Ilsapprécient aussi les épices fraîches, comme le gingembre, le curcuma, lepiment et le poivre, les pâtes de crevettes et autres essences de lamer. Voici quelques condiments les plus utilisés dans la cuisinevietnamienne :
L’ail : est utilisé depuis l’antiquité, son goût et son odeur laissent des traces derrière lui !
L’Aneth ou "thia là" en vietnamien : son arôme est tout à faitparticulier, ses feuilles font merveille dans les mets de poissons. Sesgrains sont utilisés pour certains potages.
La badianeséchée : elle en forme d’étoiles à 8 branches ont le parfum spécifiquede l’anis, en plus piquant. Il est indispensable dans la soupe de Pho.Ses vertus médicales sont connues depuis plusieurs millénaires : ilreprésente un excellent digestif !
Le basilic : lacuisine vietnamienne utilise beaucoup de basilics sacrés ! Ses feuillessont plus petites et plus sombres, ses branches d’une délicate couleurviolette et son arôme moins prononcé. Son feuillage se marie à merveilleavec le porc caramélisé grillé ou les potages. Cette herbe est fragile.
La cannelle : encore odoriférante d’un arbre pouvantattendre 12 mètres. Elle est digestive, stimulante, elle parfume avecsuavité la charcuterie dont le célèbre "cha que" – pâté de porc grilléautour d’un tronc en bambou. A noter que la cannelle est peut-être laplus ancienne des épices !
La citronnelle : cette plantearomatique a la saveur délicatement citronnée. Elle se compose de tigesvertes terminées par un petit bulbe blanc. On trouve de la citronnellefraîche dans toutes les épiceries asiatiques. Cette plante est utiliséepour rehausser les soupes, les currys, les plats de viande ou delégumes. Il faut ôter les parties extérieures, dures et sèches, puiscouper la partie claire en petits morceaux, avant de les écraser ou deles hacher. On peut également la nettoyer et l’utiliser entière, pourparfumer une soupe ou un thé !
Le curcuma : un cousin dugingembre, il lui ressemble beaucoup. Lorsqu’il est frais, le rhizome ducurcuma est blanchâtre et parfois jaune-orange. Sec, il acquiert unebelle teinte jaune d’or. -VNA
L’art du thé au lotus de Hué : quand la fleur sublime l’infusion
Pour confectionner le thé au lotus, l’artisan doit faire preuve d’une minutie extrême. Il se lève à l’aube afin de sélectionner des fleurs répondant à des critères particulièrement rigoureux, privilégiant celles qui n’ont pas encore pleinement éclos et dont la fraîcheur est irréprochable. Avec une infinie délicatesse, il insère ensuite le thé au cœur de lotus blancs anciens, véritable écrin naturel aux parfums subtils. Le thé y repose durant toute une journée, exposé aux éléments, absorbant patiemment l’essence florale et la fragrance délicate du lotus, jusqu’à atteindre une harmonie aromatique d’une grande finesse.