaçons

Dans un monde en pleine expansion comme celui des médias sociaux et du commerce électronique, la publicité mensongère et les contrefaçons prospèrent, exposant les consommateurs à des risques croissants. Face à la confusion grandissante entre produits authentiques et contrefaits sur les plateformes numériques, les appels à un contrôle plus strict se multiplient afin de préserver la confiance du public et l'intégrité du marché.