Les marchands de sable du marché de Bà Hoa

À Hô Chi Minh-Ville, le marché de Bà Hoa est moins connu que ceux de Bà Chiêu, Bà Hom, Bà Diêm. Mais, pour les habitants originaires de la région Quang, c’est une vraie caverne d’Ali Baba.
À Hô Chi Minh-Ville, le marché de Bà Hoa est moins connu que ceux de BàChiêu, Bà Hom, Bà Diêm. Mais, pour les habitants originaires de larégion Quang, c’est une vraie caverne d’Ali Baba.

Le marchéde Mme Hoa (Bà Hoa) se situe dans le 11e quartier de l’arrondissementde Tân Binh (Hô Chi Minh-Ville). Il se distingue par ses spécialités dela région Quang (qui regroupe les provinces de Quang Nam et Quang Ngai,au Centre), dont... du sable.

En 1960, Mme Hoa, domiciliéeau carrefour Bay Hiên, arrondissement de Tân Binh, achète le droitd’exploitation d’une parcelle de terrain déserte pour construire deskiosques à louer. À l’époque, la plupart des habitants originaires de larégion Quang sont concentrés autour de ce carrefour. Et leurs kiosquesse mettent à vendre des marchandises caractéristiques de cette région.Au fil des années, le marché de Bà Hoa draine un nombre croissantd’habitants du Centre. Après la réunification nationale en 1975, ilchange de nom et devient «le marché du 11e quartier». Mais les habitantslocaux continuent de l’appeler par son ancien nom, Bà Hoa.

Aumarché de Bà Hoa, un habitant de Quang Nam, ou de Quang Ngai peuttrouver n’importe quel plat de sa région d’origine : duong tan (sucre decanne cuit et divisé en pièces ovales de 3 centimètres de longueur etde moins d’un centimètre d’épaisseur), patates coupées en fils etséchées, keo guong (à base de sucre jaune en poudre, malt, sésame etcacahouète), toutes sortes de gâteaux à base de riz (banh tet, banh u,banh in, banh nâm, banh bèo), de mam ou salaison, dont mam cà (salaisonde morelles de fruits ronds et petits), mam cai (salaison de poissons).Les habitants de Quang Nam, de Quang Ngai résidant à Hô Chi Minh-Villese sentent ici comme chez eux.

Une des spécialités dumarché, c’est le sable. Nguyên Thi Loi, une vendeuse, raconte : «Je suisnée dans le district littoral de Nui Thành, province de Quang Nam. Puisj’ai suivi mes parents à Hô Chi Minh-Ville. Depuis longtemps, mesparents utilisent du sable de mon district natal pour remplir lebrûle-parfum de l’autel des ancêtres. C’est aussi l’habitude denombreuses familles originaires de Quang Nam».

Toujoursselon cette femme, le sable est récolté dans l’estuaire de Truong Giang,une petite rivière de la province de Quang Nam. Elle ajoute que pourtransporter un gros sac de Quang Nam à Hô Chi Minh-Ville en train, c’estassez coûteux. Les bénéfices à la revente ne sont guère élevés. Mais,les vendeurs du marché continuent d’en importer parce qu’ils considèrentcela comme une obligation vis-à-vis de toutes ces familles«déracinées». «Le sable symbole la terre natale, c’est une partie de sesancêtres», confie Mme Loi.

Mme Tâm, une autre vendeuse,vit à Hô Chi Minh-Ville depuis 50 ans. «Quand je vivais dans ma provincenatale, le sable était omniprésent. Rien ne poussait dessus, alors onle regardait un peu avec antipathie. Mais quand je suis arrivé à Hô ChiMinh-Ville, le sable m’a manqué. C’est pourquoi, à chaque fois que jeremonte dans le Centre, je rapporte un petit sac pour remplir lebrule-parfum», partage-t-elle.

