Les cafés étrangers se cassent les dents sur le marché vietnamien

Les enseignes étrangères perdent peu à peu du terrain sur le marché très dynamique des chaînes de café au profit des franchises vietnamiennes.

Hanoi (VNA) - Les enseignes étrangères perdent peu à peu du terrain sur le marché très dynamique des chaînes de café au profit des franchises vietnamiennes. En cause : des stratégies inadaptées, et un manque de connaissance des habitudes de consommation. 

Les cafés étrangers se cassent les dents sur le marché vietnamien ảnh 1 La chaîne The Coffee House dispose de 30 établissements au Vietnam. Photo : sgtiepthi.vn

Quelques chaînes de café étrangères perdent peu à peu leur prestige au Vietnam qui est apprécié comme un des marchés de franchise les plus attrayants. Au contraire, les concurrents vietnamiens montrent leur forte vitalité.

Triste ambiance pour Starbucks. Alors qu’aux premiers jours d’inauguration, les clients faisaient la queue patiemment pour acheter un café, aujourd’hui, c’est un décor radicalement différent. L’enseigne de Seattle a du mal à stopper l’hémorragie de clients, et à trouver une solution pour y remédier.

Financial Times a réalisé une enquête auprès de 1.000 clients répartis dans cinq pays d’Asie du Sud-Est (excepté Singapour). Résultat : le Vietnam est le seul pays où les Staburcks connaîssent l’un des taux les plus faibles de fréquentation. Ce géant global du café s’est fait surpassé par des concurrents vietnamiens, comme Trung Nguyên.

La tendance est identique pour les autres franchises étrangères. En 2012, Gloria Jeans et Coffee Bean and Tea Leaf ont été obligés de fermer quelques grands points de vente à cause de l’augmentation du prix de loyer. De même, sept ans après l’installation au Vietnam, NYDC a récemment fermé son dernier restaurant.

Derrière ce constat d’échec se cachent plusieurs erreurs stratégiques. La politique de la plupart de ces marques internationales s’oriente vers une clientèle de luxe, et elles installent leurs cafés dans des lieux où le loyer coûte cher. "L’introduction de matières premières locales dans les produits finis diminue l’attrait de ces marques", note le directeur marketing d’une enseigne étrangère. En effet, plusieurs boissons sont préparées selon la recette étrangère, mais avec des matières produites au Vietnam, elles perdent leur intérêt. Les étrangers et les Viêt kiêu (Vietnamiens résidant à l'étranger) ne retrouvent pas le goût original qu’ils ont l’habitue d’avoir dans leur pays. Quant aux Vietnamiens, ils ont du mal à s’habituer à ces mélanges d’un genre particulier, et préfèrent rester fidèles aux enseignes nationales qui proposent des saveurs qu’ils connaissent depuis leur enfance.

Derrière le succès, des prix raisonnables

Les chaînes vietnamiennes fonctionnent cependant selon le modèle étranger : l’espace est moderne et simple, les clients passent commandes directement au comptoir et ils doivent payer immédiatement. Les cartes proposent toujours des spécialités typiquement du pays, comme le café au lait glacé (cà phê sữa đá), le bánh mỳ et le phở. De plus, l’origine des produits est maintenant indiquée et communiquée clairement aux clients.

Pour expliquer la déroute notamment de NYDC sur le marché vietnamien, le journal Insider Retail souligne que la marque a subit à la fois la forte concurrence des géants comme Gloria Jeans, Coffee Bean and Tea Leaf et Starbucks, mais également de grands noms vietnamiens comme The Coffee House, Passio Coffee, Trung Nguyên, Phuc Long et Urban Station. Leur arme fatale : des boissons à prix raisonnables.

Pour Bùi Thao Ngoc, une employée travaillant dans l’arrondissement de Binh Thanh à Hô Chi Minh-Ville, «les consommateurs bénéficient d’une ambiance de luxe dans les restaurants de café de grande marque internationale. Pourtant, une boisson coûte environ 100.000 dôngs. Ce prix est trop élevé pour le revenu moyen des Vietnamiens». Elle ajoute que les boissons dans les restaurants vietnamiens sont vendues seulement entre 30.000 et 40.000 dôngs. Après quelques essais, elle est retournée dans les cafés vietnamiens, qui offrent un confort tout aussi agréable et avec le wifi gratuit.

Mais pour faire face à cette concurrence de plus en plus rude, chacun cherche à se différencier. La chaîne Passio Coffee s’est fixée comme objectif d’ouvrir jusqu’à fin 2016 une cinquantaine de restaurants sur l’ensemble du pays, mais opte pour une politique unique : des petits espaces de 10 m², meublés très simplement pour réduire au maximum les dépenses.

La chaîne The Coffee House dispose de 30 établissements, et selon les prévisions, ce chiffre sera porté à 200 en 2020. Pour cela, l’enseigne vise à non seulement s’étendre dans les grandes villes, mais également dans les provinces. Les dirigeants se montrent également très optimistes. «Notre marque dégage une valeur forte, et possède sa clientèle fidèle. Les affaires sont en bonne voie», annonce Vo Duy Phu, le directeur marketing de The Coffee House.

