Les jeunes gardiens de la culture Edê

Passionnés par la culture ancienne, plusieurs jeunes Edê ont pris l’initiative d’apprendre à jouer du gong, à tisser des brocatelles et à chanter des chants folkloriques.

Lâm Dông (VNA) - Passionnés par la culture ancienne, plusieurs jeunes Edê ont pris l’initiative d’apprendre à jouer du gong, à tisser des brocatelles et à chanter des chants folkloriques. C’est grâce à eux que des traditions ancêstrales pourront se perpétuer.

Les jeunes gardiens de la culture Edê ảnh 1Photo: VOV


A Ea Bông, qui est un village de la ville de Buôn Ma Thuôt, dans les Hauts Plateaux du Centre, rares sont ceux qui savent encore chanter des chants alternés ou jouer des instruments de musique traditionnelle. C’est pourquoi la présence d’une troupe de jeunes villageois au dernier festival culturel et sportif de la ville en a surpris plus d’un, d’autant plus que ces jeunes chantaient et jouaient très bien, comme de véritables professionnels.

Y Drim E’Ban, un membre du groupe, explique que c’est d’abord la curiosité qui l’a poussé à apprendre les chants des anciens: «C’est pour moi un énorme plaisir que de participer à ce festival, de rencontrer d’autres jeunes, d’apprendre les uns des autres et de contribuer à la préservation de l’identité culturelle Ede», dit-il.

Pour Y Wan E’Ban, un jeune joueur de gong, la curiosité de début s’est transformée en passion. Maintenant, il peut jouer aussi bien du gong en bambou que du gong en cuivre: «C’est très sympa d’apprendre le gong. J’espère que notre troupe se développera et que nous réussirons à perpétuer la culture traditionnelle», confie-t-il.

Les jeunes gardiens de la culture Edê ảnh 2Photo: VOV

A Ako Dhông, un autre village de Buôn Ma Thuôt, les touristes sont invités à rendre visite à H’Loan, un fabriquant chevronné d’instruments de musique traditionnelle. A n’importe quelle question sur la culture Ede, H’Hoa Niê, la fille cadette du maître vous apportera volontiers la réponse. 

C’est pour elle une véritable passion que de faire part aux touristes des originalités de sa culture: «Je me réjouis de ce travail. Je suis jeune et je veux faire connaître la culture Ede au plus grand nombre, la culture au sens large, ce qui implique aussi les pratiques quotidiennes», déclare-t-elle.

Quant à Y Dhông Bya, qui habite au village de Ky, il se passionne pour le tissage de brocatelles. Il faut savoir que traditionnellement, le tissage et la broderie sont l’affaire des femmes.

Les jeunes gardiens de la culture Edê ảnh 3Photo: VOV

Personne n’a alors pris le soin d’enseigner ces techniques à Y Dhông Bya qui a tout appris par lui-même: «Personne ne m’a rien appris, étant donné que je suis un homme, mais ma passion était tellement grande que je me suis décidé à imiter les tisseuses du village», raconte-t-il. 

«Maintenant, je peux reconstituer tous les motifs décoratifs, aussi complexes soient-ils. Et chaque fois que je vais dans un village lointain et reculé, je prends soin de copier les motifs des locaux. Je veux les préserver et transmettre aux générations futures», fait-il savoir.

Tant qu’il y aura des personnes comme Y Drim E’Ban, Y Wan E’Ban, H’Hoa Niê et Y Dhông Bya, la culture traditionnelle Ede aura encore de l’avenir. – VOV/VNA

Voir plus

Le programme s’ouvre par des performances artistiques, avant d’inviter les visiteurs à découvrir un espace d’exposition conçu comme un véritable « jardin de lumière », où cohabitent des centaines de créations aux dimensions et aux styles variés. Photos: baotintuc.vn

À Hanoi, le Temple de la Littérature convie les lumières en son jardin

Le programme « Jardin de lumière » a ouvert ses portes dans l’espace du Jardin Giam, au sein du site historique du Temple de la Littérature (Hanoï), offrant aux visiteurs une expérience immersive unique à travers des centaines de lanternes artisanales finement réalisées par des artisans et des villages de métiers traditionnels.

Développement de la « Silver Économie » au Vietnam : transformer le défi du vieillissement en levier de croissance

Faire du patrimoine le socle de l’identité de Hanoï

Hanoï, ville du patrimoine par excellence du Vietnam, abrite pas moins de  6.489 sites historiques et culturels, près de 1.793 éléments du patrimoine culturel immatériel, des milliers de villages d’artisanat et des centaines de trésors nationaux – un réservoir d’une valeur inestimable héritée du millénaire de Thang Long.

Le palais An Dinh, trésor architectural de la ville de Hue

Le palais An Dinh, trésor architectural de la ville de Hue

Construit en 1917, le palais An Dinh comptait à l’origine dix structures. Aujourd’hui, seules trois subsistent presque intactes : la porte principale, le pavillon Trung Lap et l'édifice Khai Tuong. Ce dernier se dresse avec élégance, tel un véritable château de style européen, au cœur de l’ancienne capitale impériale de Hue.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, To Lam, et le Premier ministre slovaque, Robert Fico, au concert de l'amitié Vietnam-Slovaquie. Photo: VNA

Un concert d’amitié Vietnam–Slovaquie à Hanoï

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République To Lam et le Premier ministre slovaque Robert Fico,a assisté à un concert de l’amitié Vietnam–Slovaquie à Hanoï, un événement symbolique illustrant le dynamisme des échanges culturels et le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays.

Espace de représentation du chant Xoan dans la maison commune de Hung Lo, province de Phu Tho. Photo: VNA

Mettre en valeur le patrimoine dans la vie contemporaine

La Résolution n°80 établit une approche globale du patrimoine, en le considérant à la fois comme un héritage historique et comme une ressource importante pour le développement. Elle souligne la nécessité d’assurer un équilibre entre préservation et valorisation, afin que les éléments culturels puissent continuer à exister tout en répondant aux besoins de la société contemporaine.

De nos jours, cette voie est empruntée par les habitants locaux pour accéder à leurs cultures et pour leurs besoins quotidiens. Photo : Quy Trung – VNA

La route Pavie : un patrimoine oublié en voie de valorisation touristique

L’ancienne route de pierre Pavie était autrefois une voie de communication vitale reliant l'ancien district de Phong Tho (province de Lai Chau) à celui de Bat Xat (province de Lao Cai). Elle a été conçue et construite au début du 20e siècle. Aujourd’hui, ce vestige centenaire, dont certains tronçons ont été remarquablement conservés, suscite un intérêt croissant pour le développement du tourisme expérientiel et de la randonnée. Les autorités locales et les acteurs du secteur touristique y voient un potentiel majeur pour la création d’itinéraires de trekking à travers les forêts primaires, les reliefs montagneux et les villages ethniques environnants.

Lors de la cérémonie d'ouverture du 17e Festival national de la radio à Quang Ninh. Photo : VNA

Ouverture du 17e Festival national de la radio à Quang Ninh

Le 17e Festival national de la radio s’est ouvert le 11 avril à Quang Ninh, réunissant de nombreux organes de presse et mettant en avant le rôle du secteur radiophonique dans la transformation numérique et la promotion d’un Vietnam puissant et prospère.