Londres 2012: les sportifs vietnamiens chantent le blues

La délégation sportive vietnamienne sélectionnée pour ces 30es Jeux olympiques (JO) de l’ère moderne s’était pourtant envolée vers Londres avec enthousiasme, raisonnablement optimisme quant à ses possibilités de ramener quelques médailles au pays.
La délégation sportivevietnamienne sélectionnée pour ces 30es Jeux olympiques (JO) de l’èremoderne s’était pourtant envolée vers Londres avec enthousiasme,raisonnablement optimisme quant à ses possibilités de ramener quelquesmédailles au pays.

Et pourtant… Les espoirs ontvite été douchés, à l’image de l’haltérophile Trân Lê Quôc Toàn quiéchoue au pied du podium pour deux petits kilos ou encore du tireurHoàng Xuân Vinh, 4e à seulement 0,1 point de la médaille de bronze...Rageant ! Pourquoi un tel désastre alors qu’objectivement, la délégationvietnamienne semblait armée pour mieux faire ?

Après la réunification du pays en 1975, le Vietnam a commencé àparticiper aux JO, la plus grande et prestigieuse fête sportive de laplanète. À l’exception de Los Angeles en 1984, le pays a participé autotal à huit éditions olympiques, Londres incluse.

Les JO 2012 arrivent en 3e position en termes d’effectifs, avec 18athlètes, derrière Moscou en 1980 (31 sportifs) et Pékin 2008 (21). Saufque pour cette édition londonienne, tous les participants, sansexception, ont décroché leur qualification, sans invitation à titreexceptionnel qu’aucune ne soit délivrée. D’où cet optimisme…

Qui plus est, pour la première dans l’histoire sportive du pays, leVietnam concourait dans pas moins de 11 disciplines, dont cinqtraditionnelles (athlétisme, natation, gymnastique artisti-que, lutte ethaltérophilie). Auparavant, seuls les tireurs et les combattants enarts martiaux réussissaient à tirer leur épingle du jeu pour sequalifier.

Cela dit, ces progrès, indéniables, n’ontpas été suffisants au plus haut niveau. En sept éditions olympiques, lebilan du Vietnam est maigre, avec en tout et pour tout deux médaillesd’argent. La première a été décrochée par la taekwondoka Trân Hiêu Ngân(- 57 kg) à Sydney en 2000 et la seconde à Pékin, par l’haltérophileHoàng Anh Tuân (- 56 kg).

Quels enseignements à retirer ?

Selon Nguyên Hông Minh, qui a derrière lui plus de 40 ans d’expériencedans le sport de haut niveau - il a notamment été à la tête duDépartement des sports de haut niveau et de plusieurs éditions des SEAGames (Jeux sportifs d’Asie du Sud-Est) et des JO -, cette déceptionrésulte de la mauvaise préparation des athlètes pour cette compétition,où le moindre détail peut faire la différence. Par exemple, la gymnasteHà Thanh s’est entraînée seule quatre mois durant, et l’haltérophileTrân Lê Quôc Toàn n’a bénéficié d’infrastructures d’entraînement dequalité seulement quelques mois avant l’échéance...

M. Minh, estime que pour briller dans ces grandes compétitionsinternationales, il faut d’abord déterminer clairement les objectifs etinvestir en conséquence. Cela passe par de bonnes conditionsd’entraînement et de récupération (infrastructures, logistique, suivimédical et nutrition…), ainsi que par une politique de dépistage desjeunes talents. Sans cette «professionnalisation», ce genre dedésillusion risque de se reproduire. – AVI

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