L’haltérophilie vietnamienne s’envolera pour Rio

Le Vietnam enverra trois représentants aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2016, au Brésil. Du jamais vu.
L’haltérophilie vietnamienne s’envolera pour Rio ảnh 1Vuong Thi Huyen a remporté l'argent dans la catégorie des moins de 48 kg lors des Championnats du monde d'haltérophilie 2015. Photo : CVN

Hanoi (VNA) - Suite à la performance de la sélection vietnamienne aux Championnats du monde d’haltérophilie, qui viennent de s’achever aux États-Unis, le pays enverra trois représentants aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2016, au Brésil. Du jamais vu.

L’année 2015 est à marquer d’une pierre blanche pour l’haltérophilie vietnamienne, au regard des progrès accomplis. Aux Championnats du monde de la spécialité, disputés en novembre à Houston (États-Unis), la sélection vietnamienne est rentrée avec un beau bilan de deux médailles d’argent et de deux de bronze. Décisif dans la course à la qualification pour les prochains Jeux olympiques (JO) d’été, qui auront lieu du 5 au 21 août 2016 à Rio de Janeiro.

Trois quotas non nominatifs

Selon les prescriptions de la Fédération internationale d’haltérophilie, les points cumulés à l’issue des championnats du monde 2014 et 2015 permettent d’établir une hiérarchie. Concrètement, les pays figurant dans le Top 19-24 dans l’épreuve par équipes masculines décrochent trois quotas non nominatifs pour la cité «carioca».

En terminant 20e avec 92 points cumulés sur les deux compétitions, la Fédération vietnamienne d’haltérophilie pourra envoyer trois de ses meilleurs éléments aux JO de Rio de Janeiro. C’est elle qui choisira ses athlètes dans l’objectif de remporter au moins une médaille olympique. Cette année, les représentants du pays étaient Thach Kim Tuân, Nguyên Trân Anh Tuân, Trân Lê Quôc Toàn et Hoàng Tân Tài.

C’est la première fois de son histoire qu’un sport vietnamien enverra autant de compétiteurs aux JO. Auparavant, tous les haltérophiles vietnamiens s’étaient qualifiés pour ces jeux grâce à leur performance individuelle.

Aux JO 2008, le Vietnam comptait deux représentants en haltérophilie : Hoàng Anh Tuân et Nguyên Thi Thiêt. Quatre ans plus tard, à Londres, seul Trân Lê Quôc Toàn avait décroché son billet, avec une très honorable (ou rageante, selon) quatrième place dans la catégorie des moins de 56 kg. Thach Kim Tuân, décevant lors des tournois importants précédant la compétition, était absent de ce rendez-vous. Les JO de Rio de Janeiro seront pour lui l’occasion de «prendre sa revanche», en tout bien tout honneur, bien entendu.

Ce dernier, mais aussi Nguyên Trân Anh Tuân et Trân Lê Quôc Toàn - les trois meilleurs haltérophiles du pays - ont logiquement la faveur des pronostics pour le voyage à Rio. Problème, il ne peut y avoir trois représentants d’un pays dans une même catégorie, d’où l’importance de laisser Trân Lê Quôc Toàn concourir dans la catégorie supérieure (moins de 62 kg) afin de laisser le champ libre à Thach Kim Tuân et à Nguyên Trân Anh Tuân chez les moins de 56 kg.

Sitôt les Championnats du monde 2015 terminés, Thach Kim Tuân a bénéficié de soins spécialisés pour l’aider à récupérer complètement de sa double blessure contractée au dos et au genou. À noter que le Vietnamien, forcément diminué, avait réussi à y soulever un total de 287 kg pour finir à la 3e place chez les moins de 56 kg.

Ses deux coéquipiers, Anh Tuân et Quôc Toàn, continuent de bénéficier des méthodes d’entraînement individualisées dans l’optique d’arriver à leur pic de forme pour les JO 2016.

Le coach Huynh Huu Chi, on l’a compris, a fait savoir que le Vietnam visait la catégorie des moins de 56 kg hommes. «C’est la seule catégorie où le pays a la capacité de faire la différence», a-t-il affirmé. Bien que les deux principaux adversaires de Thach Kim Tuân, le Nord-Coréen Om Yun Choi et le Chinois Wu Jingbiao soient au sommet de leur art, le Vietnamien a encore une chance, à condition qu’il soit rétabli à 100% et bénéficie du plein soutien de ces coéquipiers dans cet objectif.

Pas de Vietnamienne pour l’instant

Par ailleurs, les femmes aussi ont fait parler d’elles à Houston, lors des derniers Championnats du monde de la spécialité. En atteste la médaille d’argent de Vuong Thi Huyên, en moins de 48 kg.

Avec un total de 24 points, la sélection féminine vietnamienne a pris la 37e place. Pas suffisant toutefois pour ramener un quota (elle n’a pas pris part aux Championnats du monde 2014, ndlr). S’il veut envoyer une athlète, le Vietnam devra briller aux Championnats d’Asie 2016, disputés en Ouzbékistan. Dans le cas contraire, Vuong Thi Huyên et Nguyên Thi Thuy - l’autre figure de la discipline chez les femmes - devraient alors terminer dans le top 7 du classement du monde par individuels, ce qui paraît compliqué. Mais sait-on jamais ? 

Désormais, six athlètes sont qualifiés pour les JO 2016 : Nguyên Thi Anh Viên (natation), Hoàng Xuân Vinh, Trân Quôc Cuong (tir sportif) et trois haltérophiles.-CVN/VNA

Voir plus

La série animée Wolfoo figure parmi les 10 finalistes du 7e Concours de cricket pour enfants. Photo : Comité d'organisation

Les 10 finalistes du Prix pour les enfants Dê mèn 2026 dévoilés

La 7e édition du prix pour les enfants Dê Mèn (Grillon) 2026 met à l’honneur la diversité de la création artistique destinée aux enfants au Vietnam, avec dix œuvres finalistes couvrant plusieurs disciplines culturelles et une participation remarquée de jeunes créateurs.

Le stand vietnamien attire un large public grâce à ses activités culturelles, ses spectacles artistiques traditionnels et ses spécialités culinaires, laissant une image positive du Vietnam auprès des visiteurs locaux et étrangers. Photo: VNA

Le Vietnam à l’honneur au Festival culturel mondial de Seongnam

Le Festival culturel mondial de Seongnam a mis à l’honneur la diversité culturelle et les échanges entre les peuples, réunissant des communautés internationales autour des traditions, de la gastronomie et des arts, avec une participation remarquée du Vietnam.

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.