Les banques cherchent à augmenter leurs capitaux propres

D’ici fin 2020, les banques doivent multiplier leurs fonds propres actuels par 1,8 ou 2 pour répondre aux normes Bâle II visant à assurer leur solidité financière.

Hanoi (VNA) –  D’ici fin 2020, les banques doivent multiplier leurs fonds propres actuels par 1,8 ou 2 pour répondre aux normes Bâle II visant à assurer leur solidité financière.

Les banques cherchent à augmenter leurs capitaux propres ảnh 1De nombreuses banques ont décidé de l'augmentation de leur capital social. Photo: VNA

Les normes Bâle II  (le second accord de Bâle) constituent un dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires, principalement celui des crédits. Elles sont destinées à garantir un niveau minimum de capitaux propres des banques afin qu’elles soient en mesure de faire face aux risques éventuels liés à leurs activités (non remboursement de crédits ou autres pertes de valeur de leurs actifs). Il s’agit en particulier des risques des crédits impayés, figurant au bilan, et de ceux que représentent les contreparties résultant notamment des engagements pris sur les marchés financiers, figurant également sur le bilan, mais aussi et surtout les activités hors-bilan concernant les produits dérivés. Le but final est d’éloigner le danger d’une crise systémique comme celle de 2008.
 
Selon la Commission nationale de surveillance financière (NFSC), en 2017, la croissance des fonds propres des institutions de crédit était plus lente que celle de leurs actifs totaux, soit 4,6% contre 9,3%. La majoration des capitaux propres pèse donc lourdement sur les banques en 2018, surtout dans le contexte de la prochaine application des normes Bâle II.

Fin 2017, une série de banques ont augmenté leurs capitaux propres. Cependant, selon les statistiques de la NFSC, le ratio de solvabilité (taux de solidité financière) du système bancaire national n’a été que de 11,1%, contre 11,6% observé l’année précédente. Neuf des 118 institutions de crédit ayant accusé des résultats négatifs concernant leurs fonds propres. Ainsi, la hausse de ces capitaux constitue une problématique permanente chez les banquiers. 

Solutions mises en place, résultats modestes

En effet, plusieurs banques accélèrent l’augmentation de fonds propres depuis des années. Pourtant, les résultats restent encore modestes. Par exemple, Vietcombank avait annoncé la vente d’environ 7% de ses capitaux à la caisse GIC de Singapour. L’opération était prévue pour 2017. Mais au final, le plan est une faillite totale. Tout récemment, Vietcombank a reçu le feu vert de la Banque d’État du Vietnam pour l’émission d’actions destinées aux investisseurs étrangers, pour un volume équivalent à 10% de ses fonds propres afin de palier à cet échec.

L’émission des obligations à destination du grand public a déjà été choisie comme solution  par Vietinbank. Elle a abouti à l’émission en 2017 de 200.000 obligations, valables sur 10 ans, pour une valeur totale de 2.000 milliards de dôngs. Pourtant, ce chiffre est encore loin des exigences de Bâle II. Efforts à poursuivre donc. – CVN/VNA

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