La troupe du village de Tân Phong Photo: Journal de Lai Chau

Hanoï, 4 février (VNA) - Sin Hô est un district montagneux de la province septentrionale de Lai Châu. Il abrite 14 communautés ethniques qui se distinguent chacune par des mœurs et des coutumes qui leur sont propres. Pour préserver ces traditions, l’union locale des femmes a créé quatre clubs.

Tân San Chiêm est membre du club de préservation culturelle des Dao de la commune de Ta Phin. Avec les autres membres, toutes des femmes, elle apprend à mieux connaître les traditions Dao. Mais les membres du club s’apprennent aussi les unes aux autres à chanter, à danser, à broder, nous dit Tân San Chiêm.

«Les chansons traditionnelles Dao résultent du sens de l’improvisation de notre communauté, mais nous les femmes Dao sommes très timides, et très peu d’entre nous osent chanter en public. Maintenant, les jeunes ne chantent plus les airs anciens et c’est bien dommage», déplore-t-elle. «Lors de nos réunions, nous amenons nos enfants et apportons de la brocatelle. Les mères apprennent à chanter et les enfants aussi et tout en chantant, nous brodons sur la brocatelle pour faire des habits».

Le club de préservation culturelle des Dao de la commune de Ta Phin comprend 100 membres. Sa présidente est une certaine Tân My Chai.

«Nous, les femmes Dao tenons beaucoup à nos traditions, c’est pourquoi les premières membres du club sont des femmes, qui ont d’ailleurs participé à des concours et ont remporté des prix. Mais prochainement, nous allons admettre de nouveaux membres, des hommes, des enfants et des seniors qui sont prêts à transmettre leurs savoirs », indique-t-elle. «Nous espérons obtenir un soutien financier des autorités pour pouvoir ouvrir des classes de langue Dao».

Les quatre clubs de préservation culturelle du district de Sin Hô se trouvent dans les communes de Sa Dê Phin, Nam Tam, Ta Phin et au bourg de Sin Hô, où habitent de nombreux Dao, Mông et Thai. C’est l’union des femmes du district qui a créé ces clubs et qui décide de leur orientation, comme nous l’explique Cheo Thi Hà, sa présidente.

«Lors de leurs réunions, les femmes chantent, brodent ensemble et partagent leur savoir-faire. C’est très important de sensibiliser les jeunes aux valeurs des costumes traditionnels mais aussi à la langue de leurs ethnies respectives. Voilà des choses primordiales pour la préservation des traditions culturelles», nous dit-elle.

Grâce aux clubs de l’union des femmes de Sin Hô, les traditions des communautés ethniques locales ont encore de beaux jours devant elles. -VOV/VNA