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Hanoi (VNA) - Rapportant de 150 à 200 millions de dôngs chaque année aux cultivateurs, et nettement plus rentable que la riziculture ou la sériciculture, la fabrication de vermicelles de tolomane (miên dong), à partir de canna comestible (Canna edulis) fait vivre de nombreux paysans au village de Minh Hông.

Dans la commune de Minh Quang, district de Ba Vi, en banlieue de Hanoï, la coopérative agricole Minh Hông réunit présentement 165 foyers. Selon Nguyên Van Duân, directeur de la coopérative, la production a pris son essor en 2001, année où Minh Hông a été reconnu en tant que village de culture de tolomane.

Plusieurs étapes de production telles que filtrage de la farine, le découpage des vermicelles… ont été mécanisées. Les 165 décortiqueuses permettent à chaque foyer de produire quotidiennement en moyenne 20 tonnes de fécule de tolomane.

Les cultures de canna s’étendent sur 180 ha. La récolte a lieu du  9e au 1er mois lunaire. D’après Hoàng Ngoc Truong, propriétaire d’un établissement de traitement du tolomane, les tubercules de canna résistent sans contraintes à la chaleur. Plus le temps est ensoleillé, plus le tolomane est blanc et parfumé. Les vermicelles de Minh Hông sont réputés pour être plus blancs que ceux des autres localités.

La marque «vermicelles de tolomane de Minh Hông» a été déposée et certifiée auprès du Département de la propriété intellectuelle du ministère des Sciences et Technologies du Vietnam. Ces vermicelles sont vendus en grosse quantité dans l’ensemble du pays, au prix de 50.000 dôngs le kilo. -CVN/VNA