Cependant, les cafés étrangers n’ont pas dit leur dernier mot. Highland Coffee, une chaîne vietnamienne, a été rachetée par Jollibee, un groupe venu des Philippines. Pour ne pas répéter les erreurs commises par les concurrents, le groupe a choisi d’exploiter une marque connue par les Vietnamiens en maintenant une politique d’offre à bas prix tout en diversifiant sa carte de boissons. Le résultat est là : Highland Coffee résiste, et continue de connaître du succès. Une stratégie «forte de café», et qui, sans doute, fera des émules pour les prochaines années. -CVN/VNA

Voir plus

Un groupe de travail du commandement de la région 2 des garde-côtes contrôle les permis de pêche et les systèmes de surveillance des navires, tout en sensibilisant les pêcheurs au respect de la réglementation visant à lutter contre la pêche INN. Photo : VNA

Dà Nang renforce les contrôles pour prévenir les infractions liées à la pêche INN

Les autorités de la ville renforcent les inspections et les contrôles afin d’empêcher les navires de pêche d’enfreindre la réglementation relative à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), notamment dans les eaux étrangères, dans le cadre des efforts visant à obtenir la levée de l’avertissement («carton jaune») de la Commission européenne .

La zone franche de Tân Thuân, à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

La hausse des IDE de qualité impose de nouvelles exigences aux infrastructures industrielles

La réorientation du Vietnam vers l’attraction d’investissements directs étrangers (IDE) de qualité, conformément à la Résolution n°10-NQ/TW, impose de nouvelles exigences aux infrastructures industrielles, désormais appelées à offrir des capacités de production modernes, une connectivité logistique efficace et des standards élevés en matière de durabilité afin de renforcer la compétitivité et l’intégration des entreprises dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

La Banque commerciale par actions pour le commerce extérieur du Vietnam (Vietcombank) déploie un package de crédit de 50.000 milliards de dôngs (environ 1,91 milliards de dollars) destiné à renforcer le financement à taux préférentiel des entreprises, en particulier les PME. Photo: Bnews

50.000 milliards de dôngs de crédits préférentiels supplémentaires pour les entreprises

La Banque commerciale par actions pour le commerce extérieur du Vietnam (Vietcombank) a officiellement déployé un package de crédit de 50.000 milliards de dôngs (environ 1,91 milliards de dollars) destiné à renforcer le financement à taux préférentiel des entreprises, en particulier les PME, les secteurs prioritaires et les nouveaux moteurs de croissance de l'économie.

Le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, et Craig Bradshaw, directeur général d’EQ Resources Limited (gauche). Photo: VNA

Tô Lâm reçoit des chefs d'entreprises australiennes

En visite d’État en Australie, le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, a rencontré à Canberra plusieurs dirigeants d’entreprises australiennes, mettant l’accent sur le renforcement des chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques ainsi que sur la coopération dans les sciences, les technologies et l’innovation, piliers importants du partenariat stratégique intégral Vietnam-Australie.

Un train franchit un passage à niveau dont la barrière est fermée. Photo: VNA

Vietnam Railways devient le Groupe national des chemins de fer du Vietnam

Le Groupe national des chemins de fer du Vietnam fonctionne selon le modèle d’un groupe économique multisectoriel, dont les principaux domaines d’activité sont le transport ferroviaire, la construction et la maintenance ferroviaires, ainsi que l’industrie et les services ferroviaires.

Le ministre vietnamien des Finances Ngo Van Tuan et le ministre australien du Trésor Jim Chalmers, à Sydney. Photo : VNA

Le Vietnam et l’Australie renforcent leur coopération financière

Le ministre vietnamien des Finances Ngo Van Tuan a rencontré son homologue australien Jim Chalmers à Sydney pour discuter du renforcement de la coopération financière bilatérale, de la mise en œuvre du protocole d’accord financier pour 2024-2028 et de la coordination en vue de l’Année de l’APEC 2027, organisée par le Vietnam.

Les dirigeants To Lam et Anthony Albanese à la remise des documents de coopération entre les deux pays. Photo : VNA

Vietnam-Australie : Déclaration conjointe sur le renforcement de la coopération en matière de sciences, de technologies et d'innovation

Le Vietnam et l’Australie ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération dans les sciences, les technologies et l’innovation, en renforçant les recherches conjointes, les liens entre universités, instituts de recherche et entreprises, ainsi que le développement des technologies stratégiques et émergentes, afin de contribuer à une croissance durable et à l’amélioration de la compétitivité des deux économies.

Les dirigeants To Lam et Anthony Albanese à la cérémonie de remise des documents de coopération entre les deux pays. Photo : VNA

Vietnam-Australie : Déclaration conjointe sur la coopération en matière de résilience économique

Le Vietnam et l’Australie ont convenu d’approfondir leur coopération en matière de résilience économique, en mettant l’accent sur la sécurisation et la diversification des chaînes d’approvisionnement, les technologies critiques et émergentes, les énergies propres, les minerais critiques et les infrastructures numériques, afin de contribuer à la stabilité et à la prospérité de l’Indo-Pacifique.