Les estampes originales pleines de couleurs affichées sur le mur. Photo: https://baotainguyenmoitruong.vn

Hue, 31 janvier (VNA) - Les estampes populaires du village de Sinh sont très courues dans l’ancienne capitale royale de Huê (ville centrale du Vietnam), notamment à l’arrivée du Têt traditionnel.

Plus de 400 ans d'histoire

Le village de Sinh de la commune Phu Mâu, district de Phu Vang, province de Thua Thiên-Huê (au Centre) ​se trouve à 10 k​m à l’est de la ville de Huê. Ce village, ​fondé il y a plus de 400 ans, a une tradition liée à la religion folklorique et à la culture spirituelle des Huêens. Il est devenu une destination touristique attrayante pour les visiteurs de l’ancienne capitale royale.

Les moules des 12 animaux du zodiaque vietnamien. Photo: https://baotainguyenmoitruong.vn

Les estampes du village de Sinh ont une origine analogue à celles populaires de Dông Hô, ou des estampes de Hàng Trông, au Nord. Les habitants du village de Sinh utilisent également le papier « do » (papier d'origine végétale) ou papier brut induit de nacre « diêp » pour imprimer les estampes, en employant des matières premières naturelles pour les couleurs.

L’agitation ​avant le Têt traditionnel

Si vous avez l’intention de visiter le village des estampes populaires de Sinh, la fin d’année sera une bonne occasion, puisqu’après la saison agricole, les familles s’empressent de créer des peintures pour répondre aux besoins du culte des habitants à l’occasion du Têt traditionnel.

"Il s’agit de la période la plus chargée de l’année. Tous les gens se dépêchent pour terminer les produits. Parmi les catégories de peinture, celles liées au culte sont les plus nombreuses pour prier lors de la fête des génies du foyer « Ông Tao », lors du réveillon du Nouvel An, ou culte ​des ancêtres selon les coutumes des Vietnamiens", a partagé une artisane des estampes du village Sinh, Trân Thi Gai, 65 ans.

L’artisan du village Ky Huu Phuoc, âgé de 70 ans, a 60 ans d’expérience dans ce métier, et a contribué à faire revivre ce village des estampes. Ses produits sont très connus et sont exposés lors des foires et des expositions des estampes populaires, ainsi que dans les Festivals de Huê.

Les revenus de la vente des peintures ne sont pas très élevés, chaque ​estampe de culte coûtant de 15 000 à 25 000 dôngs, et de 70 000 à 90 000 dôngs pour une décoration. Mais ce qui importe, pour lui, est la joie et la fierté du métier transmis par ses ancêtres. Une question le tourmente beaucoup : ​le fait que peu de jeunes suivent ce métier, ce qui fait que, tôt ou tard, ce métier se perdra progressivement.

Une femme fait la cuisine.

À l’heure actuelle, le village de Sinh n’est pas seulement un endroit où l'on vient pour acheter des peintures pendant les jours du Têt traditionnel, c'est aussi une destination attrayante pour les visiteurs. Ce qui a permis aux peintures du village d’être diffusées partout au Vietnam et dans le monde, grâce aux touristes.
NDEL/VNA