Noix de cajou : privilégier la qualité à la quantité

Face à la baisse de la production nationale de noix de cajou, l’Association de la noix de cajou du Vietnam (Vinacas) a pris différentes mesures pour répondre aux besoins croissants.

Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Face à la baisse de la production nationale de noix de cajou, l’Association de la noix de cajou du Vietnam (Vinacas) a pris différentes mesures pour répondre aux besoins croissants, en privilégiant la qualité plutôt que le volume.

Noix de cajou : privilégier la qualité à la quantité ảnh 1Traitement de noix de cajou pour l’exportation. Photo: VNA

Lors d’une conférence organisée le 12 juillet à Hô Chi Minh-Ville par la Vinacas, son secrétaire général Dang Hoàng Giang a estimé que le manque de matières premières portait atteinte aux contrats d’exportation des entreprises nationales. Par conséquent, les exportateurs sont appelés à bien prendre en compte les risques, financiers notamment.

«La Vinacas demande à ses membres de se pencher sur la qualité plutôt que sur la quantité. Le traitement de l’humidité de la noix de cajou à la saison pluviale doit être bien évalué. En plus, il faut bien étudier le bon moment pour prendre les décisions de vente ou de stockage», a fait remarquer M. Giang.

Valorisation du label national

La Vinacas est en train d'achever l'élaboration d'un code de critères destiné à la noix de cajou brute qui sera déposé au Conseil général de la noix de cajou (GCC). Elle a également proposé au ministère de l’Industrie et du Commerce d’ajouter la noix de cajou dans la liste des neuf produits nationaux bénéficiaires des programmes d’édification d’un label national.

Par ailleurs, les activités de promotion commerciale devront être renforcées, de même que l’application des technologies dernier cri dans la transformation, et ce tout en respectant les normes internationales comme HACCP (normes d’hygiène de l’agroalimentaire), GMP (bonne pratique agricole), ISO 22000 et BRC (norme en matière de sécurité alimentaire française) pour élargir les débouchés.

Selon Trân Van Hiêp, chef du Service de la promotion commerciale à la Vinacas, celle-ci a coopéré avec des partenaires de la Côte d’Ivoire dans un programme de partenariat sur la période 2017-2020, qui prévoit notamment des transferts de technologies du Vietnam vers la Côte d’Ivoire afin d’améliorer la qualité de la noix de cajou de ce pays africain.

«La conférence internationale sur la noix de cajou, prévue en novembre 2017 sur  l’île de Phu Quôc (province de Kiên Giang, Sud), sera l’un des événements importants pour valoriser l’image de ce produit vietnamien», a souligné M. Hiêp. D’ajouter que la Vinacas souhaite que le Vietnam soit une destination de choix dans l’avenir pour le Congrès annuel du Conseil international des noix et fruits secs (INC) et le GCC. Le  Vietnam est en effet, depuis onze ans consécutifs, le premier exportateur de cette noix.

Renforcement des échanges d’informations sur le marché

Suite à une séance de travail avec l’Association des exportateurs de noix de cajou de la Côte d’Ivoire (AEC-CI) en avril 2017, la Vinacas et l’AEC-CI ont convenu de tenir des visioconférences mensuelles pour s’informer de la situation des marchés ainsi que des nouvelles réglementations relatives à la commercialisation de ce produit des deux pays.

En outre, la Vinacas a coopéré avec le projet européen d’aide au commerce (Mutrap) et avec la compagnie américaine Red River Foods pour organiser des colloques où les entreprises vietnamiennes pourraient sonder les marchés européen et américain.

Les litiges commerciaux ont aussi été abordés à cette occasion. Selon Lê Thành Kinh, membre du Centre d’arbitrage international au Vietnam (VIAC), à l’heure actuelle, les échanges internationaux de noix de cajou sont trépidants, ce à quoi son établissement prête une haute attention. À son avis, le rôle des gestionnaires d’État est prépondérant dans le traitement des litiges commerciaux. Selon lui, les entreprises vietnamiennes doivent bien saisir les différences de mécanismes entre les tribunaux publics et les centres d’arbitrage. «Les tribunaux publics traitent des litiges de grande ampleur. Les litiges commerciaux modérés peuvent être traités beaucoup plus vite par les centres d’arbitrage, et les informations des entreprises restent confidentielles», a indiqué M. Kinh.

Selon les prévisions de la Vinacas, cette année, le Vietnam devrait exporter pour 3 milliards de dollars de noix de cajou transformée, soit une hausse de 5% en glissement annuel. -CVN/VNA

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