Les hauts et les bas du "hò Dông Thap"

On peut vraiment dire que le “hò Dông Thap” a des sonorités souples et veloutées. Malheureusement, ce chant se perd peu à peu alors qu’il est classé dans la liste des patrimoines culturels immatériels nationaux.
On peutvraiment dire que le “hò Dông Thap” a des sonorités souples etveloutées. Malheureusement, ce chant se perd peu à peu alors qu’il estclassé dans la liste des patrimoines culturels immatériels nationaux. Avant les années 1950, le “hò Dông Thap” (chant populaire de laprovince de Dông Thap) était étroitement lié à la vie quotidienne, autravail et à l’amour des habitants du Sud, principalement de la provincede Dông Thap. Il valorisait des qualités telles que travail,créativité, enthousiasme et fidélité. Le “hò Dông Thap”est différent des ho d’autres régions comme Bên Tre, Cân Tho, SocTrang... en ce sens qu’il renferme des intonations et des images bienparticulières. On le chante dans une situation héroïque, une période degrande douleur, une rencontre amoureuse, pour présenter ses vœux auxgrands-parents ou encore pour la transmission des savoirs. Le “hò DôngThap” regroupe moult points positifs : belle gamme de notes musicales,de sonorités, d’images et de sentiments d’amitié et de jeunesseéternelle. Les paroles du "hò Dông Thap" dérivent despoèmes vietnamiens en six vers ou plus mais aussi des chansonspopulaires et des proverbes. Ce genre musical accompagnait lesmilitaires pendant la guerre dans la région de Long Châu Sa (Dông Thapactuel). Selon le professeur et musico-logue Trân Van Khê, «le hò DôngThap mérite d’être préserver. Il faut être fier de transmettre ce joyauaux générations futures”. L’artiste Kim Nhuy défend avec vigueur cetrésor musical : «Le ho Dông Thap nous apporte de la joie et nous faitoublier tous les problèmes. On peut aussi l’utiliser pour déclamer saflamme». Une artiste liée au “hò Dông Thap” Nguyên Thi Kim Nhuy possède une voix veloutée et sentimentale. Cetteartiste spécialiste du hò Dông Thap est la meilleure représentante decet art auprès du public vietnamien et étranger. Dès son enfance, elle aentendu les chansons hò et autres airs folkloriques que lesagriculteurs chantaient dans les champs. En 1945, Kim Nhuy a intégré legroupe théâtral du Long Châu Sa. En 1954, elle est partie au Nord pourrejoindre le groupe de théâtre rénové (du Sud-Vietnam). Ensuite, elle atravaillé avec le groupe musical de la Voix du Vietnam.

Le professeur Trân Van Khê et l’artiste Kim Nhuy.

D’après le professeur Trân Van Khê, l’artiste Kim Nhuy a eu le mérite deprésenter le hò Dông Thap au public vietnamien et étranger. En outre,elle a transmis à sa fille et à sa petite-fille toutes ses connaissancessur le “hò” et le “hat ru” de la province de Dông Thap. Song Anh, safille, raconte : «Quand j’étais petite, j’écoutais les berceuses et leschansons populaires de ma mère. C’est ainsi qu’elle me transmettait sessentiments. Bien que n’ayant pas repris le flambeau, je peux chantertoutes les chansons populaires de la province de Dông Thap».Actuellement, même si elle est âgée et malade, Kim Nhuy a encore toutesa tête. Pour Trân Van Khê, elle est un dictionnaire vivant, un desrares dépositaires des berceuses folkloriques du Sud. D’après Trân Thang Vinh, directeur du Service de la culture, des sportset du tourisme de la province de Dông Thap, celle-ci, en collaborationavec des experts, a lancé un projet de recherche sur le hò Dông Thap.Elle organise aussi des cours pour des élèves de différents niveaux. MmeSong Anh a coopéré récemment avec le Service provincial de la culture,des sports et du tourisme pour organiser un échange sur le thème “HòDông Thap d’autrefois”, avec la participation du professeur Trân VanKhê, de sa mère et d’amoureux du hò Dông Thap. Leprofesseur Trân Van Khê connaît les différences subtiles entre le “hòDông Thap” et le “hò Tiên Giang”, “hò Bên Tre”, “hò Cân Tho”. Il a déjàinterprété avec l’artiste Kim Nhuy ces chansons populaires alternée. -AVI

