Les provinces du Sud s’orientent vers les bus au gaz naturel

Afin de protéger la qualité de l’air en ville et réduire leurs frais, certaines provinces du Sud investissent dans des bus fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC).

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Afin de protéger la qualité de l’air en ville et réduire leurs frais, certaines provinces du Sud investissent dans des bus fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC). Mais le manque de fonds empêche la mise en œuvre du projet.

Les provinces du Sud s’orientent vers les bus au gaz naturel ảnh 1Ces bus d’un nouveau genre fonctionnant au gaz naturel comprimé à Hô Chi Minh-Ville.Photo . Hoàng Hai/VNA/CVN

Actuellement, la pollution de l’air due aux gaz d’échappement atteint des proportions alarmantes dans les grandes villes comme Hanoi et Hô Chi Minh-Ville. L’utilisation de bus fonctionnant au GNC est une des orientations intéressantes – mais pas suffisantes – pour tenter de renverser la tendance.

Hô Chi Minh-Ville, ville pionnière

La mégapole du Sud a été la première localité du pays à avoir mis en service, dès 2011, des bus fonctionnant au GNC en remplacement de ceux au diesel. Les autorités municipales ont permis à la Compagnie générale SAMCO d’importer de République de Corée 24 bus de ce genre pour la ligne Ben Thành-Binh Tây. Après cinq ans d’activité, ces bus verts ont parfaitement répondu aux attentes de la population.

Selon le Pr-Dr. Nguyên Thi Bich Hang, de l’École des transports et des communications  de Hô Chi Minh-Ville, «ces bus verts consomment 23% de moins que les bus diesel, à quoi s’ajoute une faible émission de gaz d’échappement». Bref, que des avantages.

En outre, ils sont dotés d’équipements modernes tels qu’un système de navigation GPS, d’une caisse automatique pour les billets, une caméra, un dispositif de surveillance de l’itinéraire, et d’un système d’alarme automatique. «L’utilisation du gaz naturel répond aux conditions actuelles de la ville. Elle va permettre au marché du bus de se renforcer. Les technologies de fabrication, de montage, de maintenance et de réparation des bus au GNC se développeront rapidement», estime Hoàng Minh, directeur adjoint du Service municipal des transports et des communications.

Selon un représentant de la Compagnie par action de commercialisation du gaz liquéfié du Sud,  le Vietnam a les capacités de produire et d’exploiter du gaz naturel comprimé. La combustion du gaz naturel est chimiquement bien plus propre que celle des carburants classiques, et les moteurs fonctionnant au GNC sont deux fois plus silencieux.  Ce combustible peut être utilisé, moyennant des adaptations légères, dans des moteurs essence ou diesel. 

Actuellement, la mégapole du Sud compte 2.700 bus fonctionnant sur 136 lignes, qui transportent un million de passager par jour. La plupart d’entre eux, carburant au diesel, datent de la période entre 2002 et 2005.

«Le Comité populaire municipal, qui veut bâtir une ville verte et propre, a approuvé le projet de fabrication de 300 bus fonctionnant au gaz naturel pour remplacer progressivement ceux au diesel déclassés. Désormais, 201 bus verts roulent dans la ville, sur cinq lignes», fait savoir M. Minh.

Nécessité de soutiens de l’État

Les provinces du Sud s’orientent vers les bus au gaz naturel ảnh 2Le bus est un moyen de transport public de plus en plus répandu. Photo : Hoàng Hai/VNA/CVN

Malgré l’intérêt évident des bus verts, les entreprises de transport rencontrent bon nombre de difficultés pour changer leur flotte, en raison de coûts prohibitifs.

Dans la province de Dông Nai (Sud), le Service provincial des transports et des communications a depuis cinq ans un projet d’investissement de 550 bus au GNC. Mais il est condamné à rester dans les tiroirs faute de fonds, alors que les besoins en bus sont importants. Dông Nai compte actuellement 400 bus, sur 24 lignes, très fréquentées par écoliers, étudiants et ouvriers.

Selon Trân Van Quan, vice-directeur du Service municipal des transports et des communications, l’achat de bus de ce genre dépasse les capacités d’une entreprise locale. En effet, un bus Huyndai coûte 5 milliards de dôngs, et un de SAMCO 3 milliards de dôngs. L’assistance de l’État s’avère donc indispensable.
À Hô Chi Minh-Ville, le Service municipal des transports et des communications a demandé au Comité populaire de la ville de promulguer des politiques d’assistance en terme de fonds pour acquérir des bus verts, politiques qui en sont encore au stade de la conception.

En dehors du manque de fonds, les entreprises se soucient aussi du nombre limité de lieux d’approvisionnement en GNC. Mais selon un représentant de la Compagnie par action du gaz liquéfié du Sud, à côté des 2,694 milliards de mètres cubes de la réserve de gaz naturel du Vietnam, le pays a aussi un projet d’en importer. C’est pourquoi, le carburant pour ces bus sera assuré pendant un siècle au moins.

Cette compagnie a neuf stations à Bà Ria-Vung Tàu et  à Hô Chi Minh-Ville. Elle envisage d’en construire une autre dans le 8e arrondissement et d’élever la capacité des deux autres dans les arrondissements de Thu Duc et Phu Nhuân. -CVN/VNA

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