Cette cérémonie a eu lieu en présence duprésident de l’Assemblée nationale Nguyen Sinh Hung, des dirigeants dugouvernement, des représentants du corps diplomatique, des organisationsinternationales au Vietnam, des branches du ressort central et desmembres des clubs des chants Vi et Giam des deux localités précitées.
Lors de cette cérémonie, la représentante en chef de l'Organisation desNations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) auVietnam, Katherine Muller Marin, a souhaité que les autorités et leshabitants de Nghe An et Ha Tinh prennent des mesures pour honorer lesvaleurs des chants Vi et Giam et concrétiser le programme d’actionnational pour protéger et développer ce patrimoine.
Aunom du gouvernement, le vice-Premier ministre Vu Duc Dam a espérébénéficier de davantage de coopération et de soutien de la part desorganisations internationales dans la protection et la valorisation despatrimoines culturels du Vietnam, dont les chants Vi et Giam.
Les déclarations ont ensuite laissé leur place au spectacle, avec leprogramme artistique intitulé «Retour sur la terre des Vi et Giam», afind'apporter au public les valeurs originales de ce désormais patrimoineculturel immatériel.
Les chants populaires Ví et Giặm ontété reconnus patrimoine culturel immatériel de l’Humanité le 27novembre en 2014 par l'UNESCO) lors de la 9e session du Comitéintergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ausiège de l'organisation situé à Paris.
Ils sont uneforme musicale populaire chantée dans une grande diversité decommunautés vietnamiennes des provinces de Nghê An et Hà Tinh dans lapartie septentrionale du Centre du Vietnam. Ils reflètent leur identitéculturelle, se transmettent de génération en génération, et sont promusdans la vie quotidienne. Les chants Ví et Giặm sont un mode de partage,d’échange et de dialogue.
Les Ví et Giặm sont deschansonnettes alternées entre garçons et filles. Un groupe se compose dedeux, trois ou de cinq à six personnes du même sexe. Le chef est celuiqui improvise, donne la réplique. Ce groupe en rencontre un autre formépar des personnes de la gent opposée. En guise d’introduction, un hommese met à chanter quelques phrases quasi insignifiantes ou gaies jusqu’àl’instant où, venant de l’autre groupe, s’élève la voix d’une femme,marquant le début de ce qui est une véritable joute chantée. Les deuxgroupes s’assoient face à face à une dizaine de mètres de distanceenviron, de préférence à l’ombre de quelques arbres. L’auditoire semasse tout autour. Avant d’aborder les questions de sentiment, d’amour,les participants des deux côtés s’interrogent sur leurs noms etcurriculum vitae, formulent des devinettes, se lancent des défis,s’invitent à mâcher du bétel et à fumer du tabac. Quand enfin l’amouréclate au grand jour, garçons et filles s’étendent longuement sur lessujets plus confidentiels. -VNA
Le Têt et la vague du « retour au village natal »
Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».