Nguyên Thu Huyên, créatrice de magnifiques patchworks

Pendant une dizaine d’années, avec du fil et des chutes de tissu, Nguyên Thu Huyên a créé des patchworks colorés et uniques. Les thèmes de ses œuvres portent essentiellement sur les femmes, leur beauté, leur amour maternel, etc.
Nguyên Thu Huyên, créatrice de magnifiques patchworks ảnh 1La peintre Nguyên Thu Huyên. Photo :CVN

Hanoï (VNA) - Pendant une dizaine d’années, avec du fil et deschutes de tissu, Nguyên Thu Huyên a créé des patchworks colorés etuniques. Les thèmes de ses œuvres portent essentiellement sur lesfemmes, leur beauté, leur amour maternel, etc.

Nous avons rencontré Nguyên Thu Huyên dans son centre d’art, House of Art, basé dans l’arrondissement de Long Biên, à Hanoï, alors qu’elle travaillait sur la réalisation d’un patchwork.

Néeen 1988 (Année du Dragon), Thu Huyên est diplômée de la Faculté dedesign de mode de l’Université ouverte de Hanoï, avant d’obtenir unmaster à l’Université des beaux-arts du Vietnam. Enfant, elle aimaitdéjà réaliser de petits dessins à partir de morceaux de tissu et créerdes cartes avec des pépins de pomme-cannelle et de pamplemousse à offrirà ses amis.

Des œuvres à partir de différents tissus

Unefois étudiante en première année, les couleurs et les textures desdifférents tissus l’ont attirée, la rendant encore plus passionnée etattachée au patchwork plus qu’à d’autres formes d’art.

En2008, la jeune fille a commencé à réaliser des œuvres et à les publiersur son blog personnel. Dès ses premières publications, elle a reçu lesoutien de nombreuses personnes. Ainsi, elle a nourri sa passion en sespécialisant dans cet art textile.

"Mapremière œuvre, réalisée avec une amie, d’une taille de 2 m x 1,5 m,était composée de tissus des costumes des 54 ethnies du Vietnam ets’appelle Beauté vietnamienne . J’y ai travaillé pendant six mois, etelle est actuellement conservée au Musée des femmes du Vietnam. AuVietnam, quelques autres artistes travaillent aussi sur le patchwork,mais ils n’utilisent que le voile de coton. Je veux avoir mon stylepropre, me différencier des autres, j’utilise donc du jean, de la toile,du coton, de la soie... Je veux réaliser les œuvres les plus variéespossibles, ne pas m’arrêter à un seul tissu mais en combiner de nombreux", raconte l’artiste.

Pourfabriquer un patchwork, Thu Huyên esquisse d’abord son idée sur papier.Ensuite, elle réfléchit aux types de tissus à utiliser. Les matièrespremières sélectionnées sont alors traitées pour être découpées sansdommages puis cousues ensemble pour créer une œuvre complète.

Lesthèmes de ses créations portent essentiellement sur les femmes, àtravers par exemple l’amour maternel, l’essor des femmes ethniques et labeauté des femmes d’antan et d’aujourd’hui.

"Pourles peintures sur toile, on utilise des pinceaux et des couleurs. Maispour le patchwork, j’utilise du tissu et du fil. Je dois combinerdifférents morceaux de tissus et diverses couleurs pour créer une œuvre.Je fabrique des patchworks de nombreux formats différents, de petitetaille à offrir à mes amis et mes proches, et de grande taille pour desexpositions. Il me faut au moins cinq jours pour réaliser une œuvre", partage-t-elle.

Un terrain de jeu artistique

Fondé par la peintre Thu Huyên, le centre d’art House of Art fonctionne depuis 2015. Elle l’a créé par passion pour la peinture,avec le désir que les enfants bénéficient très tôt d’une orientation etd’un encadrement de la part d’enseignants professionnels pour développerau mieux leurs capacités artistiques et devenir un jour créateurs demode, designers, etc. L’artiste souhaite également partager sonexpérience et son enthousiasme en particulier avec les enfants, encréant un terrain de jeu artistique et en dispensant un enseignementcréatif.

Nguyên Thu Huyên, créatrice de magnifiques patchworks ảnh 2Un patchwork de Nguyen Thu Huyen. Photo : CVN

"J’aipassé presque un an ici à apprendre le dessin. J’ai pu réaliser despeintures sur toile, décorer des sacs, dessiner des éventails et peindredes paysages. Madame Huyên m’a enseignée comment mélanger les couleurset comment composer un tableau pour obtenir une œuvre harmonieuse", confie Nguyên Minh Hang, apprenante du cours de dessin à la House of Art.

Enplus de son emploi du temps chargé, Thu Huyên consacre du temps à fairedécouvrir son art au public à travers de nombreuses expositions. Elle aprésenté en 2018 une exposition individuelle de patchworks à la Maisondes expositions située au 16, rue Ngô Quyên, à Hanoï, et a reçu unaccueil particulièrement chaleureux du public. Les 24 œuvres exposéeslui ont demandé chacune entre une semaine et deux ans de réalisation.Elles ont toutes été vendues à la suite de l’exposition, c’est pourquoi,depuis lors, lorsque des amateurs d’art évoquent l’art du patchwork,ils ne peuvent s’empêcher de mentionner Nguyên Thu Huyên.

"L’expositionJe peins mon rêve est ma première exposition personnelle marquant dixans de travail sur le patchwork. En plus de cet évènement, au cours des15 dernières années, j’ai également participé à de nombreusesexpositions conjointes avec d’autres artistes dans le pays et enRépublique de Corée. J’ambitionne de réaliser ma 2eexposition personnelle dans un futur proche, toujours sur le thème desfemmes. Et bien sûr, je consacrerai encore du temps cette année auxenfants", estime la peintre.

Lespatchworks de Thu Huyên ont un style unique qui ne ressemble à celuid’aucun autre artiste, car ses œuvres sont une combinaison de morceauxde tissu créant un ensemble harmonieux en termes de couleur et decomposition. Les amateurs d’art peuvent ressentir la sophistication, laminutie et les émotions de cette jeune artiste dans chacune de sesœuvres. - CVN/VNA

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.