Hô Chi Minh-Ville (VNA) – Avec son vaste tissu entrepreneurial, Hô Chi Minh-Ville affiche une demande importante en quotas d’émission et en crédits carbone ; toutefois, des améliorations restent nécessaires concernant les mécanismes réglementaires, les systèmes de données et les capacités de vérification afin de faciliter la participation des entreprises.
Améliorer les mécanismes et lever les obstacles
Le vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, Le Cong Thanh, a indiqué que le Vietnam passait de l’élaboration et de l’affinement des politiques à la mise en œuvre et au fonctionnement du marché du carbone. La bourse nationale du carbone a débuté ses opérations pilotes le 29 juin 2026, offrant une plateforme pour l’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre et de crédits carbone.
Le cadre politique relatif à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et au développement du marché du carbone est désormais essentiellement en place. Les autorités continueront d’améliorer les systèmes de mesure, de déclaration et de vérification des réductions d’émissions, ainsi que la gestion des données et les exigences techniques, afin de garantir un fonctionnement transparent et efficace du marché.
À Hô Chi Minh-Ville, un grand nombre d’entreprises sont soumises à l’obligation d’inventaire des gaz à effet de serre. Nguyen Hong Nguyen, directeur adjoint du Service municipal de l’Agriculture et de l’Environnement, a précisé qu’en vertu de la décision n° 42/2026/QD-TTg promulguée par le Premier ministre le 10 août 2026, 479 entreprises de la ville sont tenues de réaliser ces inventaires. Auparavant, 16 entreprises des secteurs de l’énergie thermique et de la sidérurgie s’étaient vu attribuer des quotas d’émission pilotes pour la période 2025-2026. Selon leurs résultats en matière de réduction des émissions, ces entreprises pourraient avoir besoin d’acheter ou de vendre des quotas et des crédits carbone.
Pour préparer l’entrée sur le marché, le service a conseillé au Comité populaire municipal d’annoncer sept procédures administratives liées au changement climatique et trois autres relatives à la foresterie et à la protection des forêts, dont la compétence a été déléguée aux présidents des Comités populaires provinciaux. Cela fournit une base permettant à la ville de traiter les demandes des entreprises le cas échéant.
Hô Chi Minh-Ville a proposé de clarifier les mécanismes relatifs à une bourse de crédits carbone pour le secteur privé, les conditions d’octroi de licences et les modalités de connexion au système national d’enregistrement. Elle a également appelé à la publication d’une liste, par secteur, des organismes habilités à vérifier les crédits carbone, afin d’aider les entreprises à choisir des prestataires adaptés.
Concernant le prix initial de mise sur le marché des crédits carbone issus de projets utilisant des actifs publics, M. Nguyen a souligné la nécessité de directives spécifiques pour servir de base à leur mise en œuvre. La ville a aussi proposé de clarifier les modalités de transfert des crédits ainsi que la part des réductions d’émissions éligibles à une conversion en crédits pour les projets ne relevant pas des secteurs prioritaires ou encouragés.
M. Thanh a indiqué que les autorités poursuivraient l’examen et l’amélioration des politiques, des infrastructures techniques, des systèmes de mesure, de déclaration et de vérification, ainsi que de la gestion des données durant la phase pilote, tout en renforçant le dialogue avec les entreprises pour identifier les difficultés émergentes.
Les entreprises doivent améliorer la qualité de leurs projets
Nguyen Ngoc Tung, du fonds VinaCarbon (géré par VinaCapital), a souligné que la qualité du crédit et la capacité à démontrer des réductions d’émissions réelles sont cruciales pour les entreprises cherchant à accéder à des financements. Les activités de réduction des émissions doivent être transformées en actifs mesurables et vérifiables, capables de générer de la valeur économique.
Les réductions d’émissions doivent être réelles, mesurables et vérifiables ; l’additionalité des projets doit être démontrée, et il ne doit y avoir ni double comptage ni double vente d’une même réduction. Les projets doivent être durables et générer des revenus issus de l’activité économique, tandis que les droits d’usage des sols et les droits relatifs aux crédits carbone doivent être clairement établis.
Les systèmes de mesure, de rapportage et de vérification (MRV) doivent fournir des données claires et traçables, des méthodes de calcul transparentes et des résultats vérifiés par des tiers indépendants. Les investisseurs prennent également en compte l’efficacité économique, la clarté réglementaire, la capacité de mise en œuvre et le potentiel de passage à l’échelle. Les entreprises devraient donc se concentrer sur l’élaboration de projets de réduction des émissions de haute qualité, capables de générer des revenus et de faire l’objet d’une vérification rigoureuse, plutôt que de se contenter d’estimer le nombre de crédits qu’elles pourraient vendre.
Le niveau de préparation au marché du carbone varie parmi les entreprises de Hô Chi Minh-Ville. Le Chau Hai Vu, spécialiste du développement durable et directeur du cabinet de conseil ConsulTech, a indiqué que certaines grandes entreprises, notamment les exportatrices, ont commencé à mesurer leurs émissions et à adopter des normes internationales, alors que la plupart des petites et moyennes entreprises (PME) sont encore en phase d’apprentissage concernant ce marché.
Les défis actuels concernent notamment la standardisation des données sur les émissions, les coûts initiaux, la connaissance du marché et les systèmes de soutien aux entreprises, a-t-il précisé.
La préparation devrait commencer par la réalisation d’inventaires des gaz à effet de serre, afin d’identifier les niveaux d’émission et les sources de gaspillage. Les entreprises peuvent ensuite adopter des mesures d’économie d’énergie, améliorer leurs processus, changer de type de combustible et progressivement standardiser leurs projets. Pour les PME, la coopération au sein de grappes industrielles, de coopératives ou de chaînes de valeur peut aider à partager les coûts et à atteindre une taille critique suffisante.
M. Vu a préconisé de simplifier les directives relatives à la mesure, au rapportage et à la vérification, d’apporter un soutien partiel pour les inventaires de gaz à effet de serre, l’élaboration de projets et la certification, ainsi que de développer un vivier local de consultants et de développeurs de projets carbone. – VNA
Ouverture du Salon international des produits aquatiques du Vietnam 2026
Le Salon international des produits aquatiques du Vietnam 2026 (Vietfish 2026) marque une avancée remarquable, avec plus de 14 000 m² d’espace d’exposition et 568 stands réunissant 335 de premier plan du Vietnam et de l’étranger.