Les illusionnistes ont droit de cité à Hô Chi Minh-Ville

Auparavant très populaires, les grands spectacles de prestidigitation s’effacent peu à peu derrière la magie de rue qui offre une véritable proximité avec le public.
Auparavant trèspopulaires, les grands spectacles de prestidigitation s’effacent peu àpeu derrière la magie de rue qui offre une véritable proximité avec lepublic.

La magie de rue a ceci de particulier qu’elle créeune réelle complicité avec les passants. Les numéros sont souvent plusvivants et plus convaincants que dans une grande salle froide et sanspersonnalité. À Hô Chi Minh-Ville, ces «close-up» poussent comme deschampignons. Un gagne-pain pour certains, un véritable moment de détentepour d’autres, et quelques instants de prestige pour ces bouts detrottoirs transformés le temps de quelques tours en salles de spectaclesà ciel ouvert. Ont droit à leur heure de gloire ceux qui sont déjà lesplus fréquentés, ceux du parc Lê Thi Riêng, Lê Van Tam, des sitestouristiques, des rues animées, etc.

Le tour est joué

Cesillusionnistes, dans leur très large majorité, sont des amateursparticulièrement motivés. Leur âge ne dépasse pas la trentaine.Autodidactes, la plupart n’ont suivi aucune formation professionnelleofficielle. Ils s’entraînent et se perfectionnent via Internet et àtravers des rencontres avec d’autres jeunes. Le résultat va souvent bienau-delà du simple tour de carte : léviter, faire apparaître des objets,éclairer des ampoules au seul contact de la main, matérialiser lehamburger d’une affiche publicitaire, passer ses mains à travers unevitre, changer de vêtements en un clin d’oeil, couper des têtes, etc.

Interrogéssur ce qui les a poussé à choisir cette voie ils invoquent simplementla passion. Le jeune Lee Pin (de son vrai nom Hoàng), 25 ans, esttechnicien dans un hôpital. Le soir, avec son ami Lee To, 23 ans, ilstournent régulièrement dans toute la ville à la recherche d’un publiccurieux ou habitué. Lee Pin fascine par la manière dont il réussit à sejouer des cartes les plus perfides. Et comme si deux journées en une nesuffisaient pas, lorsque la nuit est déjà bien entamée, il continue des’initier à de nouveaux tours en rentrant chez lui. « J’aime mon travailà l’hôpital, mais le +close-up+, c’est du plaisir à l’état pur »,souligne-t-il.

Bien plus que de la magie

Actuellementà Hô Chi Minh-Ville, un club d’illusionnistes amateurs réunit unetrentaine de membres. Selon Minh Triêt, son président : « La magie derue est devenue tendance au Vietnam. Et notre association invite tousceux qui s’y intéressent à nous rejoindre, même les enfants ». Ilaffirme que cette activité permet de «développer sa dextérité, sesréflexes, ses capacités de jugement et d’anticipation. Elle apprendégalement à saisir la psychologie de ses interlocuteurs».

Leclub organise souvent des forums d’échanges et a ouvert plusieursboutiques de vente en ligne. Chaque jour, celle de Lee Pin accueilleentre 5 et 10 visiteurs, et enregistre diverses commandes d’objets etautres gadgets. « Chaque mois, nous organisons des événements, desréunions, des petites compétitions ou des formations en magie », confieQuôc Trung, adhérent au club.

« De plus en plus populaire, le+close-up+ permet non seulement aux jeunes amateurs d’arrondir leursfins de mois, mais aussi de faire des rencontres et d’éveiller sacuriosité », insiste Minh Triêt. - VNA

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