Les jardiniers du Centre souhaitent une bonne récolte pour le Têt

De nombreux jardiniers du Centre investissent dans la culture de bonsaïs et de fleurs originales avec le souhait d’obtenir une récolte abondante et bien vendre leurs produits à l’occasion du Têt.
Hanoi (VNA) – De nombreux jardiniers du Centre investissent dans la culture de bonsaïs et de fleurs originales avec le souhait d’obtenir une récolte abondante et bien vendre leurs produits à l’occasion du Têt. Tour d’horizon des villages de cultivateurs.
Les jardiniers du Centre souhaitent une bonne récolte pour le Têt ảnh 1De nombreux jardiniers du Centre investissent dans la culture de bonsaïs et de fleurs originales avec le souhait d’obtenir une récolte abondante et bien vendre leurs produits à l’occasion du Têt. Photo : VNA

Pham Ngoc Hai est l’un des premiers paysans du village de Nuoc Vuong, commune de Son Liên, district de Son Tây, province de Quang Ngai, à s’être lancé dans la culture des pamplemousses en forme de gourde. Ce cultivateur possède un vaste jardin de 100 bonsaïs de pamplemoussiers. Ces petits arbres ont été commandés par des commerçants pour des prix beaucoup plus élevés que les pamplemoussiers ordinaires.

Pour créer les pamplemousses en forme de gourde, il faut passer par plusieurs étapes qui durent 5 ou 6 mois en tout. Tout d’abord, il faut mettre chaque petit pamplemousse dans un cadre en forme de gourde. Quand les fruits grandissent, le jardinier change les cadres pour des plus grands dans lesquels les lettres de Phuc-Lôc-Tho (Bonheur-Fortune-Longévité)  sont gravées et peintes en couleur noire. Parralèlement, le jardinier doit investir beaucoup dans les soins, pour arroser et traiter les arbres... Dans la commune de Son Liên, il y a des dizaines de familles qui cultivent des bonsaïs de pamplemoussiers en forme de gourde. Ces arbres se comptent par milliers, fait savoir Pham Ngoc Hai. À présent,  les commerçants ont déjà fait leurs commandes et vont transporter les arbustes jusqu’à leur boutique peu avant le Têt.   

La commune de Huong Dô (province de Hà Tinh) est réputée pour ses oranges. Elle compte près de 400 familles cultivatrices d’oranges sur environ 400 ha de terres. Les agriculteurs prévoient de récolter 3.000 tonnes d’oranges. Le prix de vente des oranges s’élève habituellement entre 35.000 et 50.000 dôngs/kg, mais pour le Têt, le prix devrait atteindre 60.000 ou 70.000 dôngs/kg. Les agriculteurs pourraient gagner plus de 90 milliards de dôngs sur les 400 ha d’orangers.  Comme les bonsaïs de pamplemoussiers, les oranges de Huong Dô ont également toutes été commandées par les commerçants depuis le 11e mois lunaire, soit plus d’un mois avant le Têt.

Les kumquats ont le vent en poupe
 
Hôi An  (province de Quang Nam) est réputée pour la culture des kumquats du Têt, surtout les kumquats bonsaïs qui peuvent être vendus à des dizaines de millions de dôngs. Les deux villages les plus connus sont Bâu Ôc Thuong et Bên Trê (relevant de la commune de Câm Hà). Les kumquats de ces villages peuvent être vendus pour un prix compris entre 20 et 40 millions de dôngs, voire 60-70 millions de dôngs. Nguyên Viêt Ninh, habitant du village de Bâu Ôc Thuong qui possède environ 1.000 bonsaïs kumquats, fait savoir que les cultivateurs doivent investir beaucoup de temps et procurer de nombreux soins aux bonsaïs de kumquats. Les arbustes sont d’abord cultivés dans un champ pendant 4 ou 5 ans avant d’être mis en pot. Vient ensuite l’étape des soins qui dure encore un ou deux ans pour aboutir enfin au résultat final, des kumquats à belle allure dotés d’une grande quantité de fruits. Cette année, le jardin de Nguyên Viêt Ninh compte plus de 1.000 pots de kumquats mais il ne va pouvoir expédier que 30 pots pour un prix unitaire d’au moins 20 ou 30 millions de dôngs.

Le record des kumquats les plus chers revient au jardinier Lê Trung au village de Bên Trê. Il possède une centaine d’arbres kumquats de longues années qui mesurent entre 3 et 4 mètres de haut. Cette année, ce jardinier cultive 800 kumquatiers  dont 20% sont des arbres à belle allure. Il y a environ 50 bonsaïs ayant un prix de vente situé entre 30 et 60 millions de dôngs. La plupart de ces arbres sont livrés à des entreprises ou à des hôtels qui louent les arbres pour la décoration pendant une dizaine ou une quinzaine de jours contre une somme de 20-25 millions de dôngs/arbre. Un seul arbre en location lui rapporte la somme d’environ 100 millions de dôngs.

Les habitants du district d’A Luoi (province de Thua Thiên-Huê) ont développé la culture des tulipes et des lys. Le président du Comité populaire de ce district, Nguyên Manh Hùng, fait savoir que la tulipe et le lys, variétés grandement prisées des consommateurs, s’adaptent bien au climat d’A Luoi. Le Comité populaire du district a aidé les horticulteurs dans l’achat des tubercules et la signature des accords de coopération avec les supermarchés distributeurs des produits. Selon les estimations, les lys seront vendus à 45.000 dôngs/tige, permettant aux horticulteurs de faire un profit de 25.000 dôngs/tige. Les tulipes seront quant à elles vendues à 150.000-200.000 dôngs/pot de cinq plantes tandis que le coût de production est de 60.000 dôngs/pot. – CVN/VNA

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