Bien que limité, le marchéde Bà Hoa attire beaucoup des visiteurs, non seulement originaire duCentre mais aussi de tous les coins de Hô Chi Minh-Ville, voire desprovinces voisines. Ce lieu contribue à enrichir la diversité culturellede la mégapole du Sud. -VNA

Voir plus

Le soir du 3 mai 2025, au stade provincial de Dien Bien Phu, le Comité populaire de la province de Dien Bien a organisé un programme artistique spécial, en l'honneur du 50e anniversaire de la Libération du Sud et de la réunification nationale, du 71e anniversaire de la victoire de Dien Bien Phu, ainsi que du 135e anniversaire de naissance du Président Ho Chi Minh. Photo: VNA

Accorder une attention particulière à la formation des talents des arts traditionnels

La Résolution n°80 du Bureau politique, adoptée le 7 janvier 2026, met l’accent sur la mise en place de mécanismes spécifiques pour détecter, former, valoriser et employer les talents culturels et artistiques, en particulier dans les arts traditionnels, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour la préservation et le renouveau de ces disciplines.

Haches de pierre découvertes dans la grotte Én. Photo : Musée de la province de Quang Tri

Cinq haches de pierre préhistoriques refont surface à Phong Nha-Ke Bàng

Les premières analyses suggèrent que les haches de pierre datent d’il y a environ 6.000 à 8.000 ans, soit du Néolithique, et sont associées à la culture de Bau Tro, une culture archéologique du Néolithique final du Centre du Vietnam datant d’il y a environ 5.000 à 8.000 ans, connue grâce aux outils en pierre et aux poteries mis au jour dans la province de Quang Bình.

Une exposition consacrée au roi Hàm Nghi offre aux jeunes générations une meilleure compréhension de l’histoire et de la culture nationales, les sensibilisant ainsi davantage à la préservation et à la valorisation du patrimoine. Photo: VNA

Les classes ouvertes cultivent l’amour des jeunes pour le patrimoine

Au fil des ans, le Centre de conservation des monuments de Huê s’est imposé comme un chef de file national en matière d’éducation patrimoniale en milieu scolaire. Il a mis en place des modèles novateurs qui transforment les sites patrimoniaux en « classes ouvertes » et en outils pédagogiques dynamiques.

Le site de Ngoc Lang Nam Hai, dans la commune côtière de Phuoc Hai, à proximité de Ho Chi Minh-Ville, est le plus grand cimetière de baleines du Vietnam. Photo. VNA

Ngoc Lang Nam Hai, symbole spirituel et culturel des pêcheurs du littoral vietnamien

À Phuoc Hai, le site de Ngoc Lang Nam Hai, dans la commune côtière de Phuoc Hai, à proximité de Ho Chi Minh-Ville, est le plus grand cimetière de baleines du Vietnam. Il incarne une tradition spirituelle unique des pêcheurs, mêlant culte ancestral, identité culturelle maritime et efforts de préservation patrimoniale. Ce lieu occupe une place centrale dans la vie spirituelle des pêcheurs. Avant chaque sortie en mer, certains viennent y brûler de l’encens pour solliciter protection et abondance. 

Photo : VNA

Une procession de palanquins vers le Temple des rois Hùng, riche en singularité

La procession des palanquins vers le temple des rois Hùng est une tradition culturelle emblématique, profondément ancrée dans l’esprit communautaire et transmise de génération en génération. Elle rassemble fidèles et habitants dans une atmosphère solennelle et empreinte de ferveur, où se mêlent rites, offrandes et expressions de dévotion.
Elle incarne la morale « Boire de l’eau, se souvenir de sa source », tout en illustrant le respect et la reconnaissance voués aux ancêtres, fondateurs et bâtisseurs de la nation.

Le « maquillage facial », expression de l’âme et de l’essence du Tuông

Le « maquillage facial », expression de l’âme et de l’essence du Tuông

Dans l’art du Tuông (théâtre classique vietnamien), le maquillage scénique, communément appelé « ve mat » (peinture du visage), constitue l’un des éléments les plus emblématiques et fondamentaux. Véritable langage visuel, il permet au public de percevoir immédiatement la personnalité, le statut social et la moralité des personnages dès leur entrée en scène.

Présentation du projet de film sur le commandant légendaire Tran Hung Dao à Séoul. Photo: VNA

Un film sur Trân Hung Dao ouvre de nouvelles perspectives Vietnam–République de Corée

Le film retrace la vie et la carrière de Tran Hung Dao, le commandant légendaire qui a mené le peuple de l'ancien Vietnam, le Dai Viet, à la victoire contre les invasions mongoles à trois reprises au 13e siècle. Véritable symbole de patriotisme et de génie militaire, il est souvent comparé dans ce projet à l'amiral sud-coréen Yi Sun Sin pour son importance historique et culturelle.