Voir plus

Drames sociaux ou comédies, contes animés ou films d’auteur : cinq séances permettront d'apprécier un cinéma à la fois créatif, subtil et profondément empreint d’humanité. Photo : organisateurs

La Wallonie se réinvite dans les salles vietnamiennes pour une semaine exclusive

La 9e édition de la Semaine du cinéma de Wallonie-Bruxelles au Vietnam se déploiera du 23 au 28 octobre à Hanoi, Huê et Hô Chi Minh-Ville. Placé sous les auspices de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Vietnam, cet événement culturel phare convie le public local à découvrir une sélection exclusive d’œuvres cinématographiques issues de la communauté francophone de Belgique.

Les costumes traditionnels des Hmong, un héritage culturel préservé à Dien Bien. Photo : VNA

Les costumes traditionnels des Hmong, un héritage culturel préservé à Dien Bien

Dans la province de Dien Bien, au nord-ouest du Vietnam, les costumes traditionnels des Hmong se distinguent par leurs couleurs éclatantes, leurs broderies minutieuses et leurs jupes évasées. Confectionnés à la main et transmis de génération en génération, ils témoignent du savoir-faire des femmes Hmong et de la richesse du patrimoine culturel de cette communauté.

Le stand du cinéma vietnamien au Marché du contenu et du film asiatique. Photo : VNA

La culture vietnamienne rayonne sous les couleurs de l’automne à Busan, en République de Corée

À la faveur des festivals d’automne à Busan, en République de Corée, la culture vietnamienne se dévoile à travers des jeux traditionnels, des œuvres cinématographiques et des créations théâtrales contemporaines. Ces activités contribuent à renforcer les échanges culturels et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération artistique entre le Vietnam, la République de Corée et les partenaires internationaux.

Le Temple de la Littérature – Quoc Tu Giam illustre également les possibilités offertes par les technologies numériques. Aux sources de la tradition académique » et le film en projection 3D « Cultiver les talents » témoignent de cette évolution. Photo: VNA

Hanoi valorise son patrimoine grâce à la créativité et aux technologies numériques

Forte de son patrimoine historique et culturel millénaire, Hanoï mise sur la créativité, les technologies numériques et l’engagement des jeunes pour développer ses industries culturelles, valoriser ses traditions et stimuler le tourisme, tout en affirmant son ambition de devenir une ville créative où le patrimoine constitue un moteur de développement durable.

La pratique du hầu đồng exige une combinaison entre le médium, les musiciens-chanteurs (cung văn) et les assistants, allant de la préparation des costumes et des accessoires à l'organisation des rites. Photo: VNA

Le culte des Déesses-Mères, dix ans après sa reconnaissance par l’UNESCO

L’année 2026 marque le 10e anniversaire de l’inscription des « Pratiques liées au culte vietnamien des Déesses-Mères des Trois mondes » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Dix ans après cette reconnaissance, les valeurs culturelles de ce culte continuent de vivre au sein des communautés, à travers les rites traditionnels, l’art du chant hát văn, les costumes rituels et la pratique médiumnique hầu đồng.

L’épouse du secrétaire général du Parti et président de la République, Ngô Phuong Ly, remet symboliquement la « Bibliothèque vietnamienne » à la bibliothèque BIBLIOTEKET Rentemestervej. Photo : VNA

Une « Bibliothèque vietnamienne » inaugurée à Copenhague

L’épouse du secrétaire général du Parti et président de la République, Ngô Phuong Ly, et la reine du Danemark, Mary, ont offert une collection d’ouvrages vietnamiens à une bibliothèque de Copenhague, contribuant à promouvoir la culture vietnamienne et à renforcer l’amitié entre les deux peuples.

Un numéro artistique lors de la première Journée de la grande union nationale à Budapest. Photo: VNA

La communauté vietnamienne en Hongrie célèbre la grande union nationale

La communauté vietnamienne en Hongrie a célébré, le 18 octobre à Budapest, la première Journée de la grande union nationale, associée à la Journée des femmes vietnamiennes et aux préparatifs de la Journée de la culture vietnamienne, dans le but de renforcer la solidarité communautaire, de préserver l’identité culturelle nationale et de promouvoir les échanges entre les peuples vietnamien et hongrois.