Monuments historiques : la situation se dégrade à Hanoï

Hanoï est la ville regroupant le plus de patrimoines historiques du pays. Cependant, nombre d’entre eux sont dans un état de dégradation avancé.

Hanoï (VNA) - Hanoï est la ville regroupant le plus de patrimoines historiques du pays. Cependant, nombre d’entre eux sont dans un état de dégradation avancé. Pour les sauver, la ville a besoin de plusieurs milliers de milliards de dôngs. Une somme aujourd’hui impossible à réunir pour la capitale.

Monuments historiques : la situation se dégrade à Hanoï ảnh 1La maison commune de Cô Chê, du district de Phú Xuyên (Hanoï), construite il y a 300 ans, est dans un état déplorable. Photo : CTV

Les statistiques du Service de la culture et des sports de Hanoï indiquent que la capitale héberge près de 5.850 monuments historiques. Sur ce total, environ 2.000 sont dégradés dont plus de 200 dans un état avancé.

C’est ce que l’on appelle les «affres du temps». Les causes sont nombreuses : le climat, les éléments sociaux et aussi la durabilité de chaque ouvrage. Autre explication : le fait que de nombreux bâtiments sont exploités à de mauvaises fins. En effet, autrefois, de nombreuses pagodes et maisons communes ont été réquisitionnées pour stocker engrais, insecticides, mais aussi bombes, obus et autres munitions...

Résultat : certaines d’entre elles sont dans un état de délabrement avancé comme les maisons communes de Vinh Phê (district de Ba Vi), de Cô Chê (district de Phú Xuyên) ou encore de Xuân Canh (district de Dông Anh), pour ne citer que ces quelques exemples.

Un manque cruel de moyens

Selon les prescriptions de Hanoï, chaque échelon dispose de son propre budget pour restaurer et valoriser les patrimoines culturels placés sous sa gestion. La Loi des patrimoines culturels stipule aussi les ressources financières pour ces activités, lesquelles proviennent de trois sources : le budget de l’État, les recettes des activités d’exploitation et les ressources capitalisées.

Concrètement, la ville - qui gère le budget de l’État - ne peut assurer que 60% du budget nécessaire aux travaux de restauration. Pour les 40% restants, les localités doivent se débrouiller.

Il faut compter en moyenne 10 milliards de dôngs pour restaurer un monument. Problème : il y en a maintenant des centaines. Un chiffre bien trop élevé par rapport au budget municipal, d’où la situation actuelle, qui ne fait qu’empirer dans la mesure où nombre de localités ne peuvent pas non plus mobiliser de financements, ni «socialiser» (c’est-à-dire faire appel à des organisations privées ou à des particuliers, ndlr) les 40% qui restent.

Ainsi, ces dernières années, plusieurs districts et arrondissements ont-ils dû demander des soutiens financiers supplémentaires à la ville et au ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme.

Mais pour sauver ces patrimoines, eut égard à la limite du budget municipal, il faut trouver d’autres solutions. S'agissant de cet épineux problème, Nguyên Thi Hoà, chef du Comité de gestion des patrimoines historiques et des sites célèbres de Hanoï, propose qu’en dehors de la mobilisation des ressources financières, l’on classe ces monuments en fonction de leurs valeurs en vue d’éventuels travaux de restauration. En d’autres termes, donner la priorité aux monuments importants, tels que les patrimoines historiques nationaux spéciaux ou ceux de la période révolutionnaire, de la guerre… possédant de hautes valeurs historiques et touristiques. Ce qui stimulerait le développement du tourisme de la ville, et donc les rentrées budgétaires, avec pour conséquence de faciliter la restauration des monuments secondaires.-CVN/VNA

Voir plus

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.

Cérémonie d'ouverture de la 46e édition du Festival floral du Printemps à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

De multiples activités festives pour célébrer le Têt traditionnel 2026

À Hô Chi Minh-Ville, le Comité populaire municipal a inauguré dans la soirée, au parc Tao Dan, la 46e édition du Festival floral du Printemps. Organisé sur une superficie de près de 9,6 hectares, l’événement se tient jusqu’au 22 février (6e jour du Têt), perpétuant une tradition culturelle emblématique de la métropole méridionale depuis près d’un demi-siècle.

Jeux folkloriques traditionnels dans le cadre du programme du « Festival royal du Têt » à la Citadelle impériale de Hué. Photo : VNA

La Cité impériale de Huê fait revivre les traditions du Têt royal

Organisé dans l’enceinte de la Cité impériale de Huê, le programme « Têt royal » propose une reconstitution vivante du Nouvel An dans l’ancien palais, à travers jeux de cour, arts traditionnels et rituels festifs, afin de valoriser le patrimoine culturel de l’ancienne capitale impériale.

Le Xuan Kieu, directeur du Centre des activités culturelles et scientifiques du Temple de la Littérature. Photo: VNA

La tradition de la calligraphie à l’honneur à Hanoï

À l’occasion du Nouvel An lunaire, Hanoï accueille la Fête de la Calligraphie 2026 au Temple de la Littérature, un événement culturel majeur célébrant l’art calligraphique et les 950 ans de la première université nationale du Vietnam.

Reconstitution de la grande audience royale du Nouvel An lunaire de la dynastie Nguyen au palais Thai Hoa, dans la citadelle impériale de Hué. Photo : VNA

Hue : reconstitution d’une audience royale des Nguyen

Le Centre de conservation des monuments de Hue a organisé le 11 février une reconstitution de la cérémonie du Thiet Trieu (audience royale) de la dynastie Nguyen à la Citadelle impériale de Hue, à l'occasion du Nouvel An lunaire (Têt).